PAERPA : personnes âgées en risque de perte d’autonomie

Le département des Hautes-Pyrénées consacre plus de quarante millions d’euros au financement de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie). Ses services veillent aussi à effectuer un travail de détection et une prise en charge personnalisée des personnes âgées. Il s’agit de « ne laisser personne de côté » en s’appuyant sur des réseaux locaux (associations, mairies, hôpitaux…) et sur les demandes des familles, explique La Dépêche du Midi. Ce n’est pas toujours possible : « certains ne veulent pas faire la demande, notamment ceux issus de la génération d’après-guerre, souligne Romain Cabaup, directeur du volet Autonomie au Conseil général. Cela pose un vrai problème, notamment quand ces personnes sont atteintes d’une pathologie grave, par exemple la maladie d’Alzheimer.» Pour faire face à ce danger, le département expérimente depuis 2013 un nouveau dispositif de détection des « PAERPA » (personnes âgées en risque de perte d’autonomie). « Dans le cas d'une situation d'extrême isolement et de précarité, une cellule d'urgence APA (allocation personnalisée d’autonomie) est activée pour que la personne bénéficie d'un plan d'aide en une semaine, contre six à sept semaines dans le cas d'une demande classique », poursuit Romain Cabaup. Neuf régions expérimentent actuellement le parcours de santé des PAERPA. Dans ce cadre, et suite à une saisine de la direction de la sécurité sociale, la Haute autorité de santé (HAS) a publié plusieurs documents et outils, dont un plan personnalisé de santé (PPS) et un cahier des charges sur l’éducation thérapeutique de ces personnes âgées et de leurs proches.

www.ladepeche.fr/article/2014/07/16/1919031-dependance-detecter-agir.html, 16 juillet 2014. Haute Autorité de santé. Mode d’emploi du plan personnalisé de santé (PPS) pour les personnes à risque de perte d’autonomie (PAERPA). Mars 2014. www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-09/pps-version_web_juillet2013.pdf(texte intégral). Haute Autorité de santé. Plan personnalisé de santé et éducation thérapeutique du patient pour les personnes âgées à risque de perte d’autonomie (PAERPA). Rev Gériatrie 2014 ; 39(5). Mai 2014.

Régimes de retraite complémentaire : stratégie d’action sociale 2014-2018

Le budget de l’action sociale des caisses AGIRC et ARRCO s’élève à environ trois cents millions d’euros, en régression régulière compte tenu des difficultés financières des régimes de retraite. Pour la période 2014-2018, quatre axes sont prioritaires : soutenir le retour à l’emploi des actifs les plus fragiles, grâce à des aides ciblées ; « donner les clés du bien vieillir », en renforçant les démarches de prévention primaire, en promouvant l’engagement social des retraités, en luttant contre la vulnérabilité, en valorisant les bonnes pratiques ; aider les aidants familiaux, en favorisant l’émergence de solutions permettant aux aidants de préserver leur vie personnelle et professionnelle, de rompre l’isolement, de faciliter l’accès à des solutions de répit, de mettre en place des soutiens psychologiques pour les cas les plus difficiles ; accompagner le grand âge en perte d’autonomie, en améliorant l’aide à domicile et l’hébergement (l’AGIRC-ARRCO gère directement soixante-sept établissements), et en discutant avec des bailleurs sociaux pour « faire émerger un type d’hébergement alternatif au tout-EHPAD ou au tout-domicile. »

www.agevillagepro.com, 7 juillet 2014.

Emplois à domicile : qu’en pense la Cour des comptes ?

« Le système d’aides pour l’emploi à domicile coûte cher et son impact sur l’emploi se révèle limité », déclare Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, qui a remis un rapport sur le sujet au comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale : les services à domicile créent de l’emploi dans le secteur (513 000 emplois en équivalent temps plein en 2012, contre 360 000 en 2004), mais cette hausse est coûteuse ; en dix ans, les aides ont quasiment doublé, pour atteindre 6.4 milliards d’euros en 2014. Chaque emploi revient ainsi à 12 000 euros, un niveau proche des contrats aidés. Si ces emplois se développent, ce que souhaite le gouvernement face aux enjeux croissants de la dépendance, le rythme « risque de ne pas être soutenable », redoute-t-il. La Cour des comptes préconise de réviser la niche fiscale des emplois à domicile, en abaissant le plafond des réductions. Actuellement, un particulier employeur bénéficie d’une réduction d’impôts égale à 50% des dépenses engagées (dans la limite des 12 000 euros par an), plus 1 500 euros par enfant à charge.

Cour des comptes. Le développement des services à la personne et le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie. 10 juillet 2014.  

www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Le-developpement-des-services-a-la-personne-et-le-maintien-a-domicile-des-personnes-agees-en-perte-d-autonomie(texte intégral). Agence fédérale d’information mutualiste, 11 juillet 2014.

États généraux du travail social

Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée de la lutte contre l'exclusion, a installé les groupes de travail nationaux chargés de préparer les États généraux du travail social, qui se tiendront en janvier 2015. Quatre thématiques ont été retenues : la place des usagers, les métiers et leurs complémentarités, la coordination des acteurs, la formation initiale et continue et enfin le développement social et le travail social collectif.

Actualités sociales hebdomadaires, 23 juillet 2014.

Établissements et services : bilan des créations de places

La loi a confié à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) le suivi de l'exécution des plans nationaux de création de places nouvelles en établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESMS) à destination des personnes âgées et des personnes handicapées, financés par l'assurance maladie. Le premier de ces plans est le plan Solidarité grand âge, complété par le plan Alzheimer. « Le bilan au 31 décembre 2013 confirme le déséquilibre dans les créations, au profit des places d’EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et au détriment des autres types de structures, malgré les différentes initiatives mises en œuvre pour tenter d'y remédier », résume la CNSA. Fin 2013, 60 705 places avaient ainsi été installées au titre du plan Solidarité grand âge, pour 85 383 notifiées pour les périodes 2007-2014 et 76 852 autorisées sur la même période (soit un taux de réalisation de 71% des places notifiées). Les places installées se répartissent en 30 251 en EHPAD, 22 059 en SSIAD (services de soins infirmiers à domicile), 5 285 en accueil de jour et 3 111 en hébergement temporaire. En ce qui concerne le plan Alzheimer, les places installées s'élevaient, à la même date, à 17 721, pour 31 213 notifiées et 20 197 autorisées (soit un taux de réalisation de 57%). Cette offre nouvelle se répartit en 12 432 places en PASA (pôles d'activités et de soins adaptés), 4 154 en SSIAD spécialisés et 1 135 en UHR (unités d'hébergement renforcé). Fin 2013, six communes françaises sur dix étaient incluses dans la zone d'intervention d'une MAIA (maison pour l'intégration et l'autonomie des malades d'Alzheimer).

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