Agences régionales de la santé : nouveaux périmètres géographiques

À partir du 1er janvier 2016, la France ne comptera plus que treize régions métropolitaines, au lieu des vingt-deux actuelles. Pour tenir compte des regroupements géographiques, le Conseil des ministres a désigné les sept directeurs généraux préfigurateurs des futures agences régionales de santé (ARS), qui auront pour périmètre les sept nouvelles régions créées par la loi du 16 janvier 2015. Véronique Wallon, directrice de l’ARS Rhône-Alpes depuis avril 2014, dirigera l’agence regroupant Auvergne et Rhône-Alpes. Christophe Lannelongue, directeur de l’ARS Bourgogne depuis décembre 2012, dirigera l’agence regroupant Bourgogne et Franche-Comté. Claude d’Harcourt, directeur de l’ARS Lorraine depuis janvier 2013, dirigera l’agence regroupant l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine. Michel Laforcade, directeur de l’ARS Aquitaine depuis août 2012, dirigera l’agence regroupant l’Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charentes. Monique Cavalier, directrice de l’ARS Midi-Pyrénées depuis décembre 2012, dirigera l’agence qui regroupera Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Monique Ricomes, directrice de l’ARS Basse-Normandie depuis mai 2014, dirigera l’agence regroupant Basse-Normandie et Haute-Normandie. Jean-Yves Grall, directeur de l’ARS Nord-Pas-de-Calais depuis octobre 2013, également président du collège des directeurs généraux d’ARS depuis octobre 2014, dirigera l’agence regroupant Nord-Pas-de-Calais et Picardie.

Agence fédérale d’information mutualiste, 30 avril 2015.

Injonctions contradictoires

Le domicile devrait s’imposer dans les politiques de santé comme l’acteur de première ligne pour l’accompagnement, le prendre soin, et donc les financements, a affirmé Denis Piveteau, conseiller d’État et ancien secrétaire général des ministères sociaux, au congrès du domicile organisé par l’UNA (Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles). Selon lui, cela impliquera des réformes qui permettront de ne plus placer le sanitaire au cœur de l’offre, mais de privilégier l’accompagnement, avec une structuration de l’offre en filières, de nouveaux métiers (gestionnaire de cas) et son conventionnement dans une logique de parcours. Les services se sentent impuissants, écrit Annie de Vivie, d’Agevillage : « sentiment légitime quand vous travaillez à perte avec des financeurs aux injonctions contradictoires : plus de professionnalisation mais moins de financements ». Comment « reprendre la main » pour « survivre et devenir acteur de santé » ? s’interrogent les professionnels de l’aide et des soins, qui « aspirent à être fiers de leur travail, de leur accompagnement, de leur service à domicile ou de leur établissement. Ils réclament des compétences, des formations, un management professionnel, soutenant et exigeant, vers la bientraitance, la qualité de vie. » Pour Annie de Vivie, ce serai un investissement rentable d’améliorer les conditions de travail pour limiter l’épuisement, les accidents, les maladies et le turn-over [renouvellement du personnel] associé. Mais quel acteur politique majeur va-t-il s’emparer de l’enjeu de l’accompagnement ? s’interroge-t-elle.

www.agevillagepro.com, 14 avril 2014.

Petites retraites : le recours au viager pour compléter ses revenus

« En moins de dix ans, le nombre de ventes en viager a quasiment triplé, annonce Mélanie Taravant, sur Europe 1. « Parmi les vendeurs, depuis trois ans, on compte de plus en plus de jeunes seniors. Vendre son appartement ou sa maison en continuant à vivre dedans jusqu'à sa mort, est pour eux un moyen d'arrondir les fins de mois ». Axelle a ainsi vendu son studio avant ses soixante-dix ans pour toucher une petite rente : 573 euros par mois. « J'ai très peu de retraite », explique-t-elle, « car j'ai beaucoup travaillé pour rien, en bénévolat. Je touche 277 euros de retraite par mois, ce n'est pas suffisant » Du côté des acheteurs, il faut avoir le goût du « jeu » lorsque l'on achète à des sexagénaires, ajoute la journaliste. Selon Hélène Leraitre, gérante de France Viager, « les personnes qui n'ont pas préparé leur retraite se retrouvent à un changement de vie qui peut être parfois brutal et cela peut-être aussi un couperet », ajoute-t-elle.

Services polyvalents d’aide et de soins à domicile

« Avec la relance des services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD) dans le cadre du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, le secteur du domicile voit enfin l’issue de son combat pour une prise en charge globale des usagers, même si, du texte de loi à la mise en œuvre, le chemin promet d’être long », écrit Michel Paquet, d’Actualités sociales hebdomadaires. La FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs), la Croix-Rouge française et l’Assemblée des départements de France (ADF), trois organisations qui militent pour le développement des SPASAD, n’ont cessé de dénoncer les obstacles rencontrés par les porteurs de projet. Dans une note destinée à alimenter la préparation de la loi d’adaptation de la société au vieillissement, elles pointent la « gestion duale entraînée par la sujétion des SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) et des SAAD (services d’accompagnement et d’aide à domicile) à deux régimes d’autorisation et de tarification distincts, deux budgets et parfois deux conventions collectives différentes. »  À cela s’ajoute la difficulté de conduire des interventions couplées entre ces deux entités, qui sont « la raison d’être du SPASAD, compte tenu de délais de déclenchement du plan d’aide très différents. « Si l’intervention du SSIAD peut se faire sans délai à partir du constat de son besoin, celle du SAAD, onéreuse pour la personne, lui impose bien souvent d’obtenir l’accord de prise en charge. » De plus, l’absence de moyens spécifiques dédiés à la coordination entre l’aide et le soi peut mettre les structures « en péril financier ». Pour Murielle Jamot, déléguée nationale des filières « personnes âgées » et « domicile » de la Croix-Rouge française, « la principale crainte des Agences régionales de la santé (ARS) réside dans les glissements de fonction qui pourraient aboutir à financer l’aide à la personne par le soin. » La quinzaine de pôles « aide et soins » qu’elle développe, dont trois seulement ont fait l’objet d’une reconnaissance en SPASAD, disposent d’un même modèle d’organisation. « Les services de soins et d’aide partagent les mêmes locaux selon un projet de service commun, l’idée est de s’assurer avec précision de la répartition des tâches ».

Actualités sociales hebdomadaires, 15 mai 2015.

Labellisation des unités Alzheimer

Avec les Conseils généraux bourguignons, l’association France Alzheimer et les CODERPA (comité départementaux des retraités et personnes âgées), l’Agence régionale de la santé de Bourgogne (ARS) a créé un « Label unité Alzheimer » avec une grille d'évaluation reprenant les principaux éléments du cahier des charges (architecture, projet d'accompagnement, place des familles…). Seuls les établissements volontaires ont été visités, pendant une journée, par un représentant de ces différentes organisations. Un entretien avec la direction (médecin coordonnateur, infirmier coordinateur) faisait partie de l'évaluation. À l'issue de la visite, une restitution aux équipes a été réalisée avec la présentation des points positifs et des points à améliorer. Dix-huit sur trente-cinq unités Alzheimer déclarées dans l’Yonne sont labellisées à ce jour. Une remise officielle du label a été organisée dans la préfecture départementale « afin de valoriser les équipes et la démarche d'amélioration continue de la qualité de l'accompagnement des personnes malades Alzheimer et leurs proches. » L'ARS souhaite déployer la démarche sur les autres départements de la région.

www.agevillagepro.com, 12 mai 2015.

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