Agenda social européen : quelles priorités de la présidence française ?

La présidence française souhaite « faire accepter l’idée d’une feuille de route sur les services sociaux d’intérêt général, fixant un certain nombre de rendez-vous obligés pour continuer la réflexion sur le cadre juridique applicable », et « convaincre les autres États membres de travailler à l’adoption, à terme, de principes communs en matière de solidarité intergénérationnelle ». Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, intervenant lors de la conférence des présidents des commissions chargées des affaires sociales en Europe, pour faire part du débat interne français sur le cinquième risque, a déclaré : « tous nos Etats sont confrontés à la même problématique complexe d’assurer un pilotage de proximité, d’articuler des actions des différents acteurs autour de la personne en perte d’autonomie », et d’éviter la dispersion des moyens, a-t-elle déclaré. Elle souhaite proposer un guichet unique via des maisons départementales de l’autonomie.
www.lagedor.fr , 8 juillet 2008. www.premier-ministre.gouv.fr , 10 juillet 2008.

Plan Alzheimer européen

Nicolas Sarkozy a annoncé, dans une conférence de presse avec José Manuel Barroso, président de la Commission européenne : « nous avons décidé de travailler ensemble, avec tous nos partenaires, à un plan européen de lutte contre la maladie d’Alzheimer. Nous allons additionner nos initiatives, trouver les solutions pour permettre de guérir les millions d’Européens qui sont frappés de plus en plus jeunes par cette maladie».
AFP, Le Monde, 30 juin et 1er juillet 2008.

Plan Alzheimer : conférence européenne

Pour Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, toute l’Europe est confrontée à l’augmentation de l’espérance de vie et doit faire face à une de ses conséquences sanitaires les plus graves, l’augmentation du nombre de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées. « La France abordera sous l’angle de la lutte contre la maladie d’Alzheimer le défi politique, économique et social que représentent le vieillissement et la gestion de la dépendance en France ». « Le volet économique concerne les nouvelles modalités de prise en charge de cette dépendance qui va devenir un poids croissant pour les systèmes nationaux de santé. La question des nouveaux métiers indispensables pour faire front à l’épidémie sera également abordée, sans oublier les aides destinées aux aidants familiaux ».
Selon Florence Lustman, déléguée interministérielle chargée du plan Alzheimer, la conférence pan-européenne sur la maladie d’Alzheimer, qui se tiendra à Paris les 30 et 31 octobre 2008 durant la présidence française de l’Union, sera centrée sur trois thèmes qui comporteront chacun une perspective éthique : développer la coordination de la recherche au niveau européen, notamment sur les stratégies de prévention de la maladie et la perte d’autonomie ; le partage des meilleures pratiques ou standards dans le management des soins et de l’accompagnement social à un niveau européen ; identifier des objectifs communs concernant les compétences spécifiques et la formation des professionnels de la santé et du secteur médico-social pour la prise en charge de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées.
www.lefigaro.fr , 3 juillet 2008. Dementia in Europe, juin 2008.

Maladie d’Alzheimer : une priorité européenne

Soixante-dix députés européens (dont les Français Bernadette Bourzai, Joseph Daul, Christine de Veyrac, Brigitte Fouré, Nathalie Griesbeck, Françoise Grossetête, Jacky Hénin, Elisabeth Morin et Jacques Toubon) se sont engagés à ce jour à défendre la cause de la maladie d’Alzheimer, soit en rejoignant l’Alliance européenne (European Alzheimer’s Alliance , soit en signant la déclaration de Paris.
Dementia in Europe, juin 2008.

Plan Alzheimer : coopération scientifique internationale

Les organismes de financement de la recherche québécois (Fonds de la recherche en santé du Québec - FRSQ), canadien (Institut des neurosciences, de la santé mentale et de la toxicomanie, Institut du vieillissement des Instituts de recherche en santé du Canada, et français (INSERM) ont signé une convention de partenariat de recherche sur le diagnostic, le traitement ou la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, en présence du premier ministre français François Fillon et de son homologue québécois Jean Charest. Selon André Syrota, directeur général de l’INSERM, « les projets devront être de grande envergure, associant des spécialistes de différentes disciplines et de différents établissements universitaires et hospitaliers regroupés dans le cadre de consortiums multi-disciplinaires. Ces consortiums devront être structurés de façon à apporter une valeur ajoutée originale que chaque pays ne pourrait atteindre seul ». Côté français, cette initiative s’inscrit dans le cadre du nouveau plan Alzheimer, prévoyant la création d’une Fondation de coopération scientifique dans laquelle partenaires académiques et privés travaillent de pair. Côté québécois, ce projet s’inscrit dans le mandat confié par Philippe Couillard, ministre de la Santé et des services sociaux, à un comité d’experts chargé d’élaborer un plan d’action national sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées (soins, services et qualité de vie), qui doit être déposé à l’automne 2008. Pour Marielle Gascon-Barré, présidente intérimaire du FRSQ, « ces collaborations se sont avérées particulièrement fructueuses dans le domaine des neurosciences et l’idée d’amorcer un programme commun d’envergure sur la maladie d’Alzheimer s’imposait d’emblée ».
www.gazettelabo.fr, 7 juillet 2008. www.senioractu.com , 10 juillet 2008.

Retour haut de page