La gratuité des soins à domicile difficile à appliquer en Ecosse

La politique de gratuité des soins à domicile pour les personnes âgées fonctionne mal en Ecosse. Au moins 5 000 personnes sont inscrites sur des listes d’attente pour recevoir chez elle des soins, selon un rapport officiel remis à l’Exécutif écossais. Dans certains secteurs, les personnes malades doivent attendre au moins quatre mois avant d’obtenir les soins réclamés. De nombreuses autorités locales font valoir le manque d’argent qui les empêche d’appliquer cette politique de gratuité. Certaines dépensent 50% de plus que ce que l’Exécutif leur accorde pour assurer la gratuité des soins à domicile des personnes âgées. Le rapport préconise une réforme du système des soins aux personnes âgées. 

The Herald, 21 juin 2006, The Scotsmanwww.scotsman.com, 14 juin 2006

Polémique autour du remboursement des médicaments

Le National Institute for Health and Clinical Excellence (Nice) est confronté aux critiques virulentes de médecins et parlementaires après avoir estimé que les médicaments Aricept (donepezil), Reminyl (galtanamine) et Exelon (rivastigmine) ne doivent pas être remboursés aux personnes à un stade précoce de la maladie d’Alzheimer. Les médecins estiment que ces traitements doivent être administrés le plus rapidement possible plutôt que d’attendre le stade modéré de la maladie. Le Nice devrait publier son rapport définitif sur la question dans le courant du mois de juillet. Médecins, associations et aidants redoutent un rapport négatif, le Nice ayant laissé entendre que le coût de ces médicaments est trop élevé compte tenu de leur efficacité controversée sur les personnes à un stade précoce de la maladie. 

La famille au secours des personnes âgées

Les familles assurent plus de deux tiers des soins donnés aux personnes âgées, selon un rapport publié par la Commission fédérale de coordination sur la Famille. La commission appelle à davantage de soutien politique pour ces aidants. Par ailleurs, elle souligne le fait que le débat politique se focalise bien souvent sur l’aide à apporter aux enfants et délaisse quelque peu l’obligation d’aider les membres âgés de la société. Les aides et services publics qui existent à l’heure actuelle sont en nombre insuffisant souligne la commission. Elle recommande la mise en place de plusieurs aides comme des réductions d’impôts pour les aidants familiaux, une pratique qui existe déjà dans le canton de Fribourg.

NZZ Online, www.nzz.ch, 21 juin 2006

Comptabiliser les patients atteints de maladies neurologiques

L’Espagne s’interroge sur la difficulté de créer des registres nationaux comptabilisant les patients atteints de maladies neurologiques. Le nombre de ces patients se situerait entre six et sept millions et demi d’individus, soit de 13 à 16 % de la population. La Fondation espagnole pour les maladies neurologiques (FEEN) veut inciter les pouvoirs publics à réaliser des études afin d’obtenir des statistiques plus fiables sur ces maladies et leurs conséquences, d’autant que le vieillissement de la population - en 2050, un tiers des Espagnols, soit seize millions de personnes auront plus de 65 ans – doit préparer le système de santé à un accroissement des démences et troubles neurodégénératifs associés, qui affecteraient alors un million d’individus âgés. Des registres nationaux devraient être créés afin d’approcher la réalité et la répartition de ces pathologies selon leur nature. Aujourd’hui, un million et demi de personnes malades souffriraient d’une pathologie grave et handicapante. 
Selon les estimations actuelles, les pathologies neurologiques ont un coût annuel de près de onze milliards d’euros. Ce montant ne tient pas compte des coûts indirects tels que les salaires des assistantes à domicile. 

Diario MédicoDiaromedico.com, 7 juin 2006

Les résidents dans les maisons de retraite n’ont pas les soins qu’il leur faut

Suite à une enquête, l’Autorité des Soins a constaté que les résidents des maisons de retraite médicalisées ne reçoivent pas les soins dont ils ont besoin. L’enquête avait été menée parmi 96 personnes résidant dans une maison de retraite médicalisée. 
Il leur manque près de quatre heures de soins par rapport au nombre d’heures dont ils ont réellement besoin. Si les maisons de retraite médicalisées travaillaient de façon plus efficace, elles pourraient assurer une heure vingt en plus. Les deux heures et demie restantes devraient être financées par le ministère de la Santé. Cela permettrait aux établissements de recruter plus de personnel et d’investir dans du matériel. Certaines maisons de retraite ont tiré la sonnette d’alarme car elles ne peuvent plus accueillir de patients, faute de moyens. Le ministère de la Santé est en train d’étudier la question et a annoncé une aide financière.
NRC Handelsblad, Rotterdam, www.nrc.nl, 21 juin 2006

Algemeen Nederlands Persbureauwww.anp.nl, 21 juin 2006

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