Démence : politiques européennes

Roberta Angellili, députée européenne italienne (Parti populaire européen [démocrates-chrétiens]), a remis au Parlement un rapport intitulé : « la prévention des maladies associées à l’âge chez les femmes). Elle milite pour « une approche globale et tenant compte du sexe (gender-sensitive) pour améliorer la qualité de vie et la dignité des patients et de leurs familles ».

La présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne s’intéresse quant à elle à la thématique « vieillir en bonne santé tout au long du cycle de vie » et met en avant l’importance de la coopération entre les États-membres pour mettre en œuvre des actions de prévention, de promotion de la santé et de stimulation cognitive.

Soixante-sept députés européens (dont sept Français) ont rejoint l’Alliance européenne Alzheimer, présidée par la Française Françoise Grossetête (Parti populaire européen).

Le 4 décembre 2012, Alzheimer Europe a organisé son quatorzième déjeuner-débat au Parlement européen. Pour la première fois, des personnes atteintes de démence ont mené la discussion en partageant leurs expériences devant soixante personnes. Pour Helga Rohra, atteinte de démence à corps de Lewy et présidente du groupe de travail européen des personnes atteintes de démence (European Working Group for People with Dementia), « la démence est une maladie. Ce n’est pas la fin» ; « une personne atteinte de démence a autant de valeur qu’une personne non atteinte ». Elle explique : « jusqu’alors, le message était "donner une voix aux personnes atteintes de démence », mais maintenant, nous disons : "suivez notre voix". Nous disons ce dont nous avons besoin. Je crois en l’expression : "rien sur nous sans nous". »   

Alzheimer in Europe, février 2013. Alzheimer Europe Newsletter, février 2013.

Démence : stratégies nationales en Europe

Alzheimer Europe passe en revue les différents programmes consacrés à la démence dans les différents pays européens. Fin 2012, plusieurs pays avaient une stratégie nationale déjà mise en œuvre (Danemark, Finlande, France, Jersey, Pays-Bas, Norvège, Suède) et quatre en Grande-Bretagne. Si la France et les Pays-Bas en étaient déjà à leur troisième plan, la plupart des autres plans ont été lancés pour la première fois depuis 2010. Le lancement semble imminent dans d’autres pays (Irlande, Italie, Luxembourg, Malte et Suisse). Vingt-six pays étaient impliqués à des degrés divers dans les projets de recherche européens, notamment l’initiative conjointe sur les maladies neurodégénératives ou le projet ALCOVE.

Alzheimer in Europe, février 2013.

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