Etats-Unis : plan Alzheimer

Les premiers débats du Conseil consultatif du projet national Alzheimer américain (NAPA) sont disponibles sur le site http://aspe.hhs.gov/daltcp/napa/#Meeting1. Le Conseil consultatif se réunira une fois par trimestre. Les Etats-Unis s’intéressent particulièrement au plan Alzheimer français, indique Associated Press.

www.npr.org, 13 septembre 2011. www.alzheimersreadingroom.com, 26 septembre 2011.

Etats-Unis : les déterminants politiques et culturels des inégalités de fin de vie

L’équipe de Joan Teno, professeur de politique et pratiques de santé à l’Université Brown de Providence (Rhode Island), et ses collègues des Universités de Harvard et de Dartmouth, ont étudié les dossiers médicaux de près de cinq cent mille patients âgés de plus de soixante-six ans, atteints de déficit cognitif avancé et vivant en établissement d’hébergement trois mois avant leur décès. Parmi ces personnes, quatre-vingt-dix mille (19%) ont connu une « transition pesante » (burdensome transition), c’est-à-dire soit un transfert vers une autre maison de retraite durant les trois derniers jours de la vie, soit des hospitalisations répétées durant les trois derniers mois. Des inégalités marquantes sont observées selon les Etats, variant de 2.1% en Alaska à 37.5% en Louisiane. Ces inégalités reflètent des différences en termes d’incitations financières, d’offre de soins et de culture concernant la fin de vie, ces conditions variant d’un Etat à l’autre.  Par exemple, une hospitalisation de trois jours permet de faire payer des services de soins infirmiers spécialisés par le système de protection sociale Medicare (soins pour les personnes âgées) plutôt que par le système Medicaid (pour les plus démunis), ce qui allège les coûts pour les établissements d’hébergement. Pour Joan Teno, ces transferts sont souvent inutiles : les pneumonies, les infections urinaires ou la déshydratation pourraient être facilement traitées dans une maison de retraite correctement équipée et disposant du personnel adéquat. De plus, l’intensification de la prise en charge conduit à tripler la fréquence de la nutrition artificielle et à doubler le risque d’être admis en soins intensifs dans le dernier mois de la vie, ou de développer des escarres. Pour Joan Teno, les meilleurs soins de fin de vie visent à maximiser le confort de la personne malade, et le rapport bénéfice/risque de l’hospitalisation est défavorable.

Gozalo P et al. End-of-Life Transitions among Nursing Home Residents with Cognitive Issues. N Engl J Med 2011; 365:1212-1221. 29 septembre 2011. http://news.brown.edu.com, www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMsa1100347, 28 septembre 2011. Alzheimer’s Foundation of America e-Newsletter, 29 septembre 2011.

Etats-Unis : promouvoir la santé cognitive

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC), dont le quartier général est à Atlanta, forment la principale agence gouvernementale américaine en matière de protection de la santé publique et de sécurité sanitaire. Les CDC, qui ont lancé en 2005 l’initiative Healthy Brain (un cerveau en bonne santé), publient à l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer 2011 une synthèse des résultats entre 2006 et 2011. Dix objectifs avaient été fixés sur la feuille de route. Des travaux ont été initiés pour huit objectifs : développer un  système de surveillance en population générale avec un suivi longitudinal, pour mesurer spécifiquement le poids du déficit cognitif sur la santé publique aux Etats-Unis ; intégrer la santé cognitive dans Healthy People 2020, une série d’objectifs nationaux de santé publique qui serviront de base à des plans au niveau des Etats et au niveau local; initier des changements politiques aux trois niveaux pour promouvoir la santé cognitive en impliquant les décideurs publics ; déterminer ce que pensent les différents publics de la santé cognitive et de ses associations avec les facteurs de style de vie ; disséminer les dernières données de la science pour accroître la compréhension du public concernant la santé cognitive et dissiper les idées fausses mais répandues ; aider les gens à comprendre le lien entre le risque, les facteurs de protection et la santé cognitive ; mener des revues systématiques de la littérature sur les facteurs de risque proposés (risque vasculaire et inactivité physique) et les interventions associées à la santé cognitive, leurs effets indésirables, leurs limites et leur efficacité ; mener des recherches dans d’autres domaines affectant potentiellement la santé cognitive, tels que la nutrition, l’activité mentale et la participation sociale. Deux projets n’ont pas été initiés : mener des essais cliniques contrôlés pour déterminer l’effet de la réduction des facteurs de risque ou de l’activité physique sur la réduction du risque de déclin cognitif ou l’amélioration de la fonction cognitive.

Centers for Disease Control and Prevention. The CDC Healthy Brain Initiative: Progress 20062011; Atlanta, GA: CDC. Progress 2006–2011. Septembre 2011.

www.cdc.gov/aging/pdf/HBIBook_508.pdf (texte intégral)

Royaume-Uni : centres mémoire

Au Royaume-Uni, les nouveaux centres mémoire accueillent un nombre croissant de personnes atteintes de démence. En moyenne, chacun des Primary Care Trusts et Care Trusts (points d’accès territoriaux au système de santé) a reçu neuf cent cinquante personnes entre 2010 et 2011, contre six cents entre 2008 et 2009, selon une enquête du réseau des centres mémoire. La couverture géographique en centres mémoire est complète à 94%. La dépense moyenne par centre mémoire s’élevait à 593 200 livres (683 600 euros) en 2010-2011, contre 486 000 livres (560 000 euros) en 2008-2009.

www.nursinginpractice.com, 14 septembre 2011.

Royaume-Uni : réduire la capacité des hôpitaux pour financer les services de proximité

Un rapport du groupe parlementaire sur la démence, réunissant des députés de toutes tendances (All-Party Parliamentary Group on dementia), recommande de réduire d’au moins 10% le nombre de lits hospitaliers, ce qui permettrait de dégager plus d’un milliard de livres sterling (1.15 milliard d’euros) pour financer les services de proximité pour la prise en charge de la démence, notamment en ce qui concerne les interventions précoces. Au Royaume-Uni, un quart des lits hospitaliers sont occupés par des personnes atteintes de démence. Le rapport présente plusieurs exemples d’amélioration de la prise en charge (réduction des hospitalisations, réduction de la durée de séjour) conduisant à une amélioration de la qualité de vie des personnes malades et à une importante réduction des coûts.

J Dementia Care, septembre-octobre 2011. House of Commons. All-Party Parliamentary Group on Dementia. The £20 billion question. An inquiry into improving lives through cost-effective dementia services. Juillet 2011. http://alzheimers.org.uk/site/scripts/ .

Retour haut de page