Conseil mondial de la démence

Suite au sommet du G8 en 2013, un Conseil mondial de la démence a été nommé pour soutenir l’envoyé spécial Dennis Gillings (World Dementia Envoy) dans ses missions. Ce Conseil est composé de treize membres : Sir Thomas Castell, président du Wellcome Trust ; Tim Evans, directeur de la santé, de la nutrition et de la population à la Banque mondiale ; Dame Sally Davies, médecin chef au département de la Santé du Royaume-Uni ; Franz Humer, président de Roche ; Yves Joannette, directeur scientifique de l’Institut du vieillissement du Canada ; Martin Knapp, directeur de la Santé à la London School of Economics ; Kiyoshi Kurokawa, président du Health and Global Policy Institute ; Yves Leterme, secrétaire général adjoint de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique) ; Raj Long, responsable des affaires réglementaires à la Fondation Bill et Melinda Gates ; Pierluigi Nicotera, président du centre allemand pour les maladies neurodégénératives ; Ronald Petersen, directeur du centre de recherche de la clinique Mayo. Paul Stoffels, président mondial de Johnson & Johnson ; George Vradenburg, président de la Fondation Vradenburg et d’USAgainst Alzheimer. L’envoyé spécial Dennis Gillings a déclaré que « la volonté politique est là » pour s’attaquer à la maladie, et que son nouveau rôle sera de « lever des investissements considérables dans la recherche, provenant de l’industrie pharmaceutique. »

Alzheimer in Europe, juin 2014.

Alliance mondiale d’action pour la maladie d’Alzheimer et la démence

Lors de l’Assemblée mondiale sur la santé tenue en mai 2014 à Genève par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui rassemble 193 pays, Alzheimer’s Disease International, la Société Alzheimer britannique et le département de la santé britannique ont annoncé le lancement de l’Alliance mondiale d’action pour la maladie d’Alzheimer et la démence (Global Alzheimer’s and Dementia Action Alliance), en réponse à l’appel à l’action du sommet du G8 de Londres en décembre 2013. L’Alliance encouragera la collaboration mondiale entre organisations non-gouvernementales, associations professionnelles, gouvernements et corps constitués internationaux, pour coordonner les actions et accroître la sensibilisation du grand public à la démence.

J Dementia Care, juillet-août 2014.

Stratégies nationales Alzheimer : Italie

Le plan d’action national italien pour la démence est en phase finale de négociation avec les autorités régionales responsables de sa mise en œuvre, déclare Giuseppe Ruocco, directeur général de la prévention au ministère italien de la Santé. Ce plan vise quatre objectifs : proposer des actions dans le champ des politiques sanitaires et sociales ; bâtir un réseau intégré entre les hôpitaux, les territoires et les médecins généralistes pour garantir la continuité des soins et la meilleure assistance possible aux patients, aux familles et aux aidants formels et informels ; de mettre en œuvre des stratégies et des actions visant à délivrer des soins et un accompagnement adaptés ; réduire la stigmatisation, améliorer l’information et les connaissances des professionnels de santé et du public. Le financement sera abordé lorsque la version finale du plan d’action aura été acceptée.

Dementia in Europe, juin 2014.

Stratégies nationales Alzheimer : Grèce

Il n’y a pas de plan Alzheimer en Grèce. Pour le Dr Paraskevi Sakka, présidente du groupe de travail qui doit élaborer ce plan, la priorité est de constituer une base de personnes engagées et de rédiger l’ébauche de la stratégie d’une manière collaborative.

Dementia in Europe, juin 2014.

Stratégies nationales Alzheimer : Finlande

En 2020, la Finlande aura la population la plus âgée de l’Union européenne, expliquent Eila Okkonen et Kirsty Kuusterä, de la Société Alzheimerfinnoise (Muistiliitto Alzheimer Centralförbundet). Les dépenses annuelles pour la prise en charge des personnes âgées sont de 3.8 milliards d’euros, dont 2.8 pour les établissements. À structure constante, les experts estiment qu’en 2025, toutes les personnes vivant en établissement seront atteintes de troubles de la mémoire. La Société Alzheimerfinnoise s’inquiète des coupes budgétaires de 300 millions d’euros visant à réduire l’utilisation des établissements pour développer les services et les soins à domicile. « Il faut maintenir une offre institutionnelle : il arrive un point où le domicile n’est plus le lieu de vie le plus adapté. » Merja Mäkisalo-Ropponene, présidente de la Société Alzheimerfinnoise et députée, a déclaré : « nous, les décideurs politiques, devons comprendre qu’il est obligatoire de changer la prise en charge des personnes atteintes de troubles de la mémoire, même dans la situation économique actuelle. La Finlande ne peut pas se permettre de poursuivre des soins inhumains et coûteux. » Pour elle, l’expertise du personnel infirmier est presque aussi importante que son effectif : une infirmière spécialisée peut faire de la réhabilitation et améliorer l’état physique, mental, l’activité sociale et le bien-être des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Dementia in Europe, juin 2014.

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