Politiques comparées

Le Parlement européen a organisé le 22 juin un débat sur les approches de la démence dans les plans Alzheimer français et anglais. La députée européenne Elisabeth Morin-Chartier (France) examine, avec la commission des Affaires sociales du Parlement européen, la situation des aidants dans les différents pays européens.

En Irlande, Mary O’Rourke, députée du parti républicain (Fianna Fáil) a demandé au Parlement la création de centres d’excellence pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Quant à lui, le gouvernement écossais a lancé un plan national Alzheimer (Scottish National Dementia Stategy).

Alzheimer Europe Newsletter, juin 2010. Irishtimes.com, 11 juin 2010.

Maltraitance en établissement : projet pilote européen

La direction générale Emploi, affaires sociles et égalité des chances de la Commission européenne a lancé un appel à propositions pour un projet pilote qui examinera comment les recommandations et les chartes existant aux niveaux national et européen concernant les droits des personnes âgées nécessitant une assistance et des soins de longue durée peuvent être appliquées et comment favoriser ce processus.

ec.europa.euwww.agevillagepro.com, 28 juin 2010.

Nouvelles têtes

Jeremy Hughes, directeur général de Breakthrough Breast Cancer, une fondation de recherche sur le cancer du sein, a été nommé directeur général de la Société Alzheimer britannique. Il prendra ses fonctions à partir du mois de novembre 2010.

Alzheimer Europe Newsletter, juin 2010.

Référentiel de qualité

Le NICE britannique (National Institute for Health and Clinical Excellence) a publié un avis sur les standards de qualité concernant les soins et le traitement des personnes atteintes de démence, s’appuyant sur une approche intégrée de l’offre de services. Dix critères de qualité sont énoncés, expliqués en langage clair pour quatre groupes d’acteurs : les établissements et services (service providers), les professionnels de santé et les travailleurs médico-sociaux, les organismes payeurs qui achètent les services (commissioners), les personnes malades et leurs aidants. Pour chacun des critères, la qualité est mesurée par des indicateurs de structure et de processus. Les dix critères sont les suivants : 1/ les personnes atteintes de démence reçoivent des soins et accompagnement par des personnels sanitaires et médico-sociaux ayant été formés de manière appropriée à la prise en charge de la démence. 2/ les personnes présentant une suspicion de démence sont adressées à un service d’évaluation spécialisé en diagnostic précoce et prise en charge initiale de la démence. 3/ les personnes nouvellement diagnostiquées pour démence, et/ou leurs aidants, reçoivent une information écrite et verbale sur leur état, ainsi que sur les options de traitement et de soutien disponibles à proximité. 4/ les personnes atteintes de démence reçoivent une évaluation et un plan de soins et d’accompagnement personnalisé établi en accord entre les professionnels de santé et de l’accompagnement médico-social, identifiant nommément un coordonnateur et prenant en compte leurs besoins individuels. 5/ les personnes atteintes de démence, lorsqu’elles en ont la capacité, ont l’opportunité de discuter et de prendre des décisions, avec leurs aidants, concernant les directives anticipées, notamment pour les refus de traitement, la désignation d’une personne de confiance et les préférences en terme de priorités de soins. 6/ les aidants des personnes atteintes de démence reçoivent une évaluation de leurs besoins émotionnels, psychologiques et sociaux, et, en cas d’acceptation, bénéficient d’interventions identifiées par un plan de soins répondant à ces besoins. 7/ Les personnes atteintes de démence qui développent des symptômes non cognitifs causant un stress important, ou qui présentent des comportements difficiles, bénéficient d’une évaluation précoce pour établir les facteurs causaux et les facteurs aggravants. Les interventions destinées à améliorer le comportement ou réduire le stress doivent être inscrites au plan de soins. 8/ les personnes présentant une démence suspectée ou avérée, hospitalisées en service de soins aigus, généraux ou en urgence, ont accès à un service de liaison spécialisé dans le diagnostic et la prise en charge de la démence et de la santé mentale des personnes âgées. 9/ les personnes atteintes de démence aux stades les plus avancés de la maladie sont évalués par des équipes de médecine générale (primary care teams) pour identifier et prévoir leurs besoins de soins palliatifs. 10/ les aidants de personnes atteintes de démence ont accès à une palette complète (comprehensive range) de services de répit ou d’hébergement temporaire répondant aux besoins de l’aidant et de la personne malade.

National Institute for Health and Clinical Excellence. Implementation Directorate. Quality Standards Programme. Quality Standard Advice to the Secretary of State for Health. www.alzheimers.orgwww.nice.org.uk, 30 juin 2010. Alzheimer Europe Newsletter, Juin 2010. 

Image de la démence : bonnes pratiques européennes

Après deux ans de travail sur l’image des personnes atteintes de démence et sur les bonnes pratiques au niveau des administrations locales, et à l’initiative de la présidence belge, la Fondation Roi Baudoin va soumettre les résultats et les recommandations à un panel de hauts fonctionnaires et d’experts européens, qui se pencheront, les 25 et 26 novembre, sur des pistes de conclusions qui seront ensuite débattues par le Conseil des ministres européen. La Fondation Médéric Alzheimer est associée à ces travaux.

www.kbs-frb.be, Fondation Roi Baudoin. Champs de vision. 2è trimestre 2010.

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