Royaume-Uni : nouvelles têtes

Le député libéral-démocrate Paul Burstow a été confirmé comme ministre des services de soins, en charge de la politique de l’accompagnement social (social care). L’ancien porte-parole de l’opposition a été également membre du groupe parlementaire non partisan sur la démence (All Party Parliamentary Group on Dementia). La Société Alzheimer britannique se félicite de cette nomination.

www.alzheimers.org.uk, 20 mai 2010.

Danemark : les coûts pour la génération suivante

En 2007, le comité danois de la Santé estimait à sept milliards d’euros les coûts directs de prise en charge des personnes démentes. Ces coûts devraient tripler à l’horizon 2040. Nis Peter Nissen, directeur de l’Association Alzheimer danoise, estime que si le Danemark reste un pays riche dans vingt ans, il devrait pouvoir offrir aux personnes atteintes de démence un diagnostic et un traitement adaptés, et le respect de la dignité dans les soins qu’elles reçoivent.

www.alzheimer.dk, 3 mai 2010.

Pays-Bas : la démence s’invite dans la campagne électorale

Aux Pays-Bas, à l’occasion des élections législatives de juin, plusieurs partis politiques ont déclaré leur intention de réduire les dépenses de santé. L’Association Alzheimer les invite à ne pas ignorer l’impact spécifique à venir de la démence, et a organisé un débat politique à Amsterdam pour que les candidats prennent position sur le sujet. Le Professeur Philip Scheltens, directeur du centre Alzheimer de l’Université libre d’Amsterdam, a lancé le débat en affirmant : « on prend les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer au sérieux aux Pays-Bas ». 80% des professionnels soignants sont d’accord. Il estime qu’il faudrait investir au moins quatre cents millions d’euros dans la recherche. « Il y a des millions pour la recherche », promet le candidat chrétien-démocrate Jan de Vries. Robbert Huijsman, professeur de management des soins intégrés à l’Université Erasmus de Rotterdam, propose aux politiques d’instaurer un droit au case management pour les personnes atteintes de démence, arguant que cela permettrait des économies par rapport à la prise en charge habituelle. Henk Nies, président du centre d’expertise sur la dépendance Vilans, demande quant à lui la mise à niveau de toutes les maisons de retraite dans un délai de deux mandatures. Le débat politique, sur la démence aux Pays-Bas, relayé par Twitter et YouTube, peut être suivi sur le site Internet de l’Association Alzheimer.

Pour mieux comprendre les politiques de santé aux Pays-Bas, l’Institut économique Molinari propose une note économique.

www.alzheimer-nederland.nl. 27 mai 2010 (site en néerlandais). www.institutmolinari.org, Economic note. Health care reform in the Netherlands. 9 juin 2010.

Australie : approches géographiques

Pour alimenter le débat sur la planification régionale et les politiques locales de prise en charge de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, l’Association Alzheimer d’Australie publie une étude réalisée par la société Access Economics, présentant des projections d’incidence et de prévalence future de la démence par circonscription électorale dans l’Etat de Victoria (cinq millions d’habitants) grandes zones urbaines, notamment à la périphérie de la capitale, Melbourne. 

www.alzheimers.org.au, Sydney Morning Herald, 19 mai 2010.

Etats-Unis : financement des accueils de jour

Le dossier du financement des accueils de jour dans le cadre du système Medicare (protection sociale des personnes âgées) reste bloqué au Sénat américain, malgré le soutien de quatre-vingts représentants de trente Etats depuis un an. L’association américaine des maisons de retraite et services aux personnes âgées (AAHSA), milite pour le remboursement d’une prestation d’accueil et de transport dans des centres certifiés, avec des ergothérapeutes, des kinésithérapeutes et des travailleurs sociaux.

New York Times, 14 mai 2010.

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