Chine : quel rôle pour le secteur privé dans le système de santé ?

La Chine réforme son système de santé. Les problèmes principaux du système actuel sont « des incitations néfastes pour l'économie de l'hôpital, un comportement déformé des médecins, conséquence d'une politique salariale mal adaptée, une supervision inefficace, une couverture limitée et un faible niveau de remboursement, une faible concurrence et des choix limités ». Pour Hufeng Ruang, de l'école d'administration publique de l'Université Renmin de Pékin, la difficulté la plus importante est de « trouver l'équilibre optimal entre le marché et le gouvernement ». Pour Åke Blomqvist, du Centre de recherche sur le capital humain et le marché du travail de l'Université centrale de finance et d'économie de Pékin, la meilleure option pour la Chine à ce stade de son développement serait un modèle d'économie mixte public-privé, tant pour l'offre de soins que pour l'assurance maladie, mais avec une intervention du gouvernement, à travers la réglementation et l'offre directe de services, pour assurer l'équité dans l'accès aux soins et éviter les formes les plus importantes d' « échec du marché » qui pourraient arriver dans un système privé non régulé.

China Economic Review. Wang H. A dilemma of Chinese healthcare reform: how to redefine government roles. Décembre 2009. China Economic Review. Blomqvist Å. Health system reform in China: what role for private insurance. Décembre 2009.

Singapour : faire face au vieillissement

Singapour vieillit : 9% de la population a soixante-cinq ans ou plus, pour une population de cinq millions d'habitants. Cent quatre vingt mille personnes pourraient être atteintes de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées d'ici 2050.

Family Caregiving Alliance, 28 octobre 2009.

Présidence suédoise de l'Union européenne : coordination des soins et coopération (2)

Au plan organisationnel, les politiques régionales et locales peuvent être mises en oeuvre en s'inspirant de bonnes pratiques communes, notamment pour l'évaluation collaborative des besoins des personnes et de leurs familles et la formation des aidants. L'évaluation des outils innovants doit être une partie intégrante des bonnes pratiques. Les familles et l'ensemble des parties prenantes doivent être impliquées dans un processus continu d'évaluation et d'amélioration de la qualité des services.
L'innovation en matière de services passe aussi par le développement de nouveaux métiers (case manager, care manager, assistant de vie, assistant personnel et autres professionnels capables d'apporter une vision multi-dimensionnelle combinant une approche sanitaire et une approche sociale). Au niveau local, il existe des exemples de prise en charge intégrée, fonctionnant vingt-quatre heures sur vingt-quatre, avec des améliorations simultanées pour les clients (accès immédiat, pas de file d'attente) et pour les finances publiques, par l'usage intelligent des capacités de prévention à domicile, avec une réduction de 30% à 40% des hospitalisations.
Au plan éthique, l'innovation passe par des mesures visant à protéger la dignité des personnes contre la négligence et la maltraitance, en prenant mieux en compte leurs besoins.
Concernant la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées, le rapport recommande d'améliorer la détection précoce, la formation des professionnels de santé et des services sociaux, et notamment les médecins généralistes.

European Centre for Social Welfare Policy and Research. European Centre for Social Welfare Policy and Research. Marin B et al. Who cares ? Care coordination and cooperation to enhance quality in elderly care in the European Union. Septembre 2009. Family Caregiver Alliance, 14 octobre 2009.

Présidence suédoise de l'Union européenne : prise en charge de la dépendance (1)

Comment organiser la prise en charge de la dépendance des personnes âgées en Europe ? Bernd Marin, Kai Lechsenring, Ricardo Rodrigues et Manfred Huber, du European Centre for Social Welfare Policy and Research de Vienne, affilié aux Nations-Unies, publient un rapport sur la coordination des soins et la coopération pour améliorer la qualité des soins aux personnes âgées dans l'Union européenne. Ces travaux, financés par la présidence suédoise de l'Union européenne et la Commission européenne, ont été utilisés pour introduire les débats lors de la conférence de septembre 2009 sur le vieillissement « en bonne santé et dans la dignité ».
Au plan économique, les services d'aide à la dépendance sont très insuffisamment développés en Europe. La prise en charge institutionnelle consomme 51% des ressources pour servir les besoins de 3.3% de la population. Le financement privé individuel est très élevé, et dépasse le revenu moyen de 60%, ce qui conduit de nombreux Européens à ne recourir à l'assistance sociale qu'en dernier recours. Les soins et l'accompagnement des personnes âgées représentent un important « moteur d'emploi » : 4.5 millions d'emplois ont été créés dans l'Europe des Quinze entre 1995 et 2006, avec une croissance supérieure dans le secteur médico-social. Mais la crise du financement des services sociaux, les conditions de travail et les faibles rémunérations du secteur social restent un problème non résolu depuis des décennies. Face à la pénurie prévisible d'aidants professionnels pour faire face à la demande croissante liée au vieillissement de la population, une politique volontariste d'immigration de personnel qualifié venant de pays hors de l'Union européenne pourrait être une alternative viable à l'immigration irrégulière, qui représente aujourd'hui jusqu'à 90% des aidants à domicile dans certains pays.

European Centre for Social Welfare Policy and Research. Marin B et al. Who cares ? Care coordination and cooperation to enhance quality in elderly care in the European Union. Septembre 2009. Family Caregiver Alliance, 14 octobre 2009.

Etats-Unis : blocage budgétaire en Californie

Aux Etats-Unis, un juge fédéral a bloqué les réductions budgétaires de 82.1 millions de dollars (55.3 millions d'euros) de l'Etat de Californie concernant les soins à domicile, qui aurait eu pour conséquence de réduire ou supprimer l'accès aux services pour cent trente mille personnes âgées et handicapées. Ceci place le département des services sociaux californiens devant un cauchemar logistique et comptable.
Le centre de recherche en politique de santé de l'Université de Californie à Los Angeles a publié une synthèse sur les conséquences de ces restrictions budgétaires, notamment sur les services de répit pour les aidants familiaux.

Family Caregiving Alliance, 14 et 28 octobre 2009. UCLA. California Budget Cuts Fray the Long-Term Safety Net, 1er octobre 2009.

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