Essais cliniques : changer la loi québécoise

Selon Philippe Voyer, professeur à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Laval, près de 8 % des Québécois de plus de soixante-cinq ans, soit quatre-vingt dix mille personnes, seraient atteints de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées. Pour que ces patients participent aux travaux de recherche, l’article 21 du Code civil exige qu’ils y soient autorisés par leur représentant légal. Pourtant, moins de cinq pour cent des aînés québécois ont un représentant légal officiel, c’est-à-dire désigné par la Cour. Le Pr Voyer maintient que les recherches présentant peu ou pas de risques devraient pouvoir être autorisées par les proches du patient. Ce qui est le cas dans les autres provinces.
www.conseil-des-aines.qc.ca. ; www.sciencepresse.qc.ca , 8 février 2007 

Le Japon de 2007 préfigure la France de 2020

Pour des raisons démographiques (les phénomènes du baby boom/papy boom sont antérieurs d’une dizaine d’années), mais aussi pour des raisons de politique publique, le gouvernement japonais s’est préoccupé dès le début des années 1990 des solutions individuelles et collectives à imaginer pour faire face au vieillissement de la population, y compris en terme de financement. 
Une industrie et des solutions originales ont émergé (assurance, finances, prévention, habitat, technologie, alimentation�). Des pôles de compétitivité autour des questions du grand âge réunissant chercheurs, industriels, laboratoires et centres de formation ont été créés. Alors que des projets de gérontopôles commencent à apparaître en France, y compris dans les programmes politiques, l’Institut Silverlife propose fin mars/début avril 2007 un voyage d’études au Japon pour échanger avec les principaux acteurs de l’économie du vieillissement sur les résultats obtenus par ce pays depuis le début des années 1990.
Silverlife Institute, Newsletter n°6 , février 2007.

Une stratégie proposée à l’Etat irlandais

La Société Alzheimer d’Irlande souhaite que l’Etat investisse cent cinq millions d’euros pour prendre en charge les trente huit mille personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées en Irlande. Elle propose une stratégie à trois ans (2007-2009), avec trois priorités : soixante-trois millions d’euros pour des services de proximité améliorés et flexibles ; douze millions d’euros pour le diagnostic précoce, les interventions, la communication et la formation ; trente millions d’euros pour la recherche médicale et sociale. L’ensemble de ces mesures équivaudrait à une subvention de huit cent soixante-quinze euros par an pour chaque personne atteinte de la maladie. Un rapport récent commandé par la Société Alzheimer d’Irlande chiffre à quatre cents millions d’euros le coût de la prise en charge de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, dont cinquante-sept pour cent à la charge des familles. Les services publics de proximité ne représentent que six pour cent du coût de la maladie. 
www.alzheimer.ie , 8 février 2007.

USA : Coupe fédérale

Le budget 2008 présenté par le Président Bush prévoit d’arrêter le soutien fédéral à plusieurs programmes concernant la maladie d’Alzheimer. Sont en ligne de mire : deux programmes de l’Administration du Vieillissement , le centre de contact ouvert jour et nuit de l’Association Alzheimer, qui offre soutien et assistance à trente mille personnes par mois (budget 2007 : un million de dollars) et le programme d’abondement fédéral aux Etats qui développent des services innovants et efficients aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et leurs aidants (budget 2007 : douze millions de dollars), ainsi qu’un programme du Département de la Justice, Safe Return, administré par l’Association Alzheimer, qui permet de localiser les personnes errantes atteintes de la maladie d’Alzheimer avec un taux de réussite de 98 % pour un coût annuel de 840 000 dollars. L’Association Alzheimer se mobilise contre ces réductions budgétaires. 
Alzheimer News , 5 et 9 février 2007.

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