Etats-Unis: quelle place pour les aidants familiaux dans la politique dépendance?

Pour la Fondation United Hospital Fund de New York, les familles constituent le socle de l'accompagnement de la perte d'autonomie, mais les décideurs politiques les considèrent traditionnellement comme des aidants « informels », puisqu'il s'agit d'une main-d'oeuvre non rémunérée. Mais cette vision n'est pas tenable longtemps : les systèmes de protection sociale pour les personnes souffrant de maladie chronique ou dépendantes sont devenus de plus en plus complexes, déplaçant des tâches de plus en plus exigeantes vers les familles. Le processus de transition du domicile vers l'établissement offre une opportunité critique de réduire les hospitalisations inutiles et d'améliorer la santé et la qualité de vie des personnes malades. La contribution et l'expérience des familles doivent être prise en compte dans l'élaboration des politiques publiques, les pratiques et la formation des professionnels, le développement de programmes et la réforme du financement.

Health Affairs. Levine C et al. Bridging troubled waters: family caregivers, transitions and long-term care. Janvier 2010.

Etats-Unis : quelles incitations fiscales pour l'aide à l'autonomie ?

David Baer et Ellen O'Brien, de l'Institut de politique publique de l'association américaine des retraités (AARP), publient un rapport sur les différentes incitations fiscales concernant l'assurance dépendance. La plupart des bénéficiaires de ces incitations ne sont pas éligibles au programme Medicaid (pour les plus démunis), sont âgés et disposent de revenus élevés. De nombreux titulaires d'assurance dépendance sont éligibles à ces déductions fiscales, mais leur montant est très faible s'ils n'ont pas un revenu suffisant. Quelques rares Etats offrent un crédit d'impôt pouvant réduire le coût d'une police d'assurance dépendance de 25%, mais le montant de ces crédits d'impôt est généralement plafonné selon les ressources, et le niveau d'imposition insuffisant de certaines personnes peut empêcher les souscripteurs de recevoir le crédit d'impôt maximum.

www.aarp.org, 21 janvier 2010.

Etats-Unis : financement de la dépendance - quelle redistribution ? (1)

Menacée ou pas par l'absence de majorité qualifiée pour les démocrates au Sénat américain, la réforme du système de protection sociale donne lieu à de nombreuses publications académiques. Aux Etats-Unis, la dépendance concerne 10.9 millions de personnes à domicile, dont la moitié sont des personnes âgées. 1.8 millions de personnes vivent en maison de retraite. 92% des personnes dépendantes à domicile reçoivent de l'aide non rémunérée, et 13% de l'aide rémunérée. Les services de proximité sont financés essentiellement par les systèmes de protection sociale Medicare (personnes âgées) et Medicaid (personnes démunies), alors que les maisons de retraite sont essentiellement financées par Medicaid et les familles. Les dépenses par personne sont cinq fois plus élevées pour les résidents de maison de retraite que pour les personnes âgées vivant à domicile, et les dépenses nationales trois fois plus élevées. Ceci suggère qu'une redistribution des ressources au sein des systèmes de santé pourrait produire des économies substantielles ou permettre des expansions de services, soulignent trois sociologues de la dépendance de l'Université de Californie.

Health Affairs. Kaye S et al. Long-term care : who gets it, who provides it, who pays and how much? Janvier 2010.

Etats-Unis : financement de la dépendance - quelle redistribution ? (2)

Pour David Barton Smith, de l'école de santé publique de l'Université Drexel de Philadelphie et Zhanliang Fang, professeur assistant de médecine à l'Université Brown (Providence, Rhode Island), la protection sociale de la dépendance aux Etats-Unis a évolué, depuis un siècle, en passant par cinq cycles de développement, d'environ vingt ans chacun. Chaque cycle s'intéressait à un aspect particulier, a produit des conséquences inattendues. Chacun a ajouté une couche à l'accumulation d'approches contradictoires, un patchwork qui se fissure face à la croissance des besoins et des pressions financières. Les politiques futures doivent faire une meilleure synthèse des approches héritées du passé et en étudier les conséquences inattendues. Les grands principes doivent être d'assurer l'accès aux soins et à l'accompagnement essentiels, la délivrance de services de haute qualité dans un système progressivement désinstitutionnalisé, et la réduction des disparités sociales et économiques.

Health Affairs. Barton Smith D et Feng Z. The accumulated challenges of long-term care. Janvier 2010.

Danemark : géolocalisation

Au Danemark, le ministère des Affaires sociales a lancé une consultation sur la géolocalisation par satellite (GPS-global positioning system) des personnes démentes qui s'égarent, préalablement à l'élaboration d'un texte de loi. La Société Alzheimer danoise (Alzheimer Foreningen) se félicite de cette initiative et déclare qu' « il s'agit d'une étape positive dans la bonne direction et conduira, si la loi est votée, à sauver des vies dans l'avenir ».

www.alzheimer.dk, 4 janvier 2010.

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