Loi d’adaptation de la société au vieillissement : conférence des financeurs

Dans chaque département, la conférence des financeurs réunit les régimes de base de l’assurance vieillesse et d'assurance maladie, les institutions de retraite complémentaire, les organismes régis par le code de la mutualité et l'Agence nationale de l'habitat (ANAH), sous la présidence du président du Conseil départemental et la vice-présidence du directeur général de l'agence régionale de santé (ARS). La conférence des financeurs est chargée, « d'établir un diagnostic des besoins des personnes âgées de 60 ans et plus, de recenser les initiatives locales et de définir un programme coordonné de financement des actions individuelles et collectives de prévention » (équipements et aides techniques, actions d'accompagnement des proches aidants...), financement qui intervient en complément des prestations légales ou réglementaires. Un nouveau décret définit notamment la procédure d'élaboration et d'adoption du programme coordonné ainsi que son contenu, le public visé, les conditions de ressources et les modalités de participation des bénéficiaires des aides allouées dans le cadre de la conférence. Une expérimentation avait été menée dans vingt-quatre départements, qui disposaient chacun d’une enveloppe de cent mille euros.

Actualités sociales hebdomadaires, 25 février 2016. Décret n° 2016-209 du 26 février 2016, JO du 28 février 2016. www.legifrance.gouv.fr.

Personnes âgées en risque de perte d'autonomie (PAERPA) : extension nationale

Entré dans sa phase opérationnelle en 2015 et actuellement expérimenté sur neuf territoires de santé, le dispositif PAERPA (parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d'autonomie) - va s'étendre en 2016, annonce la direction de la sécurité sociale (DSS). Élaborés en partenariat avec l'ensemble des acteurs institutionnels (conseils départementaux, agences régionales de santé, organismes d'assurance maladie et de vieillesse...) et des représentants des professionnels, les parcours PAERPA concernent, les personnes âgées de soixante-quinze ans et plus en situation de fragilité et/ou atteintes d'une ou de plusieurs maladies chroniques, et se caractérisent par la mise en place de plusieurs niveaux de coordination distincts, dont la coordination clinique de proximité. L'enjeu est de prévenir la perte d'autonomie et de maintenir la personne âgée à domicile par une prise en charge globale et dans les meilleures conditions possibles, en évitant les ruptures.

Actualités sociales hebdomadaires, 8 mars 2016.

L’habitat peut-il réduire les situations de fragilité et renforcer le lien social ?

« L’habitat est le cœur des lieux sociaux où se construit et s’exprime le lien social. Les situations de fragilité sont nombreuses et posent une question fondamentale : qu’est-ce qui, dans leur prise en charge, relève de chacun et de ses proches, et qu’est-ce qui relève de la société plus largement et des organisations et institutions qu’elle met en place pour ce faire ? Quelle est la part laissée à chacun, et où commence l’impératif d’assistance et d’entraide ? Comment des conceptions particulières du lien social ont-elles produit, au cours de l’histoire, ces dispositifs institutionnels et de quelle façon, en retour, ces institutions modèlent-elles nos conceptions du lien social ? » Dans le cadre d’un projet de prospective, « Lien social, habitat, situations de fragilité dans la ville innovante de 2030 », co-financé par l’Agence nationale de la recherche, des chercheurs de trois universités (Paris-Dauphine, Rouen et Paris-Est), la Fondation partenariale Dauphine et le groupe de protection sociale AG2R La Mondiale proposent un cadre théorique pour l’innovation sociale. Les chercheurs concluent que « les situations de fragilité adviennent lorsqu’il y a « un risque fort de rupture de la participation active, autonome et citoyenne à la vie sociale »

Christine Lavoie et ses collègues, de l’École de travail social à l’Université de Sherbrooke (Canada), écrivent dans Intervention, la revue professionnelle et scientifique de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec : « le logement représente un déterminant social majeur de la santé des populations, particulièrement pour les aînés en perte d’autonomie. Dans un contexte de transformation des résidences privées pour aînés et du vieillissement de la population québécoise, la question de l’habitation devient névralgique pour les aînés et les communautés. » Les chercheurs décrivent cinq modèles d’habitation permettant aux aînés de vieillir dans leur communauté : la maison-centre de services (service house), l’habitat partagé (homeshare), la maison écologique (green house – à laquelle les chercheurs rattachent la maison Carpe Diem du centre de ressources Alzheimer de Mauricie), la coopérative de solidarité en habitation et le cohabitat (cohousing).

Abramovici M et al. Projet « Lien social, habitat, situations de fragilité dans la ville innovante de 2030.Agence nationale de la recherche (ANR-12-SOIN-006-001). https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01289350/document (texte intégral). Lavoie C et al. Multiplier les modèles d’habitation innovants pour une meilleure santé des aînés et des communautés. Intervention 2016 ; 143 : 61-75.

www.revueintervention.org/sites/default/files/pdfs/intervention_143_multiplier_les_modeles.pdf (texte intégral).

Logements-foyers

Dans le cadre de l'enquête nationale sur le cadre bâti, la direction de l'action sociale de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) a mandaté la SCET (Groupe Caisse des dépôts) pour une étude quantitative et qualitative sur les logement-foyers, futures « résidences autonomie ». Cette étude va « proposer un guide destiné aux pilotes de ces logements ainsi qu’une grille d'analyse de leur pertinence au regard des besoins démographiques, de l’offre de service des territoires. Face aux besoins de rénovations, de restructurations, de mises aux normes, il va falloir hiérarchiser les investissements », explique Pierre-Marie Chapon, docteur en géographie-aménagement, et directeur de la recherche d’ICADE (Caisse des Dépôts). « Cette grille de lecture va accompagner les arbitrages d'évolution des logements-foyers en résidences autonomie les mieux adaptées et insérées sur des territoires moteurs en terme de services de prévention pour bien vieillir. »

www.agevillagepro.com, 1er février 2016.

Nouvelles têtes (1)

Hélène Gilardi a été nommée conseillère santé et autonomie auprès du Premier ministre Manuel Valls. Elle était précédemment adjointe au directeur de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

www.agevillagepro.com, 14 mars 2016.

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