« J’ai été…je suis »

En 1984, le groupe Parentèles a créé une association de recherche sur l’accompagnement des personnes malades, offrant des études d’évaluation, de l’information et de la formation. Il gère aujourd’hui sept établissements, regroupant quatre cents lits et trois cents aidants, et envisage de créer dix nouvelles unités Alzheimer d’ici 2014. Les appartements possèdent une architecture évolutive qui permet de s’adapter à la personne tout au long de la progression de la maladie, afin qu’elle puissent choisir Selon le Dr Georges Pata, gérontologue fondateur, l’objectif est d’aider la personne malade à conserver estime de soi et dignité. La personne atteinte de la maladie d’Alzheimer a deux identités, l’ancienne, toujours présente et la nouvelle, avec ses barrières. Il propose de s’affranchir de ces barrières en favorisant les émotions positives. En effet, avec la maladie, "la mémoire qui sait", la mémoire cognitive, disparaît progressivement au profit de "la mémoire qui ressent", la mémoire émotionnelle. Les souvenirs se construisent via les sensations et donc les émotions, explique le Pr Christian Corbé, directeur de l’Institution nationale des Invalides à Paris. Les établissements Parentèles éditent un guide intitulé « J’ai été…je suis », destiné aux aidants familiaux et professionnels, pour les aider à entrer en contact avec le patient.

APM, 
www.infirmiers.com , www.agevillage.co m, www.agevillagepro.com , 15 septembre 2008.lagedor.fr , 16 septembre 2008. www.seniorscopie.com , 23 septembre 2008,contact@parenteles.fr . 

Première pierre

La première pierre de l’Institut Alzheimer Claude Pompidou a été posée à Nice. L’architecture spécifique a été réalisée par l’architecte Marc Barani. Le montant total des dépenses de construction est de 23.7 millions d’euros, co-financé par la Fondation Claude Pompidou (dix millions), le département et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Les nouveaux locaux devraient être opérationnels en 2011, et disposeront d’une capacité de soixante-douze lits d’hébergement et dix-neuf places d’accueil de jour. Ils abriteront les locaux de recherche clinique et le centre de recherche et de ressources du CHU de Nice.

www.nice-premium.com , 29 septembre 2008.

Accueil de jour : mécénat

La création de La Fondation GSF Jean-Louis Noisiez à Sophia-Antiopolis (Alpes-Maritimes) a été annoncée le 8 septembre 2008. Elle a pour mission l’accueil de jour de vingt-cinq personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou maladies apparentées. Elle porte le nom du président fondateur de GSF, l’un des leaders français du nettoyage industriel, dont le siège social se trouve sur la technopole, et qui a mis en place depuis trente ans une politique de mécénat. La Fondation ouvrira ses portes au 1er décembre 2008.

www.sophianet.com , 8 septembre 2008.

Une étude pour des lieux de vie adaptés

L’architecture médico-sociale s’écarte des références aux institutions de soins pour se rapprocher de la notion de résidence. Un prix décerné par la Fondation hospitalière de France (FHF), la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et la Fondation Médéric Alzheimer a distingué la résidence Les Menhirs à Médréac (Ille et Vilaine ; architectes Rocheteau et Saillard) et celle du Martrais au Gâvre (architectes Leroy et Migeon, Ad hoc architecture). Le prix spécial Alzheimer a en outre été remis par la Fondation Médéric Alzheimer au centre hospitalier Saint-Morand d’Altkirch (Haut-Rhin ; architecte Catherine Dormoy) pour son unité spécialisée. Le maître mot de ces projets est le gommage de l’aspect institutionnel pour se rapprocher de la notion de résidence, de lieu de vie et pas seulement de soins.

La Gazette Santé-social. septembre 2008.

Créativité et design face à des problématiques sociales

Hélène Carentz, ingénieur et designer produit, responsable création-marketing dans l’industrie, a enseigné dix ans à l’Ecole nationale de création industrielle. Marie Rochut artiste et créatrice couleur-matière pour l’industrie, enseigne depuis plus de trente ans à l’Ecole supérieure des arts appliqués Duperré. Toutes deux ont voulu transférer leurs méthodes dans le domaine des relations humaines. Cette école et la Maison ouverte se sont associées depuis quatre ans pour explorer différents formats d’animation. Un réseau pluridisciplinaire de créateurs et d’animateurs s’est créé, qui présentent le projet à chaque nouvelle promotion d’étudiants. En accordant de l’importance à tous les niveaux d’un projet, en qualifiant les couleurs, les matières, les détails, les aliments et leur mise en scène, en portant une attention particulière aux relations entre les personnes, s’opère un transfert naturel des sensibilités, des compétences et des expériences. Les plus vieux sont surpris des audaces des plus jeunes. Ceux-ci sont valorisés et avouent être décomplexés par le plaisir et l’étonnement exprimés par les personnes âgées. On quitte le schéma : »les jeunes viennent créer une animation pour leurs aînés ». Chacun s’en trouve plus vivant et l’animation retrouve son sens étymologique.

Documents Cleirppa, juillet 2008.

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