Un code éthique pour la construction de robots

Une équipe internationale de scientifiques et d’universitaires entend établir un code éthique pour la construction de robots et autres appareils de haute technologie appelés à assister les personnes âgées dans leur quotidien. Ce code sera publié en juillet prochain par l’Institute of Intelligent Systems for Automation. L’European Robotics Research Network (Euron) s’est récemment réuni à Gênes pour jeter les bases de ce code éthique. Le but est de contrôler la construction de robots qui avec les avancées technologiques deviendront toujours plus « intelligents », rapides et puissants. Les chercheurs s’interrogent sur le degré de responsabilité qu’il est possible de leur déléguer. Ces machines ont d’ores et déjà remplacé l’homme dans des actions importantes. Ainsi le National Health Service britannique a utilisé le robot baptisé Da Vinci pour mener des opérations chirurgicales au St Thomas Hospital de Londres. Au Japon, des robots humanoïdes comme « Asimo » de Honda ou « Qrio » de Sony ont pour vocation d’assister dans les tâches ménagères les personnes âgées. Si l’on est encore loin de la science-fiction, les chercheurs envisagent cependant la création de machines dotées de « conscience » d’ici 2020.

The Australian, 20 juin 2006

Une campagne récompensée

Une campagne de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer, « Erinnern-Vergessen : Kunststücke Demenz », vient de recevoir à Moers (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) un prix culturel décerné par le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (NRW). De fait, cette campagne était bâtie autour d’une œuvre théâtrale où des comédiens professionnels et des malades jouaient ensemble, intervertissant leurs rôles respectifs. Le projet s’est développé en collaboration entre la troupe, le théâtre, et diverses institutions sociales ou associatives, avec les patients, leurs familles, les bénévoles. La qualité de ces liens et le résultat frappant du projet ont conduit d’autres villes allemandes à le prendre pour exemple. La pièce sera à nouveau jouée (suivie de débats entre les soignants, les patients, les familles et le public) dès l’automne 2006 dans la région. 

Carelounge, www.carelounge.de, 13 juin 2006 

Un livre pour expliquer aux enfants

La série «Contes de la ruelle» a pour but d’explorer les thèmes de l’amitié et de la solidarité entre voisins, et c’est exactement ce qu’on retrouve dans Les voisins pourquoi. Deux jeunes pleins de ressources font la connaissance des nouveaux résidents de la rue, monsieur et madame Lafleur, dont le comportement erratique mobilise toute l’attention des enfants. Ceux-ci découvrent que leurs étonnants voisins sont atteints d’Alzheimer. 
Préface de Chrystine Brouillet au sujet de Louis, le fils de l’auteure à l’origine de cette jolie histoire. 7 ans et plus. 

Éd. Québec Amérique Jeunesse, coll. «Littérature d’Amérique», 2006, 112 p. Un livre d’Aline Apostolska, illustré par Steve Beschwaty

Dîner ensemble pour le bien-être des personnes âgées

Une étude a montré que dîner en commun, dans les maisons de retraite médicalisées, a des effets bénéfiques signifiants sur l’état physique et psychique des patients. Pendant six mois, les chercheurs ont comparé les effets du ‘dîner en commun’ à ceux d’un repas habituel. Le repas habituel consiste en un plateau-repas en plastique, distribué dans les chambres individuelles ou dans une salle commune selon le désir du résident. En revanche, le dîner commun a tout d’un repas familial : ensemble avec les aides-soignants, un bouquet de fleurs sur la table, les patients pouvaient se servir eux-mêmes et avaient le choix entre deux plats. Au bout de six mois, les patients allaient visiblement mieux. Non seulement ils avaient pris 500 grammes en moyenne, mais leur motricité et leur bien-être général avaient aussi progressé.
Vu le succès des ‘dîners communs’, les établissements participants les ont institutionnalisés. Le rapport d’études est à consulter sur le site Internet de la revue British Medical Journal

NRC Handelsblad, Rotterdam, www.nrc.nl, 5 mai 2006

Conférences sur la santé mentale

Le diagnostic précoce associé à un traitement sont des enjeux importants pour maintenir une bonne qualité de vie aux malades atteints d’Alzheimer. Ce plaidoyer émane d’une gériatre, Marie-France Rivard, qui dirige un programme régional intégré de psychiatrie gériatrique soutenu par le groupe de Services de santé Royal Ottawa (www.rohcg.on.ca). Une série de conférences d’information est organisée sur deux mois, à compter de fin mai 2006, à l’Hôpital Royal Ottawa, avec la participation du Dr Rivard et d’experts cliniciens, de chercheurs. L’objectif est notamment d’instruire le public sur les différences entre les signes normaux du vieillissement et les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer ou d’autres troubles neurodégénératifs. Les conférences sont gratuites et s’adressent à tout public.

www.newswire.ca, 29 mai 2006

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