Service civil auprès de personnes âgées

L’association dunkerquoise Unis Cité recrute des jeunes de dix-huit à vingt-cinq ans qui effectuent leur service civil. Ces jeunes volontaires ont un statut particulier puisqu’ils sont rémunérés mensuellement (six cent vingt-sept euros) pendant les neuf mois de leur service civil. Ils interviennent régulièrement dans le centre d’accueil de jour Alzheimer, les lundi et vendredi, font des visites à domicile des personnes âgées ou travaillent encore avec le foyer Le béguinage

www.nordlittoral.fr, 15 mars 2011

Chiens auxiliaires de vie

A Belfort, un accueil de jour pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer a trouvé en la compagnie du golden retriever Donuts, dit Doudou, un soutien précieux. « Doudou, c’est une caresse, un compagnon qui se fiche de la maladie, un regard qui apaise les angoisses, un éclat de rire qui brise l’isolement et donne envie de partager encore ». Geneviève Breton, directrice, témoigne : « si je ne sais pas entrer en contact avec la personne qui est là, Doudou fait le trait d’union. Il va, va se faire caresser, et la discussion va peut-être être possible en parlant du chien, mais peu importe, on parle ». Le débat est animé. Une résidente affirme que Doudou n’est pas un chien, mais un chat. Ce qui fait rire ses voisines. Une résidente, ravie, confirme : « on a besoin de se sentir entourés, aimés, ça fait beaucoup, ça ». Et le chien donne de l’amour. « Exactement. Il nous manque quand on ne le voit pas. C’est rare qu’on ne le voie pas ». Et lorsque les résidents jouent à la balle, le chien la ramasse. « Alors, les souvenirs peuvent s’effacer, Geneviève et Donuts en inventent d’autres, pour ne pas oublier de vivre, et ça marche. Pendant ce temps, les familles se ressourcent, les malades, eux, s’apaisent. C’est un bonheur de vivre qui se prolonge, et la vie avec », conclut le journaliste.

A la maison de retraite La Salette de Bully (Rhône), un chien labrador occupe une place très importante la nuit pour les résidents. Il est parfois affecté à l’accueil de jour, parfois dans un autre service, et toutes les nuits dans l’unité Alzheimer. Il a été formé par une société de chiens d’aveugles avant d’être réformé pour claudication. Depuis un an, il est formé par sa nouvelle maîtresse, une aide-soignante de nuit dans l’unité Alzheimer. C’est un « chien gardien qui rassure. Il fait désormais partie du rituel du coucher. Certains résidents attendent qu’il passe les voir une fois qu’ils sont couchés, pour leur donner un câlin avant de dormir ».

http://videos.tf1.fr/jt-we/contre-alzheimer-le-chien-peut-etre-un-allie-6301315.html, 5 mars 2011. Union sociale, février 2011. Guisset-Martinez MJ et Villez M. L’identité retrouvée. Nouveaux liens, nouvelles solidarités pour une autre approche de la maladie d’Alzheimer. Repères pour les pratiques professionnelles. Paris : Fondation Médéric Alzheimer. Guide Repères, décembre 2010. 184 p. ISBN 978-2-917258-00-2.

Clown de proximité

Le « clown de proximité » vise à rétablir des liens entre l’intime et le collectif, à « juste distance », expliquent Line Chalumeau, alias Mme Boum, et Myriam Andréolotti, alias Julietta, de l’Association Clowns Avant-Premières. Le clown n’a aucun message à donner. Il n’est pas dans la réflexion, il est dans l’émotion. Fiction ou réalité ? Le jeu se construit, comme une étape, un sujet de développement pour deux êtres en relation. 

Chalumeau L et Andréolotti M. Maladie d’Alzheimer et clown de proximité. Gérontologie sans frontières 2011 ; 157 (1) : 22-25.

Radiophonie

Les quatre maisons de retraite gérées par la ville de Lyon ont adopté la radio Voix d’Or, un dispositif proposant « un poste de diffusion puissant, des programmes mensuels proposant des séquences de jeux sonores et musicaux, des programmes de poésie, des sujets de mémoire affective ou mémoire d’objets, des séquences « contes, fables et mythologie », de l’actualité, une éphéméride, des programmes d’accompagnement de gymnastique douce ou de relaxation, des volets musicaux. Les programmes audio inédits sont conçus et réalisés par des professionnels de la radio (Radio France, RMC, Radio Suisse Romande, RCF) et accompagnés d'un livret de fiches pratiques. Les programmes sont optimisés sur le fond et la forme (voix rassurantes, bruitages, mélodies, tempo....), les thèmes variés (les souvenirs d’école, le premier amour, les enfants, l’arrivée de la télévision, le deuil d’un proche, les congés payés….) et le langage non infantilisant (métaphorique, imaginaire ou symbolique), pour initier des échanges sur l'expérience de vie passée. Le concept, lancé il y a un an par Lina Braunschweig, psychothérapeute et directrice de la start-up Sonora, s’appuie sur des travaux théoriques et pratiques validés par l’Université Lyon-2 et le CHU de Reims. L’animation sonore vise à activer la mémoire émotionnelle des personnes malades, de valoriser la personne et son histoire, d’utiliser les capacités restantes des personnes, et de faciliter la communication avec le personnel. Un reportage de France 3 présente l’utilisation de l’outil dans une maison de retraite de Villeurbanne, lors de la journée nationale Alzheimer du 21 septembre 2010. Le Professeur Pierre Krolak-Salmon, du laboratoire de dynamique cérébrale et cognition du Centre de recherche en neurosciences de Lyon, qui mène une évaluation de la méthode, déclare : « il est très difficile de montrer l’efficacité de ce genre d’outils. Mais les premiers résultats sont encourageants. On note une diminution d’anxiété et d’agitation chez les personnes malades ». 

www.senioractu.com, 1er mars 2011. www.voixdor.fr/media/france3.php, 21 septembre 2011. 

Malades jeunes : sensibiliser le grand public

Le Lions Club Renaissance a organisé au centre hospitalier Esquirol de Limoges une soirée destinée à sensibiliser le grand public aux problématiques de la maladie d’Alzheimer des moins de soixante ans. L’ensemble des fonds recueillis aidera au financement d’une structure destinée à ces malades jeunes.

www.lepopulaire.fr, 20 mars 2011.

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