Cours gratuit en ligne sur la maladie d’Alzheimer

L’Université Pierre et Marie Curie (UPMC-Sorbonne Universités) propose un MOOC (massive open online course : cours gratuit en ligne)sur la maladie d'Alzheimer. Il est publié par la plateforme France Université numérique (FUN) du ministère de l’Enseignement supérieur. Ce cours, qui dure cinq semaines, débute le 18 septembre 2015. Il a été réalisé par le Professeur Joël Belmin de l’Université Pierre et Marie Curie et chef du service de gériatrie de l’hôpital Charles-Foix à Ivry-sur-Seine. Les inscriptions sont ouvertes sur la plateforme FUN. Chaque séance (environ 1h30 par semaine) peut être suivie au moment qui convient à l’internaute. « Ce cours présente, de façon simple et compréhensible par tous, la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées. Sont abordés les données actuelles sur leur physiopathologie, les signes de ces maladies, la démarche médicale qui conduit à leur diagnostic et à leur prise en charge, le retentissement sur la société, l’état de la recherche et les pistes pour la prévention. » Ce cours s’adresse à toute personne intéressée par ces maladies professionnelle ou non, et ne nécessite aucun pré-requis. Ce cours est formé de dix parties comportant chacune un exposé, des interviews d’experts des sujets abordés et un questionnaire d’autoévaluation. Ce MOOC ne délivre pas de certificat mais une attestation de suivi avec succès.

Université Pierre et Marie Curie « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la maladie d’Alzheimer sans avoir pu le demander. www.france-universite-numerique-mooc.fr/courses/UPMC/18004/session01/about, 6 juillet 2015.

Architecture des lieux de vie pour personnes âgées : prix CNSA 2015

Geneviève Gueydan, directrice de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) et Thierry Van de Wyngaert, président du jury du Prix CNSA Lieux de vie collectifs et autonomie, ont récompensé les lauréats 2015, en présence de Jean-François Briand, adjoint au sous-directeur de l'enseignement supérieur et de la recherche en architecture au ministère de la Culture et de la communication, et de Philippe Bach, directeur de l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) Paris-Val de Seine. Le jury a distingué « trois projets cohérents les uns par rapport aux autres, parce qu’il n’existe pas une seule solution, un lieu de vie type. » Juliette Capdevielle, étudiante à l’ENSA Paris-Val de Seine, et Lise Marche, étudiante à l’ENSA Paris-La Villette ont remporté le Prix du concours d’idées (12 000 euros), grâce à leur projet Habiter le chemin de faire. « Les deux étudiantes ont imaginé un établissement composé de plusieurs unités de petite taille, proches de l’échelle domestique et familiale. Elles l’ont implanté sur un tronçon de la petite ceinture parisienne. Elles ont mis l’accent sur l’ouverture sur la vie de quartier, l’aménagement des espaces intérieurs et extérieurs pour proposer un lieu de vie respectueux des attentes des personnes âgées et des besoins du personnel et des familles. Le jury a été séduit par la dimension humaine du projet, pensé au service des personnes qui y vivront. » Benoît Christophe et Etienne Hémery, étudiants à l’École d’architecture de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée, et Louise Devillers, étudiante à la Faculté de médecine de Lille, ont obtenu une mention spéciale du jury pour le projet L’EHPAD en réseau dans la ville. « Ce projet original propose, dans le 11ème arrondissement de Paris, une « maison mère » constituée d’un cœur de vie et d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), et des logements individuels réhabilités et équipés en domotique, partagés avec des jeunes. Le concept offre une transition progressive entre le domicile et l’établissement et des modes d’accueil diversifiés et adaptés aux différents besoins des personnes âgées. Le jury a tenu ici à distinguer un projet qui s’inscrit dans un environnement très urbain, qui prend en compte de fortes contraintes et développe un travail précis sur les espaces, l’ergonomie des lieux et la domotique. » Le projet Vie l’âge, imaginé par Aude-Lise Garcia, Émilie Granier et Melissa Pizovic, étudiantes à l’ENSA de Montpellier, a également été distingué par une mention spéciale. « Le jury a récompensé un projet en territoire rural qui se développe dans la commune de Balaruc-le-Vieux (Hérault), autour de petites entités reliées entre elles par des artères. Cette fragmentation assure ainsi des liens avec le bourg urbain existant. »

Stimulation cognitive à domicile

L’association Alzheimer chez soi propose des séances de stimulation cognitive au domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, pour préserver l’autonomie au domicile et donner du répit à l’aidant. La prestation, assurée par des aides médico-psychologiques spécialement formées, est prise en charge au titre de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) à domicile et permet une réduction d’impôt. Pour mieux assurer sa visibilité auprès des autres professionnels et des familles, l’association vient de s’installer au sein d’un cabinet médical polyvalent.

www.lavoixdunord.fr, 10 juin 2015.

Oser l’Être

Fin 2014, l’EHPAD La Colline de la Soie, dans le 4ème arrondissement de Lyon, a accueilli le programme Cotillons & Courtoisies, proposé par l’association Vivre aux éclats, dans deux de ses unités. « S’appuyant sur l’interactivité que permettent la forme artistique clownesque et les multiples langages du clown, ces personnages fantaisistes ont apporté un regard décalé sur l’institution et réinterrogé avec humour et poésie l’organisation, son environnement et la place de chacun », écrit Senioractu. Une exposition photographique intitulée Oser l’Être a été inaugurée le 26 juin 2015 à Lyon. Elle présente vingt photos prises sur le vif lors de l’animation Cotillons et Courtoisies, les paroles des familles, des témoignages de professionnels de santé. « L’objet de ce travail photographique est de participer à une réflexion sociétale sur l’accompagnement du grand âge dans nos sociétés et de déstigmatiser la maladie d’Alzheimer et la dépendance liées à l’âge. »

www.silvereco.fr, 22 juin 2015.

Souvenirs de football (1)

« On dit que dans les dernières années de sa vie, le grand attaquant de football hongrois Ferenc Puskás ne réagissait plus que pour manger des friandises, et n'esquissait un sourire que lorsqu'il recevait dans sa maison certains de ses vieux compagnons de vestiaire, mais sans savoir pourquoi il riait. Son retour en enfance était un symptôme de plus d'une détérioration de ses capacités cognitives provoquée par Alzheimer. Puskás est mort en 2006 après plusieurs années de souffrance. "J'aime le football, peut-être plus que la vie" fut l'une de ses plus célèbres phrases, et c'est peut-être ce qui a inspiré une expérience de l'Université autonome de Barcelone, qui essaye de démontrer que le football est un outil très efficace pour aider les patients atteints de dégénérescence cognitive », ainsi que l’écrit Diego Barcala dans la revue sportive espagnole Líbero, qui vient de lancer un projet journalistique original : quatre numéros spéciaux servent de support à une expérience thérapeutique auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. « Des personnes incapables de se souvenir du nom de leurs enfants récitent, sans une erreur, la composition d'une équipe de onze joueurs qui date de quarante ans. "Les mauvaises choses, je les oublie, je ne me souviens que des bonnes", résume l'un des patients avec lesquels travaille la Fondation catalane Salut i envelliment (santé et vieillissement). "La maladie d’Alzheimer efface la mémoire mais elle n'efface pas la passion pour le football, ni les émotions, et c'est cela que nous souhaitons récupérer par le biais de cette thérapie de la réminiscence", explique Laura Coll, le médecin qui dirige le projet avec la psychologue Sara Doménech. « La thérapie aide à engendrer un impact émotionnel positif, pour permettre au patient de se sentir comme s'il était à la maison ». Avec des photographies d'époque, des discussions avec d'anciens professionnels, des vidéos et des objets, « on parle de football », on « aide ceux qui sont atteints de démence à retrouver leurs souvenirs", on "les stimule avec des conversations de groupe », ce qui permet d'améliorer « leur forme par le biais d'ateliers qui leur plaisent », insiste Sara Doménech.

Retour haut de page