Malades jeunes : une solution d’hébergement en France

Les personnes âgées de moins de soixante ans et atteintes de la maladie d’Alzheimer, « rarement prises en charge par le secteur médico-social, comme l’a révélé une étude de la Fondation Médéric Alzheimer menée en Nord-Pas-de-Calais et Rhône-Alpes » « n’ont généralement que deux possibilités : rester à domicile, où leur entourage familial

À Cesson (Seine-et-Marne), un foyer d’accueil médicalisé, résidence dédiée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer de moins de soixante ans, a ouvert ses portes en février 2015, avec les moyens du secteur du handicap. Un bâtiment de 3 700 m2 propose quarante-sept places, dont quatre places d’accueil temporaire et cinq places d’accueil de jour. Un mois après l’ouverture, une vingtaine de résidents âgés de trente-huit à cinquante-neuf ans sont déjà accueillis. Deux tiers sont atteints de la maladie d’Alzheimer et un tiers de lésions cérébrales aux symptômes proches. L’équipe, composée de professionnels du handicap, compte quarante-cinq personnes à ce jour et comprendra à terme trois infirmières, une infirmière coordinatrice, dix-huit aides-soignantes, dix-neuf aides médico-psychologiques, une psychomotricienne à temps plein, un médecin coordonnateur, un médecin psychiatre, une assistante sociale, un orthophoniste, un ergothérapeute, un kinésithérapeute à temps partiel. L’établissement propose des activités de loisirs, sportives et culturelles, des ateliers, de la balnéothérapie, de l’art-thérapie, de la musicothérapie. Porteuse du projet avec l’AEDE (Association des établissements du domaine Emmanuel), Espoir Alzheimer a présenté le projet au CROSMS (comité régional de l’organisation sanitaire et médico-sociale), qui a validé le projet. Quel financement ? Le Conseil général finance l’hébergement et l’accompagnement médico-social, sur la base d’un prix de journée de 230 euros. L’Agence régionale de la santé (ARS) verse une dotation soins mensuelle, et la participation du résident est calculée d’après le règlement de son département d’origine et selon ses ressources : un résident peut donc payer de 500 euros à plus de 3 000 euros par mois.

Géroscopie pour les décideurs en gérontologie, avril 2015. Handirect, mai-juin 2015. www.senioractu.com, 20 mai 2015.

Un groupe de soutien pour les maris de femmes atteintes de démence

La Fondation Alzheimer des Etats-Unis a mis en place un groupe de soutien par téléphone dédié aux conjoints de femmes atteintes de démence. Les participants apprennent à communiquer, à proposer des activités, gérer le stress et s’orienter dans le système d’aide et de soins.

Café Alzheimer itinérant

« Les familles de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ne savent pas toujours à quelles structures s'adresser pour se renseigner sur les possibilités d’aides », écrit le Journal de Saône-et-Loire. La plateforme de répit pour les aidantspropose un Café Alzheimer itinérant, animé par une psychologue. À la Chapelle-de-Guinchay, dix participants ont pu échanger avec une cadre de santé d’une maison de retraite et la présidente de France Alzheimer 71.

www.lejsl.com, 21 mai 2015.

Dansons, dansons

« Les airs de tango éveillent toujours des souvenirs agréables, ce qui permet de nouer le contact », rappelle Carolina Udoviko, installée à Poitiers et qui anime trois écoles de tango en France. Elle est partie à Shanghaï (Chine) pour transmettre son savoir-faire dans l’utilisation du tango dans l’accompagnement de la maladie d’Alzheimer. Elle est accompagnée de l’une de ses élèves chinoises, Xingi Huang, étudiante à l’Institut d’administration des affaires de Poitiers, qui a découvert le tango il y a un an et demi. Carolina Udovico avait participé au documentaire La mélodie d’Alzheimer d’Anne Bramard-Blagny et Julia Blagny, sur l’utilisation thérapeutique de la musique auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

www.centrepresse.fr, 4 mai 2015. La Mélodie d'Alzheimer - Concerto 06 Carolina Udoviko, 31 juillet 2014. www.youtube.com/watch?v=lUU79QRO5rk (vidéo).

Approches culturelles : la maison de thé chinoise (1)

« Mme Y., nonagénaire et présentant les premiers signes d’une démence, recommençait à parler de plus en plus le chinois cantonais, sa langue maternelle. Elle vivait seule à Londres. Ses petits-enfants habitaient en dehors de la capitale et étaient très inquiets pour elle, mais étaient incapables de communiquer correctement, la plupart d’entre eux ne parlant que l’anglais. Un service de soutien des pairs a aidé les petits-enfants à obtenir du soutien et de la formation auprès de la Société Alzheimer, et le centre chinois local a mis en place un bénévolat d’amitié auprès de Mme Y. Les différents acteurs aident à présent Mme Y. à trouver une place en maison de retraite avec d’autres résidents parlant chinois. » Entre 500 000 et 600 000 personnes d’origine chinoise vivent au Royaume-Uni, dont 50% dans l’agglomération londonienne. Issus de vagues d’immigration successives (marins et marchands des ports anglais au 19è siècle, migrants d’anciennes colonies britanniques dans les années 1950-1960 (Hong-Kong, Malaisie, Singapour), réfugiés vietnamiens des années 1970 et 1980, migrants de Chine continentale depuis les années 1990, ces personnes forment l’un des groupes socio-culturels les plus hétérogènes et dispersés, avec des réseaux de soutien essentiellement centrés sur la famille, expliquent David Truswell, des services publics de santé locaux, et ses collègues du centre national chinois pour une vie en bonne santé (Chinese National Healthy Living Centre) dans le quartier de Soho.

Truswell D et al. The Reminiscence Tea House. J Dementia Care 23(3) : 12-14.Mai-juin 2015.

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