Un vaccin japonais testé sur des souris. 
Une équipe de l’Institut des neurosciences de Tokyo a testé avec succès sur des souris un vaccin potentiel. L’étude a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences. Le vaccin aurait permis de réduire jusqu’à 50% les niveaux de protéine beta-amyloïde dans certaines parties du cerveau des rongeurs. http://tf1.lci.fr, 15 juin 2006
Encore le régime méditerranéen… 
On sait qu’un régime à base de fruits, de légumes, de céréales, de poisson, avec une consommation modérée de viandes et de laitages, passe pour diminuer le risque d’être atteint de la maladie d’Alzheimer. Une équipe américaine, dirigée par le Pr Scarmeas, a suivi pendant quatre ans une cohorte de 2 258 sujets résidant à New York, indemnes de troubles cognitifs. Parmi eux, 262 individus ont été atteints par la maladie. Il a été ainsi démontré que l’adhésion à ce régime était associée à une réduction significative du risque. Dementiae, éditorial d’O Henry, mars-avril 2006
Et toujours le poisson… 
Le professeur Morris et son équipe ont étudié la relation entre la consommation de poisson et la perte de fonctions cognitives chez des personnes âgées de plus de 65 ans, suivies pendant six ans dans le cadre du Chicago Health and Aging Project. La fonction cognitive, évaluée par quatre tests standardisés, déclinait de 10% plus lentement chez les personnes qui consommaient du poisson une fois par semaine et 13% plus lentement chez celles qui en consommaient au moins deux fois par semaine. www.i-dietetique.com, 18 juillet 2006
Gymnastique douce et relaxation pour maintenir l’autonomie des fonctions restantes. 
Une expérience a été menée par une psychomotricienne intervenant au sein d’un hôpital de jour avec des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. L’objectif est de réconcilier la personne avec son corps vieilli qui l’a trahie. Chacun porte un badge avec son nom, se présente et appelle l’autre par le nom qu’il lit sur le badge. La date est toujours rappelée en début de séance, pour aider au repérage dans le temps. Les séances de gymnastique douce tentent de faire ré-émerger une conscience de soi en « vivifiant » le corps par la relation, l’écoute et le mouvement. Le groupe de stimulation sensorielle veille à éveiller un certain plaisir sensoriel, à accompagner les patients dans la prise de conscience de leurs sensations. Travail avec des instruments de musique, écoute de différents sons, manipulation de pâte à modeler, travail sur les goûts et les odeurs, tout vise à faire remonter des souvenirs enfouis, donc des éléments d’une identité perdue. 
Dementiae, article de C.Courson, mars-avril 2006
Démences et interventions non-médicamenteuses. 
Les interventions non-médicamenteuses auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont un domaine de recherches en cours de développement. Parmi les interventions proposées, on peut citer la réhabilitation cognitive individualisée, les thérapies de la réminiscence incluant les aidants familiaux et le personnel d’accompagnement, les thérapies comportementales s’adressant aux aidants familiaux ainsi que des stratégies d’adaptation proposées aux aidants professionnels. Actuellement, le nombre d’études sur ces différents sujets demeure limité, il serait souhaitable de développer des essais prospectifs randomisés plus nombreux et plus précis.
Psychologie et NeuroPsychiatrie du vieillissement, Vol. 4, n°2, article de P. Dorenlot, juin 2006 
Stimulation cognitive en cas de « mild cognitive impairment ». 
La stimulation cognitive fait partie des interventions non pharmacologiques et peut s’appliquer aux patients présentant un « mild cognitive impairment » ou déficit léger. Des études récentes rapportent un effet bénéfique de ce type d’intervention sur les performances cognitives des participants. De plus, ces ateliers se déroulent généralement sur une dizaine de séances permettent une évaluation fine des difficultés cognitives et psychologiques, ainsi qu’une estimation des capacités de réserve des personnes. Cette technique se révèle donc être une réponse à un déficit cognitif mais aussi un moyen de prédire l’évolution possible vers un syndrome démentiel. Neurologie Psychiatrie Gériatrie n°32, article de E. Wenisch et I. Cantegreil-Kallen, avril 2006 
Immunothérapie dans la maladie d’Alzheimer : l’aventure continue. 
Le concept d’immunothérapie dans la maladie d’Alzheimer repose sur l’élimination du peptide beta-amyloïde. Un premier essai chez l’homme a débuté en avril 2000 chez 80 patients souffrant d’une maladie d’Alzheimer légère à modérée. Il s’agissait d’une immunisation active. Un autre essai impliquant 372 patients aux Etats-Unis et en Europe, initié en octobre 2001, a été arrêté en janvier 2002 en raison de complications touchant 6% des malades traités. Depuis, d’autres méthodes d’immunisation ont été développées induisant une réponse contre la protéine béta-amyloïde, mais en utilisant de vecteurs différents. Cette approche thérapeutique reste prometteuse. Dementia n°17, Vol. 3, article de O. Henry, mars-avril 2006 
Alerte Oceaan ! 
Le score d’alerte Océaan a pour objectif de faciliter le dépistage plus précoce et plus facile des patients agités et agressifs, afin d’orienter leur prise en charge, notamment en suscitant à bon escient une consultation spécialisée. Cet outil devrait être en particulier d’une grande utilité dans le cadre du maintien à domicile des personnes âgées. La revue de Gériatrie, article de JM Léger et R. Moulias, mai 2006 

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