L’art comme thérapie. 
Le professeur John Zeisel (New York) a montré que, dans les huit foyers Alzheimer qu’il coordonnait, il était possible en utilisant l’art d’obtenir des résultats significatifs sur les comportements des malades: 25% d’augmentation de la capacité à se lever et se laver, 22% de la capacité à se vêtir ou à aller aux toilettes. Il explique que seules les fonctions du lobe frontal (comparer et interpréter) sont annulées, les fonctions de compréhension (partie gauche du cerveau) et de perception du monde (lobes occipital, pariétal et pré-frontal) seraient préservées et pourraient être stimulées par des activités artistiques. Le rêve du professeur Zeisel, qui s’exprimait au colloque organisé le 18 mai par la société de gériatrie et de gérontologie d’Ile-de-France, le Centre mémoire de ressources et de recherche d’Ile-de-France et la Fondation Mederic Alzheimer : « que toutes les institutions culturelles ouvrent leurs portes aux malades ». Agevillagepro.com, 23 mai 2006 
Toucher avec la voix. 
Pour Marianne Hartmann, chercheur à l’université d’Anvers, la musique est un stimulateur d’émotion, qui peut jouer un rôle dans l’accompagnement des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer. Elle affirme que la personne âgée est « le chef d’orchestre » et le soignant « le musicien » ou « l’accompagnateur ». Il ne reste plus qu’à accompagner les émotions, les gestes, le temps, les mouvements, le silence, la façon de parler, de s’exprimer, de chanter. Mme Hartmann a exposé ses thèses au même colloque du 18 mai sur « les expériences de prise en charge non médicamenteuse des démences ». Agevillagepro.com, 23 mai 2006 
La musique diminue l’agitation. 
Une équipe canadienne a testé l’hypothèse selon laquelle l’écoute d’une musique relaxante au cours des repas pouvait diminuer l’agitation des résidents déments. Une diminution du nombre absolu de comportements agités s’est produite au cours des périodes d’écoute musicale. La Lettre mensuelle de l’Année gérontologique, avril 2006
Les patients souffrant d’une démence sévère reçoivent-ils un traitement agressif en cas de pneumopathie ? 
A un stade avancé de la maladie, les pneumopathies représentent l’une des causes les plus fréquentes de mortalité. Une étude a été menée aux Etats-Unis sur deux cent quarante personnes atteintes de démences sévères, décédées. Ce travail consistait à identifier celles qui avaient présenté une pneumopathie dans les six derniers mois de leur vie et à mesurer l’usage des antibiotiques. 64% d’entre elles avaient connu, pendant cette période, au moins un épisode de pneumopathie, dont certains avec récidive. Aucun antibiotique n’avait été prescrit dans 9% des cas. Il existait pour 93% d’entre elles des recommandations de ne pas faire de réanimation et pour 44% d’entre elles de ne pas procéder à une hospitalisation. www.sf-neuro.org, 11 avril 2006 
Toujours le « régime méditerranéen »… 
Une étude publiée dans le numéro d’avril des Annales de neurologie rend compte d’une recherche menée pendant quatre ans sous la direction de Nikolaos Scarmeas, du centre médical de l’université de Columbia (New York), qui a suivi un groupe de 2 200 personnes n’ayant aucune maladie neurologique connue. Selon cette étude, plus la conformité au « régime méditerranéen » (fruits, légumes, céréales, poisson, huile d’olive) est prononcée, plus le risque de développer la maladie d’Alzheimer se réduit.mediscoop@sante.net, 25 avril 2006 ; www.sante.net, même date ; www.culturefemme.com, 24 avril 2006 ; www.i-dietetique.com, 12 avril 2006
Pfizer (USA) rachète un pionnier de la thérapeutique anti-Alzheimer. 
Le premier groupe pharmaceutique mondial a annoncé la conclusion d’un accord en vue du rachat de Rinat Neuroscience Corp., une société biotechnologique américaine spécialisée dans le développement des protéines destinées au traitement des maladies du système nerveux central, notamment de la maladie d’Alzheimer. www.cerclefinance.com, 7 avril 2006
De l’importance d’une médecine de la personne. 
Si l’individu reste au cœur de toute approche médicale, il devient indispensable de ne pas limiter les examens au seul domaine organique et de prendre en compte tout ce qui constitue la personne humaine (histoire personnelle, dimension psychologique, position sociale…) Il faut éviter tout clivage entre le psychisme et le somatique et proposer une prise en charge globale. La revue francophone de gériatrie et de gérontologie, article de J. M. Léger, n° 123, mars 2006

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