Des résultats pour la mémantine

Une étude a été menée pendant six mois sur 1 826 patients atteints d’une maladie d’Alzheimer au stade modéré à sévère, afin d’évaluer les effets de la mémantine sur les domaines cognitifs, fonctionnel et global. Quel que soit le domaine étudié, la différence moyenne par rapport au placebo était significativement en faveur de la mémantine. L’analyse en prévention de l’aggravation clinique montrait que deux fois plus de patients sous placebo montraient une aggravation dans les trois domaines. L’analyse en prévention spécifique montrait un bénéfice régulier sur le langage, la mémoire, les praxies et les capacités visio-spatiales. Enfin il a été constaté un bénéfice sur les items idées délirantes, agitation/agressivité, irritabilité/instabilité de l’humeur.
www.pharmaceutiques.com , article de Dominique Monnier, 20 mars 2007

Bouger pour éviter de décliner

Le Dr Yves Rolland, de l’hôpital La Grave-Casselardit de Toulouse, a recruté cent trente-quatre personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer et âgées de quatre-vingt-trois ans en moyenne. Le médecin a partagé les volontaires en deux groupes : le premier a bénéficié d’un programme de remise en forme de douze mois (marche, musculation, assouplissement). Le deuxième s’est contenté des soins habituels. Les résultats publiés dans le Journal of the American Geriatrics montrent que seuls 33% des patients du premier groupe ont suivi le programme jusqu’au bout. Ceux qui ont tenu bon ont vu leur vitesse de déplacement et leur niveau d’activités quotidiennes augmenter de façon significative. Mais leurs problèmes comportementaux, leur éventuel état dépressif ou leur alimentation n’ont connu aucune amélioration. 
http://bienetre.nouvelobs.com , 8 mars 2007 ; Journal of the American Geriatrics Society , Yves Rolland, février 2007 ; www.reutershealth.com . 7 mars 2007.

Toujours les fruits et légumes

Les fruits et légumes sont riches en antioxydants et autres vitamines et pourraient donc présenter un effet neuroprotecteur. Le Dr Hee Kang a étudié une population de 13 388 femmes dont les apports alimentaires ont été évalués de manière répétée depuis 1984, en même temps qu’était effectuée une évaluation cognitive. Il a été observé que les femmes du quintile le plus élevé de consommation de légumes crucifères ou de légumes verts déclinaient moins vite au cours de l’enquête par comparaison avec les femmes du quintile le plus bas. La Lettre mensuelle de l’année gérontologique , février 2007 ; Kang H, Maladie d’Alzheimer et déclin cognitif : Recherche et Pratique clinique , vol. 12, à paraître 2007, Serdi éditions

Encore les fruits et légumes

L’équipe du Dr Morris, à Chicago, a étudié une cohorte de 3 718 sujets âgés de soixante-quatorze ans. Leurs fonctions cognitives ont pu être analysées à l’entrée dans l’étude, à trois ans et à six ans. Le déclin cognitif est moins prononcé au bout de six ans chez les personnes mangeant majoritairement des légumes. Les individus absorbant plus de deux rations de légumes par jour sont considérés par les auteurs de ce travail comme étant « plus jeunes de cinq ans ». 
Dementiae , novembre-décembre 2006 ; Neurology , Morris MC, Evans DA, Tangney CC, Bienas JL, Wilson RS, 2006

Et même le café

Une équipe hollandaise a suivi pendant dix ans six cent soixante-seize hommes en bonne santé, nés entre 1900 et 1920. Leur consommation de café a été estimée en nombre de tasses par jour. Leurs performances cognitives ont été mesurées tous les ans en utilisant leMini-Mental State . Le déclin cognitif s’est révélé 4,3 fois plus faible chez les personnes qui buvaient trois tasses de café par jour que chez ceux qui n’en consommaient pas du tout. Des études ont montré que la caféine agissait en tant qu’antagoniste des récepteurs A1 de l’adénosine, entraînant ainsi une stimulation de l’activité cérébrale via les récepteurs de type A2.
www.saging.com , 15 mars 2007 ; Eur J Clin Nutr , van Gelder BM et al, 2007

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