Humanitude et approches non médicamenteuses

Le troisième colloque international sur les approches non médicamenteuses de la maladie d’Alzheimer, tenu les 3-4 novembre à la Cité des sciences de Paris, a réuni neuf cents personnes. « La maladie d’Alzheimer, ce n’est pas la mort de l’esprit, il y a une vie affective », a déclaré le Professeur François Blanchard, chef de service de gériatrie au CHU de Reims. Une part importante des interventions était consacrée à la méthode Gineste–Marescotti dite Humanitude. Agevillage et les directeurs membres d’Asshumevie (Association Humanitude évaluation et milieu de vie) regrettent l’absence des pouvoirs publics à cet événement : « face aux difficultés rencontrées sur le terrain, à l'épuisement professionnel, aux injonctions contradictoires (politiques qualité/absence de moyens humains qualifiés, primes à la grabatisation), tout l'enjeu de ce colloque était de  favoriser la bientraitance prônée dans les politiques publiques et de fédérer autour de valeurs partagées les professionnels du secteur. Aujourd'hui, des outils existent pour que la maltraitance institutionnelle disparaisse, alors on n'a plus le droit de se taire et de ne pas agir ».

www.agevillagepro.com, 8 novembre 2011.

Technologies du domicile

Pour Martin Vial, directeur général du groupe Europ Assistance, « nous en sommes à la préhistoire : la révolution qui est devant nous, c’est la combinaison de la robotique, de l’intelligence artificielle et de l’Internet ». Mais la technologie ne remplacera jamais l’aide humaine. Sécurisée par la technologie, la présence humaine peut permettre à l’aidant de gérer les moments les plus importants. Demain, les médaillons de téléassistance seront remplacés par des bracelets relevant en permanence leurs paramètres vitaux ; les maisons « intelligentes » seront équipées de capteurs non-intrusifs et reliées à des plateformes de téléassistance. Les actions de prévention seront accentuées, prédit Martin Vial. Europ Assistance travaille déjà à l’accompagnement de personnes atteintes de maladies chroniques, et souhaite élargir ce suivi aux personnes âgées. Mais l’amélioration de la qualité des soins ne sera possible que si les services d’aide à domicile s’approprient les innovations, pour répondre aux exigences d’un public de plus en plus averti. Le Professeur Alain Franco, du CHU de Grenoble et rapporteur de la mission Vivre chez soi, plaide pour un accès facilité aux technologies, notamment par le biais de la domotique, pour la modernisation des services à la personne, et pour le développement des outils de communication et de loisirs, que les personnes âgées peuvent facilement s’approprier, comme Facebook ou l’iPhone.

Le Journal du domicile et des services à la personne. Octobre 2010.

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