Les antipsychotiques pas plus efficaces que des placebos

Une étude menée par des chercheurs de l’école de médecine de l’université de Californie du sud, financée par le gouvernement et publiée dans le New England Journal of Medicine, démontre que les médicaments de la famille des antipsychotiques atypiques (Zyprexa, Seroquel et Risperdal) ne sont en réalité pas plus efficaces que des placebos lorsqu’ils sont utilisés pour atténuer les symptômes – principalement le comportement agressif- des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces médicaments provoquent par ailleurs chez de nombreux patients atteints de la maladie d’Alzheimer des effets secondaires : troubles, endormissements, tremblements ou encore raideurs musculaires. L’International Herald Tribune souligne le besoin d’entreprendre de nouvelles recherches pour la mise au point de médicaments efficaces pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. 

International Herald Tribunewww.iht.com, 20 octobre 2006 

Prescription d’Aricept autorisée pour tous les stades de la maladie

Tandis qu’au Royaume-Uni, le National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE) réduit les prescriptions du médicament Aricept, aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a déclaré que ce médicament (produit par le laboratoire japonais Eisai en collaboration avec le laboratoire américain Pfizer) pourrait être prescrit aux patients à un stade modéré ou avancé de la maladie. Ce médicament qui était auparavant prescrit au Etats-Unis pour les patients au stade initial ou modéré de la maladie, couvre désormais tous les stades de la maladie (du stade initial au stade sévère). Le marché mondial des traitements de la maladie d’Alzheimer est estimé à environ 3 milliards de dollars. Il devrait atteindre 5,5 milliards de dollars d’ici 2009, selon le Millennium Research Group (société d’études de marché spécialisée dans le secteur de la santé). De mai 2005 à mai 2006, la vente d’Aricept a rapporté 1,7 milliard de dollars au laboratoire Eisai, soit 47% du total de ses ventes pharmaceutiques. 

MSNBC, http://msnbc.msn.com, 18 octobre 2006

Sulfate d’heparan : un espoir pour la recherche

Des scientifiques britanniques de l’université de Liverpool ont utilisé des sulfates d’heparan (élément que l’on trouve dans presque toutes les cellules du corps) pour mettre au point un médicament qui ralentirait la formation dans le cerveau de plaques de peptide bêta amyloïde. L’entreprise britannique de biotechnologie, IntelliHep ltd, a reçu une aide gouvernementale pour poursuivre les recherches sur l’utilisation des sulfates d’heparan dans la fabrication de traitements pour lutter contre la maladie d’Alzheimer.

China View, http://news.xinhanet.com, 27 octobre 20006

Directive définitive du NICE

Le National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE) a refusé de modifier ses directives- émises en 2005- en matière de prescriptions dans le cadre du National Health Institute for Health (NHS, sécurité sociale britannique) des médicaments donepezil (Aricept), rivastigmine (Exelon), galantamine (Reminyl) et memantine (Exiba). Seuls les patients à un stade modéré de la maladie pourront obtenir ces médicaments (ce traitement coûte par patient 2,5 livres (3,70 euros) par jour). Les associations d’aidants qui réclamaient que ces traitements soient également prescrits au stade initial de la maladie n’ont donc pas obtenu gain de cause. Le NICE estime en effet que les bienfaits de ces traitements sont bien trop faibles compte tenu de leur coût. Environ 750 000 personnes au Royaume-Uni sont touchées par la maladie d’Alzheimer, mais seuls 78 000 patients prennent ces médicaments, principalement le donepezil. Les patients qui suivaient ce traitement avant la publication des directives du NICE pourront cependant le continuer.

BBC News, http://news.vote.bbc.co.uk, 11 octobre 2006

Un programme de remise en forme pour les personnes atteintes de démence

Le Centre de mise en forme médicale « Médifast » dans la ville de Hardenberg a commencé récemment un programme de mise en forme spécialement conçu pour les personnes atteintes de démence à un âge relativement jeune. Il s’agit d’un test : si le programme s’avère un succès, il sera prolongé. Les personnes concernées suivent un programme d’exercices physiques sous l’accompagnement d’un groupe de kinésithérapeutes et de leur aide-soignant. Jusque-là, les personnes suivant le programme ainsi que leurs accompagnateurs sont très enthousiastes. Les patients reprennent goût à la vie et contre toute attente, ils s’avèrent capables de beaucoup d’exercices physiques différents.

De Stentor, Apeldoorn, www.stentor.nl, 17 octobre 2006

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