Unités spécifiques Alzheimer : la recherche doit être intégrée dans la pratique clinique

Le Livre blanc des unités de soins, d’évaluation et de prise en charge Alzheimer (USPALZ) propose sept axes d’amélioration portant sur le diagnostic au stade léger de la maladie d’Alzheimer ; l’hospitalisation de la personne malade atteinte de la maladie d’Alzheimer ; le malade jeune ; l’aide aux familles ; les structures de longue durée ; les structures de prise en charge des troubles du comportement ; les structures innovantes offrant un accès sur les nouvelles technologies. Pour le Pr Bruno Vellas, responsable du gérontopôle de Toulouse, du Centre mémoire de ressources et de recherche Midi-Pyrénées et président de l’USPALZ, « il est essentiel de permettre à tous l’accès à l’innovation et à la recherche, comme cela se fait en cancérologie, quand un patient est atteint d’une pathologie grave et que les thérapeutiques actuelles se sont avérées insuffisantes. Il est du droit des patients et du devoir des professionnels de les informer sur les molécules en cours d’étude. Aux patients et à leur famille de prendre la décision de participer ou non, mais ils doivent en être informés, ce qui n’est actuellement, bin souvent, pas le cas. Chaque année, deux cent quarante patients bénéficient d’études avec les molécules innovantes, ce qui est une goutte d’eau sur les centaines de milliers de malades. Si nous pouvions multiplier ce chiffre par dix, cela accélérerait considérablement la recherche sur la maladie d’Alzheimer. C’est pourquoi la recherche ne doit pas être dans un ghetto, mais intégrée dans la pratique clinique au bénéfice du plus grand nombre. »

Doc’Alzheimer, janvier-mars 2016. Société française de gériatrie et gérontologie-France Alzheimer et maladies apparentées-Fédération des centres mémoire de ressources et de recherche. Livre blanc des unités de soins, d’évaluation et de prise en charge Alzheimer. Décembre 2015. 286 p.

https://asp.zone-secure.net/v2/index.jsp?id=4463/5806/61339&lng=fr(texte intégral).

Rééducation kinésithérapique : quels effets ?

Sabrina Padilla, masseur-kinésithérapeute à Aubagne (Bouches-du-Rhône), présente le cas pratique suivant : « Monsieur G., âgé de quatre-vingt-six ans, est entré en établissement d’hébergement suite à une impossibilité de maintien à domicile, en partie liée à d’importants troubles cognitifs. Une rééducation est entreprise, avec pour objectif premier une amélioration des capacités fonctionnelles. Par la suite, un second objectif prend forme : celui du maintien ou d’une amélioration des fonctions cognitives. Après cinquante jours de prise en charge kinésithérapique, des progrès sur les plans physiques et cognitifs sont perçus par l’équipe soignante. Cependant, les améliorations cognitives, contrairement aux améliorations physiques, ne sont pas perceptibles dans le test cognitif effectué par le neuropsychologue. Se pose alors la question de savoir si cette amélioration est subjective ou si le test manque de sensibilité. »

Padilla S. Prise en charge masso-kinésithérapique de Monsieur G. atteint de troubles cognitifs. Kinésithérapie, 13 avril 2016. http://emvmsa1a.jouve-hdi.com/article/1045477.

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