Thérapie cellulaire

Selon le Centre d’analyse stratégique, la Chine a donné un coup d'arrêt (temporaire ?) aux thérapies cellulaires en 2012, ordonnant l'arrêt sur son territoire de tous les essais cliniques et de toutes les thérapies par cellules souches n'ayant pas obtenu l'agrément des autorités. Le ministère de la Santé a cessé de délivrer des autorisations pour de tels programmes jusqu’à mi-juillet 2012. « Les autorités ont réagi au fait qu’un nombre croissant d’hôpitaux et de cliniques dans les grandes villes proposaient des thérapies cellulaires pour traiter les cancers, la maladie d’Alzheimer ou encore des problèmes de moelle épinière. Des patients payaient des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars, pour bénéficier de ces traitements alors que leur efficacité n’est nullement prouvée. Selon des patients, des médecins ou des proches de patients interrogés par Reuters, ces interventions médicales n'entraînent parfois aucune guérison et se sont même révélées mortelles dans certains cas ».

Centre d’analyse stratégique. Panorama Questions sociales 2013. 500 propositions, innovations et curiosités sociales venues de l’étranger. Bilan 2012. Janvier 2013. www.strategie.gouv.fr/system/files/2012-01-14-_panoramadqs_bilan_2012_ok.pdf.

www.challenges.fr/, 10 janvier 2012.

Diagnostic et prise en charge : bonnes pratiques professionnelles

La Haute autorité de santé (HAS) publie un document synthétisant l’ensemble de ses travaux sur la prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Pour Karine Petitprez, du service des bonnes pratiques professionnelles de la HAS, « il est impossible de guérir de cette maladie aujourd’hui. Cependant, un diagnostic précoce pourrait permettre d’assurer une meilleure qualité de vie au patient et à son entourage grâce à une prise en charge adaptée. Plus tôt le diagnostic est posé, plus vite cette prise en charge peut être instaurée, permettant éventuellement de retarder l’entrée du patient en établissement spécialisé ».

Haute autorité de santé. Maladie d’Alzheimer : du diagnostic à la prise en charge. Actualités et Pratiques n°46, février 2013.

www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1341540/maladie-dalzheimer-du-diagnostic-a-la-prise-en-charge?xtmc=&xtcr=1

Prise en charge de la douleur chez les personnes âgées : recommandations britanniques

Médicaments, interventions médicales ou psychologiques, activité physique, technologies d’assistance, thérapeutiques alternatives : la Société gériatrique britannique et la Société britannique de la douleur publient la première recommandation sur la prise en charge de la douleur chez les personnes âgées au Royaume-Uni.

Abdulla A et al. Evidence-based clinical practice guidelines on management of pain in older people. Age Ageing, 18 janvier 2013.

http://ageing.oxfordjournals.org/content/early/2013/01/17/ageing.afs199.extract.

Co-morbidités : la démence comme principe organisateur des soins

« La plupart des personnes âgées atteintes de démence ont aussi d’autres maladies chroniques. Parce que la démence affecte tous les aspects de la vie d’un patient, ses conséquences doivent être prises en compte dans chaque décision de soins, y compris le traitement des co-morbidités ». Dans un article de formation continue, un groupe de gériatres du Minnesota (Etats-Unis) présentent un référentiel de soins prenant la démence comme principe organisateur, plutôt que les co-morbidités. « Reconnaître et traiter une maladie chronique aiguë peut être difficile en raison de l’absence de signes typiques. Chez les patients ayant un déficit cognitif important, des changements aigus de son état de santé se présentent souvent comme une confusion accrue, des chutes, une perte d’appétit ou une déshydratation. La relation entre ces présentations et la cause sous-jacente (par exemple une pneumonie donnant lieu à une confusion sans symptômes respiratoires) peut ne pas âtre évidente. Parce que la maladie d’Alzheimer se manifeste typiquement comme un déclin lent, quasi stationnaire des capacités cognitives, toute aggravation soudaine de la confusion devrait inciter à une évaluation pour identifier une cause aiguë sous-jacente. Les médicaments, une infection, une constipation, une rétention d’urine, la douleur, une ischémie du myocarde, une déshydratation, un manque de sommeil, une pathologie bucco-dentaire peuvent être des causes courantes de délire ou de modifications aigues de l’état mental des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ».  Pour les auteurs, même si la démence apparaît le moins « traitable » des problèmes médicaux chroniques d’une personne, comprendre comment la démence affecte les autres pathologies est la clé d’une prise en charge efficace. Organiser les soins autour de la démence permet d’éviter des crises médicales précipitées par la capacité réduite de la personne malade de prendre soin d’elle-même, d’améliorer sa santé et sa qualité de vie et de réduire des dépenses médicales inutiles, voire dangereuses ».

Lazaroff A et al. Using dementia as the Organizing Principle when Caring for Patients with Dementia and Comorbidities. Minnesota Medicine 2013 ; 96(1) : 41-45. Janvier 2013. www.minnesotamedicine.com/PastIssues/January2013/usingdementiaastheorganizingprinciple.aspx (texte intégral).

Prise en charge à domicile, prise en charge en établissement : quels coûts ?

En Allemagne, le système de sécurité sociale comprend une assurance santé statutaire et une assurance dépendance obligatoire. Une étude menée par Larissa Schwarzkopf, de l’Institut d’économie de la santé et du management des soins au Centre Helmholtz de Munich analyse les dépenses remboursées de deux mille neuf cents personnes atteintes de démence hébergées en établissement et cinq mille cinq cents personnes atteintes de démence vivant à domicile. Par rapport à une prise en charge à domicile, la prise en charge en établissement coûte deux cents euros par an de plus pour les dépenses de santé et 11 200 euros par an de plus pour les dépenses liées à la dépendance. Un article précédent de la même équipe relevait des dépenses de 12 300 euros par an et par personne atteinte de démence, contre 4 000 euros par an pour des personnes non atteintes de démence.

Schwarzkopf L et al. Are community-living and institutionalized dementia patients cared for differently? Evidence on service utilization and costs of care from German insurance claims data. BMC Health Serv Res, 3 janvier 2013. www.biomedcentral.com/1472-6963/13/2 (texte intégral). Schwarzkopf L et al. Excess costs of dementia disorders and the role of age and gender - an analysis of German health and long-term care insurance claims data. BMC Health Serv Res 2012 ; 12: 165. www.biomedcentral.com/1472-6963/12/165(texte intégral).

Retour haut de page