Le Donézépil serait actif au stade sévère de la maladie d’Alzheimer.
Le Donézépil est un médicament déjà commercialisé avec pour indication la maladie d’Alzheimer au stade léger à modéré. Une nouvelle étude contrôlée par placebo, conduite par le Severe Alzheimer’s Study Group, a porté sur 284 patients présentant un stade sévère de la maladie et vivant en institution. Selon les résultats publiés, ce médicament apporte un bénéfice cognitif et fonctionnel. 
Le Quotidien du Médecin, mars 2006, n° 7927
Du bon effet des antihypertenseurs.
Après une enquête menée auprès de 3 297 personnes âgées de plus de 65 ans et en bonne santé, l’équipe d’Ara Khachaturian a constaté que, sur les 104 personnes présentant, au bout de dix ans, des troubles de mémoire, aucune n’appartenait au groupe des personnes traitées contre l’hypertension. Le médicament en cause semble être un antihypertenseur diurétique, maintenant de hauts niveaux de potassium. Agevillagepro.com, 21 mars 2006
Des anti-inflammatoires contre le Parkinson.
L’inflammation semble impliquée dans divers processus dégénératifs, en particulier dans la maladie d’Alzheimer. Dans la maladie de Parkinson, des observations expérimentales, chez l’animal, suggèrent l’existence d’effets protecteurs des anti-inflammatoires. Une étude américaine portant sur 86 000 hommes et 97 000 femmes semble montrer que le risque de survenue de la maladie serait plus faible chez les consommateurs d’un anti-inflammatoire, l’ibuprofène.
Alzheimer Actualités, mars/avril 2006, n° 185
Soigner par la musique. 
L’Institut Alzheimer, présidé par le Professeur Jacques Touchon, a décidé de reconduire pour 2006 le concours « Bourses de recherche en musicothérapie dans la maladie d’Alzheimer ». Cette nouvelle édition comprendra deux bourses d’un montant respectif de dix mille et cinq mille euros. L’inscription, réservée aux médecins et chercheurs, se fera uniquement en ligne sur le site www.institut-alzheimer.org. Deux projets de recherche, récompensés en 2005, sont actuellement en cours de réalisation : « Rééducation de la mémoire autobiographique par la musique chez vingt patients Alzheimer » (CHU La Timone, Marseille) et « Le rôle des chansons familières dans l’émergence de souvenirs autobiographiques dans la maladie d’Alzheimer » (Université René Descartes Paris V). Senioractu.com, 20 mars 2006
Un mécanisme naturel de défense. 
Une équipe de la faculté de médecine de l’université Laval et du centre de recherche du centre hospitalier universitaire de Québec a annoncé le 16 février avoir découvert un mécanisme naturel de défense déployé par l’organisme pour contrer la dégénérescence des cellules nerveuses observée dans la maladie d’Alzheimer. On sait que la maladie se caractérise par l’accumulation de protéines amyloïdes, qui forment des plaques autour desquelles s’agglomèrent des microglies, les cellules de défense du système nerveux central. Ces microglies se révèlent incapables d’éliminer ces plaques : elles provoqueraient une inflammation qui causerait la mort des neurones. D’où l’utilisation d’anti-inflammatoires. Les chercheurs canadiens auraient réussi à démontrer, à partir d’expériences menées sur des souris transgéniques atteintes de la maladie d’Alzheimer, qu’une autre espèce de microglies, celles qui proviennent de cellules souches de la moelle osseuse, parviennent à détruire les plaques amyloïdes. Ils font appel au génie génétique pour fabriquer des microglies qui se fixent plus solidement aux plaques et qui sont dotées d’enzymes plus puissants pour les détruire.
AgeVillage.com, 28 février 2006 ; http://sante-az.aufeminin.com, 23 février 2006
Une étude de la prescription des médicaments dans la vie quotidienne des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer est en cours, a annoncé le ministre Philippe Bas devant la Première rencontre parlementaire sur la santé mentale : recours aux thérapeutiques, nombre d’hospitalisations, d’entrées en institutions, charge des familles. Un nouveau programme hospitalier de recherche clinique, coordonné par le Professeur Dartigues, portera sur l’évaluation et la validation des traitements non médicamenteux. 
AgeVillage.com, 14 février 2006
Des médicaments, mais sous conditions… 
Le National Institute for Health and Clinical Excellence (Grande Bretagne) fixe les conditions d’utilisation des médicaments anti-Alzheimer : un MMS (mini mental state examination) au dessus de 12 ; un diagnostic dans une clinique spécialisée et par des médecins spécialisés ; la garantie que les médicaments seront pris avec régularité ; une nouvelle évaluation tous les mois ; une suspension du traitement quand le MMS tombe au dessous de 12. Agevillagepro.com, 15 février 2006
Attention aux anticholinergiques, qui peuvent provoquer des troubles cognitifs chez la personne âgée. C’est la conclusion à laquelle est parvenue l’équipe de recherche INSERM de Karen Ritchie à l’Université de Montpellier. Marie-Laure Ancelin et Sylvaine Artero ont suivi 372 personnes âgées de plus de soixante ans et ne présentant pas de démence. Environ 10% des personnes interrogées prenaient des anticholinergiques depuis au moins un an. 85% des consommateurs de médicaments présentaient des altérations cognitives modérées, contre 35% dans le groupe des non consommateurs. Cependant un article de l’International Journal of Geriatric Psychiatry affirme que les inhibiteurs de l’acetylcholinesterase retardent d’au moins six mois le déclin cognitif des patients Alzheimer.
www.destinationsante.com, 28 février 2006 ; successful aging news, 24 février 2006 ; www.futura-sciences.com, 16 février 2006 ; Agevillagepro.com, 15 février 2006
Danger dépression. 
Selon le Professeur Michael Rapp, de la Mount Sinai School of Medicine of New York, le fait de souffrir de dépression tout au long de sa vie exposerait à la maladie d’Alzheimer. Le chercheur américain a comparé deux groupes de patients souffrant de cette maladie, les uns ayant été victimes de dépressions sévères, les autres n’ayant connu aucun trouble psychologique. Les plaques amyloïdes se sont davantage développées chez les patients du premier groupe, qui manifestent un déclin intellectuel plus prononcé. www.destinationsante.com, 13 février 2006
Entre 8 et 14% (selon le temps du suivi) des personnes âgées souffriraient de troubles dépressifs. Entre 5 et 12% consomment des antidépresseurs. L’existence de ces symptômes multiplierait par trois le risque de troubles cognitifs (du moins chez les sujets masculins). Tels sont les résultats de l’enquête PAQUID, effectuée, au long des dix-neuf dernières années, auprès d’un échantillon de 3 777 sujets âgés de plus de soixante cinq ans au 31 décembre 1987. 
Dementiae, article de Y. Wolmark, n°15, vol.3
Mémoire et émotions dans la maladie d’Alzheimer. 
Une étude portant sur cent cinquante personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer montre que l’apathie est présente dans 76% des cas. Mais la mémoire explicite est mieux préservée quand le stimulus a une connotation émotionnelle positive. La présence de symptômes dépressifs aggraverait les troubles mnésiques et se traduirait notamment par un déficit au niveau des stratégies de rappel. « La réminiscence aurait un effet bénéfique sur la dépression, sur les interactions sociales, sur les troubles du comportement, sur la désorientation et la capacité à rester engagé dans une activité ». Dementiae, article de A.M. Ergis, n°15, vol.3
« Recherchons frères et sœurs de plus de 90 ans »
Telle est l’annonce que pourrait faire passer l’INSERM, qui participe à une étude européenne « Genetic of Healthy Aging » (les facteurs d’un vieillissement en bonne santé). Newsletter FEHAP, février 2006
Un jeu vidéo pour prévenir la maladie d’Alzheimer. 
Le Professeur Ryuta Kawashima, de l’Université de Tohoku, a imaginé un jeu vidéo, Brain Training, qui est censé améliorer la capacité cérébrale et même diminuer les risques de démence et de maladie d’Alzheimer. Grâce à différents casse-tête, l’âge cérébral du joueur est déterminé, le but du jeu étant de réduire son âge cérébral. Ce jeu rencontre un grand succès au Japon et sera bientôt commercialisé aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. AgeVillage.com, 13 mars 2006
Cellules souches : l’archevêque de Paris proteste. 
Dans une interview au journal La Vie, Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris, réagit à la publication, le 7 février, de décrets autorisant l’utilisation des embryons à des fins de recherche. « Va-t-on continuer longtemps à fabriquer des embryons en surnombre ? », s’interroge-t-il. « On nous fait rêver d’un avenir fantasmatique où l’on pourrait guérir les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer grâce à ces cellules souches embryonnaires », explique-t-il, mettant en garde contre la supercherie et la propagande, alors que l’on touche au cœur de l’existence humaine. www.genethique.org, 17 février 2006 ; La Vie, 16 février 2006. 
Omega 3 et statines.
Voilà un cocktail qui jouerait un rôle majeur dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. De récentes études américaines viennent de montrer que certains acides gras, et notamment les omega 3 contenus dans certains poissons, exerçaient un puissant effet protecteur sur les neurones, en empêchant le déclenchement de la maladie d’Alzheimer, ou en ralentissant sa progression. Au cours des dernières années, trois grandes études épidémiologiques ont montré par ailleurs que les statines, des anticholesterols, seraient des agents protecteurs particulièrement efficaces. Elles permettraient de réduire jusqu’à 70% le risque de développer des démences du type Alzheimer. 
www.medito.com, article de René Trégouët, groupe de prospective du Sénat, 3 février 2006 ; info@successaging.com, 1er février 2006
Soigner par la lumière. 
L’efficacité de l’utilisation de la lumière comme moyen thérapeutique a été étudiée à partir de plusieurs recherches publiées dans la littérature. Certains résultats semblent montrer l’efficacité de la luxthérapie dans la diminution des troubles de l’humeur et dans l’amélioration des cycles veille-sommeil chez les personnes âgées démentes. D’autres études sur des populations plus importantes et plus homogènes sont nécessaires pour mieux apprécier ces effets et trouver alors une place à la luxthérapie en complément des autres traitements. 
Repères en Gériatrie n°57, article de E. Evrard, Janvier 2006
Fruits et légumes protègent des accidents vasculaires cérébraux. 
Selon l’analyse de plusieurs études publiées, la consommation de cinq portions de fruits et de légumes par jour pourrait entraîner une réduction très importante des accidents vasculaires cérébraux ischémiques et hémorragiques. Ce constat devrait encourager à ce type de consommation déjà à l’origine de gain potentiel sur les cancers et les ischémies cardio-vasculaires. 
Le Quotidien du Médecin, n°7887, janvier 2006

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