Pour une approche globale de l’être humain

Grâce à une politique de prévention adaptée, il est désormais possible de diminuer la fréquence de certaines maladies invalidantes, en traitant par exemple l’hypertension artérielle, l’ostéoporose, et de garantir au plus grand nombre une meilleure autonomie physique et psychique pendant la vieillesse », rappelle Jean-Pierre Aquino, président du comité de pilotage du plan national Bien vieillir et président du comité de rédaction de L’Officiel des Aînés 2012. « La notion de lien social précède celle d’utilité sociale et implique une adaptabilité de l’individu au sein de la société. Il faut souligner l’importance du réseau relationnel lors de l’avancée en âge. La rupture des liens sociaux est fréquente : santé défaillante, éloignement géographique, veuvage… Il faut mettre en place une lutte contre l’exclusion sociale et l’isolement. Les actions intergénérationnelles représentent un levier efficace pour y parvenir. Ces actions conduisent à reconnaître l’autre et à le respecter, à procéder à une transmission de savoir ou d’expérience et à jouer sur la solidarité. Le développement de la prévention en gérontologie, comme le préconise le plan national Bien vieillir, joue un rôle essentiel. Il s’agit de proposer des actions individuelles et des actions collectives permettant à chacun de gérer son avancée en âge dans les meilleures conditions possibles. De plus, la recherche est à même, par les progrès qu’elle engendre, d’améliorer la santé des seniors et leurs conditions de vie. Cette recherche ne concerne pas seulement les sciences biomédicales, mais implique aussi les sciences humaines et sociales, dans une approche globale de l’être humain ».

L’Officiel des Aînés. 2012. 230 p. ISBN 979-10-91140-00-3. www.officiel-aines.fr/.

Fruits et légumes

Martin Loef et Harald Walach, de l’Institut de sciences transculturelles de la santé à Francfort sur l’Oder (Allemagne) publient une revue systématique de la littérature concernant l’association entre une consommation régulière de fruits et de légumes et le risque de survenue de maladie d’Alzheimer et de déclin cognitif lié à l’âge. Neuf études de cohorte avec un suivi d’au moins six mois ont été retenues, incluant au total quarante-quatre mille participants. Manger davantage de légumes est associé à une réduction du risque de démence et à un déclin cognitif plus lent à un âge avancé. Les preuves manquent pour conclure à une telle association avec les fruits.

Une étude de cohorte chinoise, menée auprès de cinq mille sept cents personnes âgées illettrées âgées de soixante-cinq ans et plus, suivies pendant trois ans, montre que la consommation de légumes est également associée à une diminution du déclin cognitif. 

Loef M et Walach H. Fruit, vegetables and prevention of cognitive decline or dementia: a systematic review of cohort studies. J Nutr Health Aging. 2012 ; 16(7): 626-630.  Huin 2012. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22836704. Chen X et al. Lower intake of vegetables and legumes associated with cognitive decline among illiterate elderly Chinese: A 3-year cohort study J Nutr Health Aging 2012; 16(6): 549-552. Juin 2012. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22659995.

Contrôler les facteurs de risque vasculaire pour ralentir le déclin cognitif

Traiter les facteurs de risque vasculaire permet-il de ralentir le déclin cognitif chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ? s’interrogent Florence Richard et Florence Pasquier, de l’unité INSERM U744 au CHU de Lille. Si les facteurs de risque vasculaires influent sur l’incidence de la maladie d’Alzheimer, il n’a jamais été clairement démontré si ces facteurs vasculaires affectent également la progression de la maladie. Les auteurs proposent une revue de l’intérêt potentiel de la prise en charge de l’hypertension, du diabète, de l’hypercholestérolémie et des facteurs vasculaires en général chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer

Richard F et Pasquier F. Can the Treatment of Vascular Risk Factors Slow Cognitive Decline in Alzheimer's Disease Patients? J Alzheimers Dis, 9 août 2012. 

www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22886010.

Prévenir les accidents vasculaires cérébraux et de la démence pour réduire la dépendance

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la démence sont les causes majeures de la dépendance au grand âge. Dans le district d’Ebersberg (Haute-Bavière, Allemagne), un programme d’intervention multi-domaine, ciblé à la fois sur les deux pathologies (INVADE), a été mené, pendant huit ans, par des généralistes de deux territoires de santé. L’intervention a été proposée à onze mille assurés sociaux âgés de cinquante ans et plus, vivant dans le territoire. Trois mille neuf cents ont accepté. Un groupe témoin de treize mille personnes a reçu une prise en charge habituelle. L’intervention consistait à identifier de façon systématique et à traiter les facteurs de risque vasculaire. Le critère d’efficacité principal était l’incidence de la dépendance, évaluée par un service médical spécialisé dans le cadre de l’assurance dépendance obligatoire en Allemagne. Cinq ans après la fin de la période de recrutement, l’incidence de la dépendance a été significativement réduite, de 10% chez les femmes et de 9.5% chez les hommes.

Bickel H et al. Reduction of Long−Term Care Dependence After an 8−Year Primary Care Prevention Program for Stroke and Dementia: The INVADE Trial. J Am Heart Assoc, 17 juillet 2012. http://jaha.ahajournals.org/content/1/4/e000786.full.pdf+html (texte intégral). MedlinePlus, 17 juillet 2012.

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