Pathologies cardio-vasculaires

Magid Hallab et ses collègues, du département de médecine gériatrique du centre hospitalier universitaire de Nantes, rappellent que le traitement de l’hypertension des octogénaires pourrait réduire de 21% le risque de décès, de 30% le risque d’accident vasculaire cérébral et de 64% le risque d’insuffisance cardiaque. La rigidité artérielle est un nouveau facteur de risque cardio-vasculaire. Compte tenu du temps de mesure, elle est évaluée aujourd’hui essentiellement en recherche, bien qu’elle soit recommandée une fois par an dans un consensus européen pour les personnes atteintes de pathologies vasculaires. De nouvelles méthodes plus rapides pourraient à terme banaliser cette mesure.

Hallab M et al. La rigidité artérielle, un nouveau facteur de risque à mesurer. Geriatr Psychol Neuropsychiatr Vieil 2012 ; 10(3) : 235-243. Septembre 2012.

www.jle.com/fr/revues/medecine/gpn/e-docs/00/04/7B/73/resume.phtml.

Le syndrome de la Tour de Pise

Le syndrome de la Tour de Pise se caractérise cliniquement par une flexion latérale, persistante et involontaire, du tronc et de la tête. Il est lié à une dystonie axiale tardive. Il existe des formes d’origine non médicamenteuse, secondaires à des maladies neurodégénératives, telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la démence à corps de Lewy et la sclérose latérale. Le syndrome peut aussi être rapporté à un effet indésirable des neuroleptiques typiques. Dans certains cas, son apparition peut être précoce, même à petites doses. Plus récemment, il a aussi été décrit après l’utilisation de neuroleptiques atypiques et d’anticholinestérasiques. En général, les symptômes régressent après l’arrêt du traitement. Pour Valérie Ducasse et ses collègues, du service de gériatrie à l’hôpital Fernand-Widal de Paris, « ce symptôme et son lien avec les psychotropes et les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase sont à connaître en raison du risque de chute qu’il introduit et de la fréquence de l’utilisation de ces traitements dans la maladie d’Alzheimer ».

Ducasse V et al. Un penchant pour la iatrogénie, ou le syndrome de la Tour de Pise. Neurologie Psychiatrie Gériatrie 2012 ; 12 : 237-239. www.em-consulte.com/article/751876/ .

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