Intervention de prévention multi-domaines : résultats prometteurs

L’épidémiologiste Miia Kivipelto et ses collègues, de l’Institut Karolinska de Stockholm (Suède) et de l’Institut national pour la santé et la protection sociale de Finlande, ont présenté les premiers résultats de l’étude d’intervention finnoise FINGER (Finnish Geriatric Intervention Study to Prevent Cognitive Impairment and Disability) pour la prévention du déficit cognitif et de l’incapacité, un essai clinique contrôlé et randomisé portant sur mille deux cents personnes âgées de soixante à soixante-dix-sept ans. Les participants, suivis pendant deux ans, ont été divisés en deux groupes, un groupe témoin recevant des conseils de santé réguliers et un groupe bénéficiant d’une intervention combinée destinée à modifier leur style de vie : conseils nutritionnels, exercice physique, entraînement cognitif, activités sociales, maîtrise du risque cardio-vasculaire. Après deux ans, les personnes ayant modifié leur style de vie ont eu des performances significativement améliorées dans plusieurs domaines cognitifs, dans la fonction exécutive (aspects complexes de la pensée concernant la planification, le jugement et la résolution de problèmes) et dans la vitesse des processus cognitifs. « C’est le premier essai contrôlé et randomisé montrant qu’il est possible de prévenir le déclin cognitif par une intervention multi-domaines chez des personnes âgées à risque », s’enthousiasme Miia Kivipelto. « Ces résultats soulignent l’intérêt de s’attaquer à des facteurs de risque multiples pour améliorer la performance dans plusieurs domaines cognitifs. Les participants nous disent que leur expérience a été très positive, et le taux d’attrition [proportion des personnes incluses et quittant l’essai clinique] n’est que de 11% après deux ans. Un suivi étendu à sept ans est prévu ; il comprendra des mesures de l’incidence de la maladie d’Alzheimer et de la démence ainsi que de l’imagerie cérébrale.

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