Dès 47 ans…

Le professeur Bruno Dubois, chef du service de neurologie à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris, directeur de recherches à l’INSERM et président du Conseil scientifique de France Alzheimer, a reçu le Grand Prix scientifique de l’Académie de Saintonge. A cette occasion, le professeur a voulu annoncer « une bonne et une mauvaise nouvelle ». La mauvaise : « on vient de découvrir qu’à quarante-sept ans la moitié des sujets sains présentent déjà des lésions ». La bonne : « 55% des gens âgés se plaignent de la mémoire et ça n’a pas de rapport avec une possible maladie d’Alzheimer. Il suffit d’un effort d’attention et de concentration ».
www.sudouest.com, 6 novembre 2008.

Cachez ce gène

James Watson, découvreur de la structure de l’ADN, a accepté que soit publiée dans la revue Nature la séquence intégrale de ses propres gènes. Tous sauf un : celui de l’apolipoprotéine E, qui peut prédisposer à la maladie d’Alzheimer. C’est qu’en effet la médecine prédictive pose de sérieux problèmes éthiques dans la mesure où aucun projet de prévention ni de traitement n’existe. Lorsque les affections sont monogéniques, comme la mucoviscidose, un seul gène suffit à l’apparition de la maladie : il est alors légitime de faire un diagnostic prédictif au niveau de l’embryon.
Mais la majorité des gènes de maladies courantes (dont Alzheimer) ne signent qu’une prédisposition qui est de surcroît modulée par l’environnement. D’où le danger des publicités sur Internet pour des tests prédictifs.
www.lefigaro.fr, Martine Perez, 6 octobre 2008.

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