Métamémoire

Les connaissances que l'on possède sur la mémoire en général, ou sur le fonctionnement de notre propre mémoire en particulier, relèvent de la métamémoire. Cette fonction cognitive d'évaluation de la mémoire (ou monitoring mnésique) est primordiale pour permettre d'autoréguler de façon adaptée notre activité mnésique. Différents types de mesures sont disponibles. Audrey Perrotin, de l’Université de Caen-Basse-Normandie (INSERM U923) et Michel Isengrini, de l’Université François-Rabelais de Tours (CNRS-UMR 6234), proposent une synthèse sur le sujet. La mesure de précision du sentiment de savoir (feeling-of-knowing) concernant des informations stockées en mémoire épisodique, particulièrement coûteuses en ressources cognitives, serait la plus sensible aux effets de l'âge et de la pathologie de type Alzheimer.

Perrotin A et Isingrini M. La métamémoire et sa fonction de monitoring dans le vieillissement normal et dans la maladie d'Alzheimer. Rev neuropsychologie 2010 ; 2(4) : 299-309. Décembre 2010. www.john-libbey-eurotext.fr/fr/revues/medecine/nrp/e-docs/00/04/60/89/article.phtml

Banque nationale Alzheimer

La Banque nationale Alzheimer (mesure 34 du plan 2008-2012) a été créée fin 2009. Unique au monde, cet outil épidémiologique recueille les données de suivi des patients vus par les centres de diagnostic et l’activité de ces centres. A ce jour, 308 consultations spécialisées (hospitalières et libérales) exportent les données épidémiologiques de 126 278 patients vers la base nationale. 

Personnes âgées illettrées : évaluation neuropsychologique

Pour Didier Maillet, psychologue spécialisé en neuropsychologie, et Catherine Belin, neurologue à la consultation mémoire du CHU Avicenne de Bobigny (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), l’évaluation neuropsychologique de patients en situation d’illettrisme est une tâche peu aisée, qui nécessite à la fois de connaître les effets de l’illettrisme sur la cognition et d’employer des outils spécifiques et normalisés dans cette population. Dans le cas contraire, il existe un risque important de diagnostiquer à tort une personne non démente ou, au contraire, de ne pas pouvoir repérer les manifestations d’une symptomatologie démentielle. Les auteurs proposent revue générale du profil cognitif des sujets âgés illettrés ou de faible niveau d’éducation, ainsi que des nombreux biais liés à l’emploi des tests classiques ou des différents outils adaptés, disponibles actuellement.

Maillet D et Belin C. Évaluation neuropsychologique de sujets âgés en situation d’illettrisme : quel impact lors de la suspicion d’une maladie neurodégénérative ? Neurologie Psychiatrie Gériatrie 2011 ; 11 : 34-40. www.em-consulte.com/article/280581.

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