Des troubles de la mémoire ? Et alors ?

La détection des troubles cognitifs en médecine générale peut être réalisée au moyen du test Mini-Cog. Dans une étude américaine portant sur cinq cent vingt-quatre personnes dans quatre cabinets de groupe fonctionnant en réseau et affiliés à un centre universitaire, le test, administré par des assistantes médicales, a pu être réalisé chez sept patients sur dix, et était positif dans dix-huit pour cent des cas. Mais un trouble cognitif détecté ne provoque une action des médecins généralistes (diagnostic de maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés, orientation vers un spécialiste, prescription) que dans dix-sept pour cent des cas, lorsque les troubles sont sévères. L’information auprès des médecins généralistes doit être renforcée pour assurer un meilleur suivi des troubles cognitifs après leur détection. 
J Gen Intern Med, Borson S et al. Implementing routine cognitive screening of older adults in primary care: process and impact on physician behavior , 20 avril 2007.

Pas de troubles de la mémoire ? Et alors ?

Une étude américaine portant sur trois cent trente-trois personnes âgées de soixante-cinq ans et plus, vus en médecine générale, montrent que la plupart des personnes âgées atteintes de la maladie d�Alzheimer ne se plaignent pas de troubles de la mémoire. La maladie n�est pas détectée chez les personnes asymptomatiques présentant des scores élevés aux tests (MMSE >/=22). 
J Gen Intern Med, Lavery LL et al., Cognitive assessment of older primary care patients with and without memory complaints . 24 avril 2007.

Déficit cognitif léger : un marqueur prédictif ?

Deux équipes néerlandaises ont réévalué après cinq ans un groupe de trois cent vingt personnes de plus de quarante ans, suivies par un centre mémoire universitaire, pour voir s’il était possible d’utiliser le déficit cognitif léger comme marqueur prédictif de la maladie d’Alzheimer. Cette méthode est sensible à l’âge et à la définition retenue pour le déficit cognitif léger, et n’est précise que chez les personnes amnésiques âgées de soixante-dix à quatre-vingt cinq ans. Les personnes présentant des signes précoces de la maladie d’Alzheimer étant souvent âgées de moins de soixante-dix ans, cette méthode a une utilité limitée en pratique clinique. 
Psychol Med, Visser PJ et Verhey FR. Mild cognitive impairment as predictor for Alzheimer’s disease in clinical practice: effect of age and diagnostic criteria . 24 avril 2007.

Quatre tests cliniques simples pour prédire la progression

Le groupe ADCS (Alzheimer’s disease cooperative study ) de La Jolla (Californie, Etats-Unis) a mis au point, sur une cohorte de cinq cent trente-neuf personnes atteintes de déficit cognitif léger amnestique et suivis pendant trois ans, une batterie de tests simples permettant de prédire, avec une précision de 80%, la progression du déficit vers la maladie d’Alzheimer. Le modèle prédictif utilise les tests suivants : statut APOE4, symbol digit modalities test, delayed 10-word list recall, New York University paragraph recall test, ADAS-cog (score total). Le modèle garde la même précision sans le test génétique APOE4. 
Neurology. Fleisher AS et al. Clinical predictors of progression to Alzheimer disease in amnestic mild cognitive impairment . 8 mai 2007.

Performance et coût des tests génétiques

Dans une étude américaine portant sur cent soixante-deux personnes, des neurologues d’un centre universitaire ayant prescrit des tests génétiques observent des résultats positifs (présence d’une mutation) chez 21.5% des personnes (tous déficits neurologiques confondus) n’ayant pas de mutation familiale auparavant connue. Le test est positif chez 12.5 % des personnes souffrant d’un syndrome vasculaire familial ou de maladie d’Alzheimer. Un test génétique positif coûte 6 760 $ (4 992 �). 
Clin Chem, Edlefsen KL et al., Utilization and diagnostic yield of neurogenetic testing at a tertiary care facility , 19 avril 2007.

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