Vers un diagnostic sanguin de l’athérosclérose ? 
Le groupe ExonHit Therapeutics a annoncé son intention de produire un diagnostic sanguin pour détecter l’athérosclérose. « La détection des acides nucléiques à partir des cellules circulantes est particulièrement adaptée à la détection de maladies chroniques comme l’athérosclérose, les cancers ou la maladie d’Alzheimer », a déclaré le président du directoire de ce groupe.bourse.lefigaro.fr, 19 octobre 2006
Diagnostic précoce : le pour et le contre. 
Oui, dit le professeur Joël Ankri, quand « il s’agit de diagnostiquer les patients au début du stade démentiel de la maladie, permettant de la sorte une meilleure prise en charge médicale (et médicamenteuse) psychologique et sociale ». S’il s’agit de « dépister des patients alors que les symptômes ne sont pas apparents », le consensus existe pour poursuivre les recherches, mais « un dépistage de masse n’a aucun intérêt clinique en l’absence d’une prise en charge suffisamment efficace permettant d’inverser le cours de la maladie. Les traumatismes pour le patient et son entourage, les conséquences légales, assurantielles, etc, d’une telle possibilité diagnostique sont loin d’avoir été pleinement estimés. » Tout prévoir, article de Joël Ankri, octobre 2006
Perte de poids = signal d’alerte ?
C’est une hypothèse avancée par des chercheurs de l’université de Saint Louis (Michigan) qui ont suivi pendant six ans une cohorte de 449 sujets de 65 à 95 ans, indemnes de démence au départ. Au cours de cette étude, 125 patients ont développé une démence de type Alzheimer. Au départ le poids de ces derniers était déjà inférieur à celui des personnes restées indemnes. Au cours de l’année précédant le diagnostic de maladie d’Alzheimer, la perte de poids a été multipliée par deux chez les personnes développant la maladie. L’accélération se produirait un ou deux ans avant l’apparition des troubles cognitifs. 
La Lettre de Successful Aging, 8 octobre 2006 
La carte des gènes du cerveau d’une souris.
C’est ce qu’ont réussi à dresser les chercheurs du Seattle’s Allen Institute for Brain Sciences. L’atlas qu’ils ont dessiné contient les descriptions de plus de 21 000 gènes. Il pourrait aider à la compréhension du fonctionnement du cerveau humain. 
www.generation-nt.com, 3 octobre 2006
Un logiciel pour voir la maladie d’Alzheimer autrement.
Le laboratoire de neurosciences cognitives et imagerie cérébrale (LENA) du CNRS vient de mettre au point un logiciel qui permet de reconstituer en quelques minutes une image 3 D de différentes zones du cerveau telles que l’hippocampe ou l’amygdale. Ce logiciel est déjà au centre de l’étude Hippocampe, au service de neurologie de la Pitié-Salpêtrière, qui vise à évaluer, sur deux à trois ans, les effets du donépézil. En particulier, il permettra de procéder à des mesures de l’hippocampe (dont le rétrécissement est un bon marqueur de la maladie). Un panel de 240 personnes atteintes de la maladie sera sélectionné en double placebo : chaque centre mémoire photographiera l’hippocampe de ses patients par IRM et transmettra ses images au LENA, qui pourra ainsi vérifier si la maladie recule chez les malades traités au donézépil. www.cnrs.fr, 30 novembre 2006
Neurospin met le cerveau sous surveillance.
Dominique de Villepin a inauguré, au CEA de Saclay (Essonne), une plate-forme d’imagerie médicale dédiée à l’étude du cerveau. Neurospin a pour objectif de « comprendre les fonctions cognitives et trouver des thérapies contre les maladies neuro-dégénératives ». Investissement : 51 millions d’euros. Les Echos, L’Humanité, www.sante.net, 24 novembre 2006
Institut du cerveau et de la moelle épinière : printemps 2009.
Soutenu par Jean Reno, Luc Besson et Michael Schumacher, les neurologues Yves Agid et Olivier Lyon-Caen, le projet vise à réunir recherche fondamentale et recherche clinique. Il profitera des données de quelque cent mille patients consultant les services de neurologie de La Pitié-Salpêtrière. De soixante à quatre-vingts équipes de chercheurs pourront y travailler. Sur les 67 millions d’euros nécessaires, quinze devraient provenir de la région Ile-de-France, cinq de la Ville de Paris, trois de l’INSERM, trente d’un prêt de la Caisse des Dépôts et le reste de partenariats avec des entreprises ou de dons de particuliers. 
La Lettre de Décideurs en Gérontologie, 17 octobre 2006 ; www.agevillage.com, 3 octobre 2006
Existe-t-il une psychogénèse de la démence ?
Cliniquement les liens entre la démence et la dépression sont bien établis. L’étude PAQUID a montré que le fait de développer une dépression après soixante-cinq ans majore de 60% le risque de développer une démence dans les huit ans. Le cas le plus typique est le deuil. Plusieurs hypothèses tournent autour de l’axe hypothalamus-hypophyse-cortex-surrénales, qui serait particulièrement affecté par le stress. Mais ces théories font fi du pulsionnel et du psychisme du patient. Dans la démence, il s’agit d’un processus évolutif de destruction des représentations : d’abord les mots, puis les choses, enfin les affects. L’affect, pendant longtemps, freine les effets ravageurs de la pulsion de mort. L’hallucination mnésique (c’est-à-dire les « souvenirs-représentations ») joue le même rôle en réalimentant le sujet en libido narcissique. Le psychisme du dément serait régi par la régression, à la fois fonctionnelle et structurelle : la pensée et le comportement acquièrent les caractéristiques de la vie onirique, le surmoi perd de sa capacité à interdire.
Neurologie Psychiatrie Gériatrie, article de S.Coreau-Guillier et M.Villerbu, octobre 2006

Retour haut de page