Repliement des protéines

Le Dr Franz-Ulrich Hartl, de l’Institut de biochimie Max-Planck (Martinsried, Allemagne) et le Dr Arthur Horwich, professeur de génétique à l’Université Yale (Newhaven, Etats-Unis), ont reçu le prix Lasker de recherche médicale fondamentale, pour leurs travaux sur le la machinerie cellulaire (« protéines chaperons ») permettant le repliement normal ou pathologique des protéines, et conférant leur toxicité dans des modèles de maladies neurodégénératives.

Elimination du peptide amyloïde : le système immunitaire cérébral

Le cerveau est partiellement isolé du reste du système immunitaire et possède ses propres cellules de nettoyage : les cellules microgliales (macrophages du cerveau), qui interviennent pour éliminer les dépôts amyloïdes toxiques en cours de formation. Ces cellules doivent parfois être aidées par des cellules immunitaires périphériques (monocytes, lymphocytes), présentes dans le sang. Le Pr Guylène Page, du laboratoire de signalisation moléculaire et thérapeutique du groupe de recherche sur le vieillissement cérébral du CHU de Poitiers, a reçu la bourse 2011 Harmonie Mutuelles Alzheimer, créée en 2010 par la Fondation de l’Avenir et Harmonie Mutuelles, pour un projet consistant à améliorer la protection des neurones en faisant intervenir des cellules immunitaires périphériques. Il semble que, dans la maladie d’Alzheimer, l’intervention de ces cellules périphériques fasse défaut. Le projet vise à mieux comprendre la communication entre les cellules périphériques et microgliales, et éventuellement modifier l’environnement chimiotactique perturbé pour favoriser le passage des cellules périphériques, plus efficaces pour éliminer le peptide amyloïde. Les cellules immunitaires des patients sont obtenues dans le cadre d’un programme hospitalier de recherche clinique en collaboration avec l’équipe du centre mémoire de ressources et de recherche (CM2R).

Langage et communication

L’interaction sociale chez les personnes atteintes de démence est compromise par des troubles du langage et des incapacités cognitives impliquées dans la communication. Mathieu Vandenbulcke, gérontopsychiatre et Rik Vandenberghe, neurologue à l’hôpital universitaire de Louvain (Belgique) font le point sur la détection par imagerie de l’atrophie cérébrale se traduisant au niveau clinique par des troubles de la communication.

Vandenbulcke M et Vandenberghe R.  Imaging of language and communication in dementia. Tijdschr Psychiatr 2011 ; 53(9) : 623-633.

www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21898318 (article en néerlandais).  

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