Le lien entre la maladie d’Alzheimer et des phénomènes vasculaires paraît se confirmer. Parmi les explications, une équipe de chercheurs de Rochester a étudié le gène MEOX2 : quand l’expression de ce gène se réduit, on constate une plus faible vascularisation, laquelle pourrait être responsable de l’impossibilité d’éliminer la protéine béta amyloïde. Alzheimer Actualités , novembre-décembre 2005 
Le traitement des troubles lipidiques ralentit le déclin cognitif. 
Une étude lilloise d’observation de la maladie d’Alzheimer sur une période de trois années indique un ralentissement du déclin cognitif lorsqu’il existe un trouble lipidique traité par un médicament adapté. Différentes hypothèses sont avancées pour expliquer l’action des médicaments hypolipémiants : réduction de la synthèse des protéines béta-amyloïdes, diminution des évènements cérébraux vasculaires ? Cette recherche mériterait d’être complétée par des études contre placebo et par des données de neuro-imagerie. Le Quotidien du Médecin , n° 7847, novembre 2005 
Le lait favorise-t-il le Parkinson ? 
Deux équipes de chercheurs ont consacré une étude portant sur 7 500 hommes âgés de quarante-cinq à soixante-huit ans, suivis pendant trente ans dans le cadre de l’Honolulu Heart Program . Dans le groupe des plus grands consommateurs de lait, le risque de maladie de Parkinson paraît multiplié par 2,3, sans que l’apport en calcium soit en cause. Alzheimer Actualités , novembre-décembre 2005 
La NOX2 qui tue. 
La présence de plaques amyloïdes représente un indice marquant des cerveaux touchés par la maladie d’Alzheimer, sans pour autant avoir la certitude de leur toxicité directe. Une équipe de chercheurs genevois, dirigée par le professeur Karl-Heinz Krause, vient d’explorer la piste des cellules immunitaires du système nerveux contenues dans la microglie, substance qui occupe les espaces entre les neurones. Ces cellules peuvent sécréter des substances neurotoxiques observées dans les processus neurodégénératifs. L’attaque par le globule blanc du neurone malade et sa destruction ont été reconstituées en laboratoire à partir d’une lignée humaine de cellules neuronales. La microglie tue grâce à une enzyme appelée NOX2, qui produit des radicaux libres auxquels sont sensibles les neurones atteints par Alzheimer. Cause de la maladie ? On pourrait en attendre de nouvelles pistes de traitement, visant à diminuer l’activité de cette enzyme productrice de radicaux libres. L’équipe de chercheurs espère pouvoir mettre au point un prototype de médicament dans un délai de un ou deux ans. www.agevillage.com , 27 novembre 2005 ; Le Monde , 22 novembre 2005 
Alzheimer en 3 D. 
Un groupe de chercheurs américains et suisses vient de publier la structure tridimensionnelle des fibrilles amyloïdes en cause dans la maladie d’Alzheimer. Outre son aspect fondamental, cette découverte offre de nouvelles informations pour la mise au point de moyens de dépistage ou d’inhibiteurs de la formation de ces fibrilles. www.caducee.net , 16 novembre 2005 
Alerte à la perte de poids. 
Une perte de poids accompagne fréquemment l’apparition d’une démence et semble même précéder l’altération cognitive. Des chercheurs ont suivi une cohorte de 918 membres du clergé catholique, dont aucun ne manifestait de signe de démence au début de l’étude. Après un suivi moyen de 5,5 années, 151 sujets développaient une maladie d’Alzheimer. Après ajustement sur l’âge, le sexe et le niveau d’instruction, un indice de masse corporelle (IMC) plus faible au départ était associé à une augmentation du risque de déclin cognitif. Comparées aux personnes dont l’IMC ne variait pas, chaque baisse d’une unité de l’IMC au cours du suivi s’accompagnait d’une augmentation du déclin cognitif et du risque d’Alzheimer de 40 et 35% respectivement. Successful Aging News , 15 novembre 2005 ; Neurology , article de Buchman AS et al., 24 octobre 2005 
Des neuropuces pour percer le secret de la maladie. 
Pour tenter de comprendre le mécanisme des maladies neuro-dégénératives, le centre interuniversitaire de microélectronique de Louvain (Belgique) s’est associé à l’institut universitaire de biotechnologie des Flandres pour construire une puce sophistiquée qui pourrait servir d’interface chimique et électronique avec les neurones. 
Une fois opérationnel, ce dispositif devrait se convertir en laboratoire d’exploration du neurone, afin de comprendre comment les cellules complexes fonctionnent réellement. L’objectif premier de ce travail serait la compréhension de la maladie d’Alzheimer.www.eetimes.fr , 28 octobre 2005 
Délires et hallucinations : danger accru 
Si l’on se réfère à un travail international publié par « Archive of Neurology  », les délires et les hallucinations rencontrés au cours de la maladie d’Alzheimer présagent d’un risque plus élevé de déclin cognitif ou fonctionnel, mais aussi d’une institutionnalisation, voire même d’un décès. Le Quotidien du médecin , 28 octobre 2005 
L’obésité du quadra, facteur de risque. 
Une étude récente, menée par des chercheurs suédois et finlandais, établit une corrélation entre l’indice de masse corporelle à la quarantaine (IMC = poids en kilogrammes divisé par le carré de la taille en mètres) et un groupe de facteurs à risque de maladies vasculaires, et donc de démence et de maladie d’Alzheimer. Le risque, qui serait multiplié par 2,4, serait cependant limité aux personnes souffrant d’obésité stricto sensu. www.seniorjournal.com , 18 octobre 2005 ; www.i-dietetique.com , même date ;Archives of Neurology , octobre 2005 
L’IFRAD devient l’International Foundation for Research on Alzheimer Disease 
Le docteur Olivier de Ladoucette en est le président du Comité exécutif et le professeur Bruno Dubois président du Comité scientifique. Plusieurs étapes sont prévues : mise en place d’un recueil de données unique et partagé (dossier Calliope); création d’un centre de ressources biologiques pour le recueil des prélèvements post mortem ; mise en place et traitement de l’ensemble de ces données. Décideurs en gérontologie , octobre 2005 
La maladie d’Alzheimer, avec composante cérébro vasculaire représenterait 47% des démences .
Elle serait donc plus fréquente que décrite jusqu’alors. C’est un des enseignements du congrès de la Vas-Cog International Society for Vascular Behavioural and Cognitive Disorders ), une organisation qui a pour objectif de faire avancer, par une approche pluridisciplinaire, les connaissances concernant les phénomènes vasculaires et leur responsabilité dans des pathologies telles que la démence. Repères en gériatrie , article de Nelly Grill, octobre 2005 
Travailler longtemps pour vivre mieux. 
Une étude s’est intéressée au devenir d’anciens employés d’une société pétrolière. Une cohorte de 3 700 employés a été suivie pendant vingt ans. Après ajustement des facteurs socio-économiques, il apparaît que la mortalité est presque deux fois plus élevée parmi les employés qui ont cessé de travailler à cinquante-cinq ans que parmi ceux qui ont travaillé jusqu’à soixante-cinq ans. L’hypothèse d’un départ à cinquante-cinq ans en raison de problèmes de santé a été écartée en éliminant des calculs les dix premières années après la retraite pour le groupe des cinquante-cinq ans et les cinq premières années pour celui des soixante ans. Le Quotidien du médecin , numéro 7829, 25 octobre 2005. 
Gare à Klotho ! 
Chez l’homme, des mutations du gène humain « klotho » sont associées à une réduction de la durée de vie et à la survenue de maladies coronariennes, d’accidents vasculaires cérébraux et d’ostéoporose. « Klotho » est un gène impliqué dans le vieillissement. La mutation « klotho » chez la souris se traduit par un vieillissement accéléré. Le Quotidien du médecin , numéro 7829, octobre 2005. 
Quelle survie ? 
Selon une étude américaine, la survie après le diagnostic de maladie d’Alzheimer serait de 4,2 ans pour les hommes et de 5,7 ans pour les femmes. Les facteurs prédictifs de mortalité comprenaient un score MMS inférieur ou égal à 17, la présence de signe d’altération frontale, d’un syndrome extrapyramidal, de troubles de la marche, d’antécédents de chute, de maladie cardiaque ou de diabète. Dans cet échantillon de patients, la durée de la survie était plus courte que celle attendue à partir de données de la population américaine. Peut être n’est-il pas tout a fait représentatif de la population générale...  La revue de gériatrie , article de C. Oasi, J. Belmin, Tome 30, n° 7, septembre 2005 

Le EHT 0206 "prometteur" ? 
Le Journal of Biological Chemistry indique que "le EHT 0206 est un candidat prometteur pour le traitement de la maladie d’Alzheimer, car non seulement il pourrait retarder le développement de la maladie, mais également en changer le cours." L’EHT 0206 est une molécule mise au point par la société pharmaceutique ExonHit Therapeutics. www.cerclefinance.com24 novembre 2005 
Pas vraiment le vin rouge... 
Un composant du vin rouge, le réservatol, diminuerait le taux d’amyloide-beta peptides. C’est ce que démontrerait une étude menée par une équipe de Litwin-Zucker, centre de recherche pour la maladie d’Alzheimer et les troubles de la mémoire. Mais les chercheurs précisent que boire du vin rouge ne pouvait avoir en aucun cas un effet thérapeutique sur cette maladie.www.vitisphere.com , 21 novembre 2005 
Prudence pour le Reminyl. 
Le laboratoire qui commercialise ce médicament (galantamine) a écrit aux médecins pour leur rappeler qu’il ne doit être administré qu’aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans ses formes légères à modérément sévères. Deux études cliniques d’une durée de deux ans menée sur des patients "non déments", mais présentant "des troubles cognitifs légers" font apparaître des effets préoccupants : taux de mortalité plus élevé (1,4%) dans le groupe Reminyl que dans le groupe placebo (0,3%).www.agevillagepro.com , 16 novembre 2005 ; Neurologie Psychiatrie Gériatrie , n°29, octobre 2005 
Consommer des fruits. 
Une équipe de chercheurs français a réalisé une meta-analyse sur la base de sept études correspondant à 90 513 hommes et 141 536 femmes, suivis pendant 10,7 années. Pour chaque portion de fruit consommée quotidiennement, une diminution de 11% du risque d’accident vasculaire cérébral a été observée. La consommation de légumes seule n’avait aucun effet significatif. Successful Aging Edition , 15 novembre 2005 ; Neurology , article de L.Dauchet et al., 10 novembre 2005 
La firme québécoise Neurochem démarre un essai clinique européen avec un nouveau médicament, l’Alzhemed. 
Ce médicament est déjà testé depuis l’an dernier par mille cinquante-deux patients nord américains. L’essai européen, que dirige le professeur Bruno Vellas, chef du service de gérontologie clinique des hôpitaux de Toulouse prévoit d’inclure neuf cent trente patients soignés dans soixante-treize centres dans dix pays. La nouvelle molécule expérimentée aujourd’hui bloquerait la transformation de peptides en plaques amyloïdes, ce qui est considérée généralement comme le mécanisme de base de la maladie. "Nous n’avons jamais été aussi près de disposer d’un nouveau médicament contre la maladie d’Alzheimer", affirme le professeur Vellas. www.24heures.com , 28 octobre 2005 ; www.gouv.mc , même date ; www.nicerendezvous.com , même date 
Omega 3 : est-ce que ça marche contre la maladie d’Alzheimer ? 
Les laboratoires Pierre Fabre vont lancer en mars 2006 à Montauban (Tarn-et-Garonne) une étude épidémiologique d’une durée de cinq ans, à laquelle participeront quatre mille personnes âgées, afin d’évaluer l’intérêt des omega-3 dans la prévention des maladies neurodégénératives, dont le maladie d’Alzheimer. L’étude portera notamment sur le rôle de l’acide docosahexaénoïque (DHA). Le recrutement des volontaires, hommes ou femmes sans pathologies graves ni troubles cognitifs, se fera exclusivement à Montauban, par l’intermédiaire d’une cinquantaine de médecins généralistes. On sait que les partisans de cette thérapeutique affirment que la consommation de poisson riche en oméga 3 au moins une fois par semaine ferait baisser de plus de 60% le risque de développer la maladie d’Alzheimer. www.doctissimo.fr12 novembre 2005 ; www.senioractu.com , 28 octobre 2005 ;Le Quotidien du médecin , 27 octobre 2005 ; www.i-dietetique.com , 25 octobre 2005 ; news.tf1.fr , 24 octobre 2005 
Des cellules souches qui épargnent l’embryon. 
Dans le but de contourner l’interdiction américaine de destruction d’embryons, deux équipes de chercheurs américains viennent de réussir à produire des cellules souches embryonnaires sans détruire l’embryon. La première technique a été développée par l’équipe du docteur Robert Lanza, de la société Advanced Cell Technology, qui a prélevé, en utilisant la méthode du diagnostic pré-implantatoire, une cellule chez un embryon à un stade où celui-ci en comptait huit. L’embryon d’origine, constitué de sept cellules, a été implanté dans l’utérus d’une souris et a poursuivi normalement sa croissance jusqu’à son terme. La deuxième technique, développée par Rudolf Jaenisch et Alexander Meissner, du Whitehead Institute de Boston, a consisté à créer un embryon de clone de souris incapable de s’implanter dans l’uterus. L’embryon ainsi obtenu n’est pas viable, mais il permet de cultiver des lignées de cellules souches embryonnaires. Ces cellules souches ouvrent des perspectives en médecine régénérative, notamment face à la maladie d’Alzheimer. www.lefigaro.fr , 25 octobre 2005 
Traiter l’hypertension artérielle pour réduire le risque. 
Une étude publiée dans Circulation , journal de l’association américaine de cardiologie, et réalisée par des chercheurs français et australiens montre qu’abaisser la pression artérielle permettrait de ralentir, voire de stopper la progression de certaines lésions cérébrales. "Les chercheurs ont bon espoir qu’une telle stratégie puisse ralentir la survenue de troubles annonciateurs de démences ultérieures, dont la maladie d’Alzheimer", écrit la journaliste Catherine Petitnicolas. Le Figaro , 21 octobre 2005 ;www.sante.net , même date 
Bleuets et épinards. 
Voilà un régime alimentaire (!) qui assurerait la meilleure protection contre les maladies dégénératives. C’est notamment la thèse défendue par le Dr. James A. Joseph, chercheur de l’université Tufts à Boston, et par le Dr. Daniel A. Nadeau, du Diabetes, Endocrine and Nutrition Center de Hampton (New Hampshire), qui étudient les avantages conférés par la consommation de fruits et légumes de couleur, variant du rouge au bleu. Ces aliments riches en antioxydants peuvent améliorer les fonctions cognitives et motrices en stimulant la communication neuronale. www.lavoieagricole.ca , 19 octobre 2005 
Du soleil pour éviter les fractures. 
Les chutes sont fréquentes chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’ostéoporose contribue à un nombre élevé de fractures de hanche chez les femmes souffrant de cette maladie. Une hypovitaminose D semble en partie responsable de la réduction de la densité osseuse chez ce type de patient. Une simple exposition à la lumière du jour serait cependant capable de corriger ce déficit. C’est ce que montre une étude japonaise réalisée sur un groupe de 254 femmes sujettes à cette forme de "démence". info@successfulaging.com , 18 octobre 2005 
Deux fois de la gym par semaine = 60% de risque en moins. 
C’est ce qu’ont conclu des chercheurs du Karolinska Institute de Stockholm qui ont suivi pendant trente-cinq ans une cohorte de 1 500 patients de soixante-cinq ans et plus, dont ils ont suivi l’activité physique. Ils avaient auparavant éliminé de leurs grilles d’analyse d’autres facteurs pouvant fausser les conclusions : âge, sexe, éducation, maladies coronariennes, tabagisme, consommation d’alcool. www.seniorscopie.com , 18 octobre 2005 ; www.senioractu.com , 14 octobre 2005 ; International Herald Tribune , 11 octobre 2005 ; www.neuropsy.fr , 7 octobre 2005 ; Le Quotidien du Médecin , 6 octobre 2005 ; Lancet Neurology , 4 octobre 2005

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