Première mondiale en matière de thérapie génique

Selon une étude menée par des chercheurs de l’école de médecine de l’University of California de San Diego (UCSD), publiée le 24 avril 2005 dans le journal Nature Medicine, les personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer dont les cerveaux ont reçu des tissus génétiquement modifiés présentent un déclin cognitif moindre, ainsi qu’une augmentation de l’activité métabolique de leur cerveau. Le scanner à hautes performances, le Pet Scan, ainsi que divers tests cognitifs ont démontré l’augmentation de cette activité après que les tissus génétiquement modifiés ont été implantés. Il s’agit là de la toute première thérapie génique au monde appliquée à la maladie d’Alzheimer.

Science Dailywww.sciencedaily.com, 3 mai 2005

L’instruction pour lutter contre la maladie d’Alzheimer

Grâce à l’imagerie cérébrale, une équipe de chercheurs de l’Université de Toronto’s Rotman Research Institute a pu observer la construction, chez les personnes instruites, d’un réseau alternatif de neurones dans les lobes frontaux du cerveau. Ce réseau est inexistant chez les personnes n’ayant guère poussé leurs études scolaires. Cette activité cérébrale différente expliquerait, selon les chercheurs, que les personnes instruites soient moins touchées par la maladie d’Alzheimer ou par d’autres démences séniles. Le bimensuel Neuropsychology, magazine publié par l’American Psychological Association, a publié un compte-rendu détaillé de cette recherche.

The Seattle Timesseattletimes.com, 14 mars 2005

Les obèses davantage atteints par la maladie d’Alzheimer

L’obésité à la quarantaine augmente les risques de développer plus tard la maladie d’Alzheimer selon une étude publiée le 29 avril sur le site Internet du British Medical Journal. Quelque dix mille Californiens ont été suivis au cours d’une trentaine d’années pour les besoins de l’enquête. Les résultats révèlent que parmi la population ayant un poids normal, sept personnes sur cent développent la maladie. Cette proportion augmente à neuf pour cent parmi la population obèse. Pour arriver à ces données, les chercheurs ont éliminé l’influence des maladies cardiaques, du diabète ou d’autres problèmes qui pourraient être les véritables facteurs déclenchants la maladie. Les chercheurs n’expliquent cependant pas avec certitude la raison pour laquelle l’obésité augmente les risques de démence. 

The Boston Globewww.boston.com, 3 mai 2005

Garder la foi pour lutter contre la maladie

La pratique d’une religion réduirait la progression de la maladie d’Alzheimer selon une étude présentée au cours du 57e Meeting annuel de l’American Academy of Neurology du 9 au 16 avril dernier. Les habitudes de vie de quelque soixante-huit personnes âgées de quarante-neuf à quatre-vingt-quatorze ans ont été observées. Les personnes pratiquant une religion présentaient un déclin cognitif moins rapide que les autres.

Science Dailywww.sciencedaily.com, 1er mai 2005

Nouvelles conclusions positives sur le cannabis

Un groupe de chercheurs espagnols de l’Institut Cajal (Conseil supérieur d’investigations scientifiques, CSIC) a publié dans The Journal of Neuronscience le résultat d’une étude sur les effets thérapeutiques du cannabis. Ce travail a été réalisé à partir de tissus cérébraux humains et mené sur des rats. Les cobayes ont reçu par injection de la protéine amyloïde responsable du déclenchement de la maladie d’Alzheimer, et une partie d’entre eux a été traitée par un cannabinoide, molécule synthétique reproduisant l’effet de la marijuana. Les chercheurs concluent à un effet préventif du cannabis contre la maladie d’Alzheimer, en protégeant les neurones de l’inflammation des cellules (microglia). Les chercheurs ajoutent qu’il « s’en faut encore de beaucoup que l’on sache si le cannabis peut éliminer la progression de la maladie d’Alzheimer », explique la chercheuse Maira de Ceballos.
Ce n’est toutefois pas la première fois que la recherche observe les effets du cannabis dans le processus de la maladie d’Alzheimer. En 2003, une autre recherche avait montré que le cannabis réduit la nervosité des malades et favorise la prise de poids de ces patients, en leur redonnant de l’appétit.

El Mundowww.elmundo.es, 23 février 2005

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