Porteur du projet
Aurélie Dommes de l'IFSTTAR - Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l'Aménagement et des Réseaux Versailles (Yvelines)
Etude soutenue en 2011
Problématique principale

Alors que les statistiques d’accidentologie montrent que les personnes âgées de plus de 65 ans représentent près de la moitié des piétons tués en France, l’étude de leurs comportements et l’amélioration de leur sécurité fait encore l’objet de peu de travaux dans la littérature. 

Réponse développée par l'équipe

Ce projet vise à étudier la mobilité et les décisions de traversée de rue de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d'un trouble cognitif léger. Une expérience a été réalisée sur le simulateur immersif et interactif de traversée de rue de l’IFSTTAR, dans des situations de trafic simple (voie à sens unique) et plus complexes (voie à double sens), avec descente et montée de trottoirs. 
Ont été proposés aux participants des entretiens individuels, des questionnaires et des tests psychologiques et neuropsychologiques. 
 

Au total, 96 participants ont pris part à l'étude : 20 personnes âgées relevant d'un vieillissement cognitif pathologique, 56 personnes âgées relevant d'un vieillissement cognitif normal, et 20 adultes.

 

Pour en savoir plus:

Bénéfice / Impact

Les participants âgés prennent significativement plus de décisions qui mènent à des collisions virtuelles avec les véhicules à l'approche que les participants jeunes. 
Les participants atteints de troubles cognitifs ont plus de difficultés que les participants âgés sans troubles cognitifs à gérer le double sens de circulation et à prendre en compte la vitesse d’approche des véhicules. 
Mais si les tendances sont plus marquées chez les personnes atteintes de troubles cognitifs, les différences avec le groupe des piétons relevant du vieillissement normal ne sont pas toujours statistiquement significatives. Cette absence de significativité tient peut-être au nombre restreint de participants dans le groupe des personnes âgées qui relèvent d'un vieillissement pathologique. Ces premiers résultats permettent de proposer plusieurs recommandations dans le but d’améliorer la sécurité des piétons âgés : 

- modification d'infrastructure, avec la promotion des voies à sens unique et des terre-pleins centraux au milieu de voies où circulent plusieurs files de véhicules en sens opposé ; 

- développement de systèmes de détection, d’évitement de piétons et de limitateurs de vitesse à l'intérieur des véhicules ;

- développement de systèmes portables par les piétons pour détecter des collisions potentielles avec des véhicules ;

- développement de programmes d'entraînement ou d'interventions préventives à destination des séniors.

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