Agir sur l’environnement pour permettre les activités, dirigé par Éric Trouvé (1)

Chaque environnement exerce des pressions spécifiques sur la personne : c’est la demande environnementale. Les efforts pour s’adapter à cette pression peuvent se faire soit en augmentant la capacité de la personne, soit en modifiant l’environnement afin de diminuer sa pression. Par exemple, en couplant l’adaptation de personnes âgées atteintes de troubles cognitifs à des séances de réhabilitation des activités instrumentales de la vie quotidienne, on diminue les risques liés aux accidents domestiques et le taux de mortalité. Aborder l’individu sous l’angle écologique suppose de se situer dans une approche transactionnelle, dans laquelle les inter-relations individu-environnement occuperont une place prépondérante pour la compréhension des besoins quotidiens et vitaux propres à l’équilibre de chacun, écrivent les psychologues Kevin Charras, responsable du pôle Interventions psychosociales de terrain à la Fondation Médéric Alzheimer, son adjoint Christophe Reintjens et Éric Trouvé, docteur en ergothérapie et cadre de santé, président de l’Association nationale française des ergothérapeutes (ANFE).

Charras K et al. Approche écologique des relations personne-environnement. In : Trouvé E (dir.). Agir sur l’environnement pour permettre les activités. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Association nationale française des ergothérapeutes. Octobre 2016. ISBN 978-2-35327-355-3. pp 107-124.

www.deboecksuperieur.com/ouvrage/9782353273553-agir-sur-lenvironnement-pour-permettre-les-activites. http://fr.calameo.com/read/000015856fd2d08ed51ad.

Agir sur l’environnement pour permettre les activités, dirigé par Éric Trouvé (2)

 « L’éloignement du cadre purement hospitalier et le retour à un milieu plus naturel apparaissent comme une évidence lorsqu’on parle d’accompagnement, de compétences, de qualité de vie et de relation avec l’environnement pour des personnes institutionnalisées cognitivement fragilisées », écrivent Kevin Charras et ses collègues. « Le lieu de soin et le lieu de vie ne satisfaisant pas les mêmes besoins, ces lieux peuvent se superposer partiellement, dans des proportions relatives aux soins requis et aux niveaux d’autonomie, mais ne peuvent s’exclure ou se cumuler sous peine d’altérer les conditions de vie des résidents. Une question simple, mais fondamentale, se pose dès lors aux structures d’hébergement pour personnes âgées : "les professionnels travaillent-ils sur le lieu de vie des résidents ou les résidents vivent-ils sur le lieu de travail des professionnels ?"

Charras K et al. Approche écologique des relations personne-environnement. In : Trouvé E (dir.). Agir sur l’environnement pour permettre les activités. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Association nationale française des ergothérapeutes. Octobre 2016. ISBN 978-2-35327-355-3. pp 107-124.

www.deboecksuperieur.com/ouvrage/9782353273553-agir-sur-lenvironnement-pour-permettre-les-activites. http://fr.calameo.com/read/000015856fd2d08ed51ad.

Families Caring for an Aging America, des Académies nationales des sciences, ingénierie et médecine des Etats-Unis : s’adapter à une diversit

Le Pr Richard Schultz, directeur du centre de recherche sociale et urbaine de l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie, Etats-Unis), a coordonné une expertise collective des Académies nationales des sciences, ingénierie et médecine des Etats-Unis sur les aidants familiaux. « La demande d’aidants va croître avec la diversité culturelle croissante de la population âgée : dans moins de quinze ans, trois Américains sur dix feront partie d’une minorité ethnique. Les différences de culture, de revenu, d’éducation, d’environnement de proximité, d’accès aux soins sur la vie entière, d’exposition à des risques environnementaux, auront un impact significatif sur les besoins de soins et d’accompagnement, sur la disponibilité et la volonté des familles à apporter de l’aide, et sur les modalités du soutien aux aidants. Développer des programmes et des services accessible et adaptés aux besoins des différentes communautés d’aidants présentent des difficultés importantes. »

National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine. Families Caring for an Aging America. 2016. Washington, DC: The National Academies Press. 340 p. www.nap.edu/download/23606 (texte intégral).

Families Caring for an Aging America, des Académies nationales des sciences, ingénierie et médecine des Etats-Unis : l’impact de la démence su...

Sur 4.9 millions de personnes âgées ayant reçu une aide à la personne (se laver, s’habiller, manger, faire sa toilette, se coucher, se lever du lit), 3.5 millions (71.4%) avaient une démence probable. « Les personnes atteintes de démence à un stade avancé peuvent avoir besoin d’une surveillance constante pour les protéger et protéger les autres d’une mise en danger, même si elles sont capables d’assurer certaines tâches par elles-mêmes.  Les personnes aux premiers stades de la démence ont aussi besoin de soutien, notamment une assistance pour payer leurs factures, pour prendre soin d’elles-mêmes, pour se déplacer et pour les représenter juridiquement. Lorsque la maladie progresse, de multiples co-morbidités, y compris des limitations de la vision, de l’audition et de la mobilité, peuvent aggraver la situation. »

National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine. Families Caring for an Aging America. 2016. Washington, DC: The National Academies Press. 340 p. www.nap.edu/download/23606 (texte intégral).

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