Prévenir et lutter contre la maltraitance des personnes âgées, coordonné par Jean-Jacques Amyot

Cet ouvrage collectif est coordonné par Jean-Jacques Amyot, psychosociologue, consultant, directeur de l’Office aquitain de recherches, d'études, d'Information et de liaison sur les problèmes des personnes âgées (Oareil) à Bordeaux, chargé de cours aux Université Victor-Segalen et Michel de Montaigne de Bordeauxet responsable d’Alma 33. Les auteurs proposent « un outillage pluridisciplinaire et des approches pratiques de prévention afin de s’adapter aux situations rencontrées. Il offre une analyse des notions clefs à l’œuvre dans l’examen des facteurs de risque, du dispositif de lutte et de l’action des pouvoirs publics ; un exposé des apports cliniques de la psychologie ; un examen minutieux de l’épuisement professionnel ; le développement d’une expérience originale de formation régionale de personnes ressources en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ; une réflexion sur l’organisation des pratiques managériales ; une approche du droit dans toutes ses composantes ».

Amyot JJ (coord.). Prévenir et lutter contre la maltraitance des personnes âgées. Paris : Dunod 2013. 626 p. ISBN 978-2-10-058818-3. Préface d’Alain Villez.

Vivre vieux, mourir vivant, coordonné par Philippe Pitaud (1)

« Occultée, dissimulée, refoulée, la mort est devenue dans nos sociétés industrialisées synonyme de solitude voire de non-accompagnement. Mais les causes sociales et culturelles ne suffisent pas à expliquer la solitude de bien des mourants. Il faut également analyser nos résistances inconscientes pour tenter de comprendre nos fuites et nos dérobades. Il n'est pas uniquement question de domestiquer, d'apprivoiser voire de converser avec la mort, mais il s'agit surtout d'humaniser et de dédramatiser le mourir, de lui rendre une dimension humaine totalement oubliée et laissée pour compte dans l'ère de l'industrialisation et de la technologie que nous vivons ». Philippe Pitaud, directeur de l'Institut de gérontologie sociale à Marseille et professeur associé à l'université d'Aix-Marseille, coordonne un ouvrage collectif de réflexion non seulement sur la mort en elle-même, mais aussi sur les circonstances en amont (accompagnement des mourants, soins palliatifs, question du sens de la vie et de la mort...) et en aval (travail de deuil, place des religions, acceptation de la mort par les équipes soignantes et/ou médico-sociales...).

Pitaud P (coord.). Vivre vieux, mourir vivant. Toulouse : Erès. 4 janvier 2013. 224 p. ISBN : 978-2-7492-3670-4.

Vivre vieux, mourir vivant, coordonné par Philippe Pitaud (2)

« Pour les proches comme les professionnels, la fin de vie des personnes atteintes de troubles cognitifs est un temps douloureux et complexe au cours duquel des difficultés spécifiques apparaissent », écrivent Olivier Coupry, chargé de mission, et Marie-Jo Guisset-Martinez, responsable du pôle Initiatives locales de la Fondation Médéric Alzheimer.  « Pour y répondre, à domicile ou en établissement, des équipes élaborent des réponses multiples s’appuyant sur des principes éthiques issus de leur expérience, tout en s’efforçant de maintenir une relation humaniste alors qu’il devient difficile pour la personne d’entrer en interaction. L’interprétation d’un regard, d’un sourire…, la détection d’une douleur physique, d’un besoin, sont alors cruciales pour garder une certaine communication, attentive à chacun. Nos travaux ont permis de repérer, pour chaque protagoniste concerné, plusieurs éléments d’une démarche favorisant une fin de vie digne. Ainsi, nous pouvons citer, pour les personnes malades : les soins de confort, l’écoute, le langage corporel, l’environnement matériel et humain adapté ; pour les proches, l’écoute, l’information, le dialogue, la mise en confiance, le soutien, la création d’un environnement favorable accueillant (le salon) ; et pour les soignants, la formation, l’appui d’autres professionnels (référents). Face à cet enjeu ultime de l’accompagnement que représente la fin de vie, ces réponses, ouvertes et créatives, témoignent du refus des équipes de baisser les bras et de leur volonté de donner du sens aux derniers instants de la vie ».

Martinez MJ et Coupry O. Le sens ultime d’un accompagnement. In Pitaud P (coord.) Vivre vieux, mourir vivant. Vivre vieux, mourir vivant. Toulouse : Erès. 4 janvier 2013. 224 p. ISBN : 978-2-7492-3670-4.

Mieux vivre la nuit : la nuit des malades, la nuit des aidants, de France Alzheimer Rhône (1)

En mars 2011, France Alzheimer Rhône a organisé un colloque de différents acteurs de terrain sur le thème de l’accompagnement de nuit des personnes malades et de leurs aidants, à domicile ou en établissement. Pratiquement toutes les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer se réveillent la nuit, rappelle Marie Poncet-Jeanne, coordinatrice sociale de l’équipe mobile Alzheimer du service de maintien à domicile SMD Lyon : 64% pour aller aux toilettes, 28% parce qu’elles ont mal et 8% parce qu’elles ont faim. Ce réveil nocturne peut avoir des causes multiples. L’insomnie provoque des éveils excessifs de deux à cinq fois par nuit pour un quart des personnes, et des éveils matinaux précoces pour 11% des personnes. L’hypersomnie diurne et l’inversion du jour et de la nuit, liés à l’altération de l’horloge biologique entraînent un état de somnolence durant la journée. Les troubles dits du coucher du soleil (sundown syndrome) sont liés à un sentiment de peur et d’insécurité, constaté chez près d’un quart des personnes malades, qui entraîne de nombreux troubles du comportement, tels qu’un regain d’agitation, une diminution de l’attention aux sollicitations extérieures, ainsi que des troubles de la pensée et de la déambulation (Yevchak AM et al). Parfois, ces troubles vespéraux peuvent engendrer des épisodes confusionnels, des délires et/ou des hallucinations ; une recherche constante de compromis doit être étudiée afin d’apaiser leurs angoisses. L’apnée du sommeil avec ronflements est une obstruction des voies respiratoires pendant le sommeil avec arrêt de la respiration de courte durée, qui entraîne des réveils multiples et une somnolence diurne. Le syndrome des jambes sans repos occasionne des sensations d’impatience dans les jambes en situation de repos. Pour la personne malade, les troubles du sommeil entraînent une mauvaise récupération et un risque d’apparition de troubles psycho-comportementaux. Pour l’aidant, le manque de sommeil constitue l’un des principaux facteurs de risque de dépression et d’épuisement, et l’une des principales raisons évoquées par les aidants motivant une demande d’entrée en établissement d’hébergement.

France Alzheimer Rhône. Alzheimer : mieux vivre la nuit. La nuit des malades, la nuit des aidants. Janvier 2013. Yevchak AM et al. Sundown syndrome: a systematic review of the literature. Res Gerontol Nurs 2012 ; 5(4) : 294-303. Octobre 2012. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22998659.

Mieux vivre la nuit : la nuit des malades, la nuit des aidants (2)

L’équipe mobile Alzheimer de SMD Lyon a mis en place un livret d’accompagnement pour mieux prendre en compte les habitudes de vie du couple aidant-aidé. Ce livret est co-écrit par la personne âgée, son aide à domicile et la psychologue attachée à la structure. Il est ensuite transcrit sur support informatique et mis à jour régulièrement, en fonction des événements importants et des changements d’habitudes de vie. Le livret permet d’améliorer la passation de relais entre les différents intervenants professionnels, à domicile et à l’hôpital. Une analyse portant sur cinquante livrets montre une forte hétérogénéité des horaires de coucher (entre vingt heures et vingt-trois heures ; seules 8% des personnes n’ont pas d’horaire fixe) et de lever (entre six heures et dix heures du matin ; les habitudes sont souvent en lien avec le métier qu’exerçait la personne autrefois. La sieste se pratique pour les deux tiers des personnes interrogées, mais la majorité la trouvent trop longue (plus d’une heure, voire la majeure partie de l’après-midi. Les rituels de coucher sont très variés. Plusieurs habitudes se dégagent : le besoin de fermer ou d’ouvrir sa fenêtre la nuit ; accepter le pyjama ou la chemise de nuit, que certains ne supportent plus ; s’endormir devant la télévision, d’écouter la radio ou de lire avant de s’endormir… L’équipe mobile constate « une attention insuffisante aux rituels d’endormissement et aux habitudes nocturnes dans les projets de vie/projets de soin, et plus généralement une mauvaise connaissance de ce qui se passe la nuit au domicile des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer. Ces données apparaissent pourtant fondamentales, non seulement pour la qualité de la nuit, mais aussi pour la qualité de la journée qui suit : les troubles du comportement sont à analyser vingt-quatre heures sur vingt-quatre et non pas sur douze ». Cette initiative a été soutenue par la Fondation Médéric Alzheimer.

France Alzheimer Rhône. Alzheimer : mieux vivre la nuit. La nuit des malades, la nuit des aidants. Janvier  2013.

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