La maladie entre vie et survie, suivi de : Les mots de la maladie, d’Emmanuel Hirsch

Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’Université Paris-Sud et directeur de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer (EREMA), vient d’être nommé au sein « du comité des sages » de la stratégie nationale de santé. « Dans cet ouvrage, Emmanuel Hirsch nous confronte à la maladie grave, à la fin de vie. Il reconnaît haut et fort à la personne malade une position centrale. Par cette approche éthique du soin (care), il nous propose d’assumer une présence responsable auprès de celui qui souffre. C’est aux personnes malades, à leurs proches, aux soignants de proximité qu’il donne la parole à chaque chapitre », écrit Annie de Vivie, d’Agevillage. Dans la seconde partie de l’ouvrage, Emmanuel Hirsch propose son éclairage et ses questionnements sur une série de mots courants : communiquer, disqualifier, qualité de vie, renoncer, témoigner, violence…. « Un ouvrage support à des débats éthiques ».

Hirsch E. La maladie entre vie et survie, suivi de : Les mots de la maladie. Bruxelles : De Boeck. 31 janvier 2013. 262 p. ISBN : 978-2-80417-650-1.

http://superieur.deboeck.com/titres/128726_/la-maladie-entre-vie-et-survie.html.

La protection des majeurs vulnérables, de Sophie André

Accompagnement social et judiciaire des majeurs vulnérables, mesures de protection, organisation et financement du secteur tutélaire : Sophie André, juriste en droit de l’aide et de l’action sociales, propose un dossier juridique sur la protection des majeurs vulnérables.

André S. La protection des majeurs vulnérables. Cahier 2, Actualités sociales hebdomadaires, 8 mars 2013.

De la maltraitance à la relation de traitance - un autre regard sur la relation d'aide, de Thierry Darnaud

« La mise en place des aides devenues nécessaires au quotidien transforme progressivement et généralement, sans qu'ils en aient réellement conscience, les aidants familiaux et/ou professionnels en organisateurs d'aide (caregivers) », écrit Thierry Darnaud, psychologue clinicien, thérapeute familial et maître de conférences à l'Université du Mirail à Toulouse. « Les aidants se retrouvent inévitablement devant des choix cornéliens, car leurs décisions oscillent entre respect des demandes et des choix de la personne vulnérabilisée, c'est-à-dire de son autonomie, et réussir à réaliser un accompagnement "sécure ". Observés de l'extérieur, leurs agissements tendent de plus en plus à être qualifiés en acte de maltraitance de façon inepte et moralisatrice créant parfois une réelle maltraitance chez les aidants. Réinterroger ces situations à partir du concept de relation de "traitance" permet de dépasser le clivage, protecteur pour les uns et dévastateur pour les autres, généré par l'idée de maltraitance ».

Darnaud T. De la maltraitance à la relation de traitance - un autre regard sur la relation d'aide. Lyon : Chronique sociale. Novembre 2012. 96 p.ISBN : 978-2-85008-960-2. www.chroniquesociale.com, www.agevillagepro.com, 4 mars 2013.

Le pouvoir gris. Du lobbying au pouvoir sur soi, coordonné par Jean-Philippe Viriot-Durandal

Dans nombre de pays occidentaux, pour la première fois dans l’histoire, les personnes âgées disposeront de plus de votes que les jeunes. Faut-il craindre une prise de pouvoir démocratique des aînés ? « La notion de pouvoir gris définit d’abord l’action collective des groupes de pression de retraités sur les politiques publiques pour la défense des intérêts liés à la politique de la vieillesse. Toutefois, de manière extensive, elle désigne aussi l’ensemble des ressources mobilisées par les retraités, individuellement ou collectivement, pour agir sur leur environnement politique, économique, social, médiatique et culturel. Comment ces pouvoirs prennent-ils forme aujourd’hui dans les relations qu’entretiennent les élus, les professionnels et les retraités ? », s’interroge Jean-Philippe Viriot-Durandal, maître de conférences en sociologie à l’Université de Franche-Comté (UMR CNRS 6228) et professeur associé à l’Université de Sherbrooke (Québec). Dans le cadre d’un partenariat entre la Fondation nationale de gérontologie et le Réseau international sur l’âge, la citoyenneté et l’insertion socio-économique (Réiactis), il a coordonné un numéro de Gérontologie et société dressant un état des lieux de l’inscription du pouvoir gris et de l’empowerment (encapacitation) des aînés en France et à l’étranger dans la vie des individus, les politiques publiques de la vieillesse, les rapports entre professionnels et personnes âgées au domicile et dans les établissements d’hébergement. Aux actions classiques des groupes de pression de retraités sur les pouvoirs politiques se sont ajoutées de nouvelles attentes des aînés : celles du respect de leur volonté dans toutes les circonstances de la vie et donc celles de l’expression d’un pouvoir sur soi jusqu’aux âges les plus avancés. Pour Julien Damon, des Échos, les droits et pouvoirs des aînés constituent « une problématique à la fois savante, préoccupante et lancinante ». Le journaliste relève que si des partis de retraités rencontrent des succès électoraux aux Pays-Bas ou en Israël, les associations françaises de retraités, bien qu'institutionnalisées, n'ont pas (encore ?) la même importance. « La question du pouvoir n'est pas seulement électorale. Elle se pose aussi en termes de dignité et de citoyenneté, notamment au sein des institutions de prise en charge ».

Viriot-Durandal JP. Le pouvoir gris. Du lobbying au pouvoir sur soi. Gérontologie et société 2012 ; 143. Décembre 2012. www.fng.fr/html/actualites/detail_actu.asp?actu=561. Les Échos, 8 mars 2013.

La promesse de vieillir digne : un choix qui nous regarde, d’Ingrid Westercamp

Assistante de service social, diplômée en philosophie et formatrice, Ingrid Westercamp constate que la valorisation à l’excès de l’autonomie, en termes d’indépendance, peut avoir des effets pervers : « dans de nombreuses situations, la personne dépendante souffre de la peur d’être dépréciée. C’est un leurre et une menace que de penser l’indépendance comme l’aboutissement d’une vie accomplie. » « La dépendance ne doit pas être vécue comme un échec, comme une faille ou comme une anomalie. Le besoin d’aide n’est pas une régression ou une déchéance. Toute notre vie, nous devenons les uns par les autres. »

www.sudouest.fr, 2 mars 2013. Westercamp I. La promesse de vieillir digne : un choix qui nous regarde. Mars 2012. Ternay : Les savoirs inédits. 256 p. ISBN : 978-2-917544-04-4.

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