L’Officiel des Aînés, coordonné par Jean-Pierre Aquino (1)

Publié à l’occasion de l’année européenne du vieillissement actif, L’Officiel des Aînés est un nouvel ouvrage annuel de référence, rédigé par un comité d’experts professionnels et institutionnels. La diffusion de l’ouvrage est relayée par les différents réseaux concernés et enrichie par une plateforme Internet. Jean-Pierre Aquino, président du comité de pilotage du plan national « Bien vieillir » et président du comité de rédaction de L’Officiel des Aînés 2012, écrit : « pouvoir bénéficier d’un vieillissement actif est indiscutablement un souhait clairement affirmé par nos concitoyens. Cette possibilité est d’autant plus accessible que les progrès apportés par la médecine, les technologies, la santé publique et l’organisation sociale créent une dynamique positive et utile au plus grand nombre. La Commission européenne a placé l’année 2012 sous l’égide de l’année du vieillissement actif. Maintenir la vitalité des personnes âgées, renforcer leur participation à la société et éliminer les obstacles entre les générations, tels sont ses principaux objectifs, dont le but serait de gagner deux années d’espérance de vie en santé d’ici 2020. Il est essentiel, pour poursuivre dans cette dynamique de progrès, que les professionnels soient convaincus de la nécessité d’un travail pluridisciplinaire associant la biologie, la médecine, les sciences humaines et les sciences sociales. Il est nécessaire de tisser de nouvelles et fructueuses collaborations entre ces diverses disciplines, tant dans la recherche que dans la pratique quotidienne. Mais n’avons-nous pas trop souvent l’habitude de travailler dans notre champ de compétence ? »

L’Officiel des Aînés. 2012. 230 p. ISBN 979-10-91140-00-3. www.officiel-aines.fr/.

L’Officiel des Aînés, coordonné par Jean-Pierre Aquino (2)

Au chapitre consacré à l’éthique, Fabrice Gzil, responsable du pôle Etudes et recherche de la Fondation Médéric Alzheimer, insiste sur deux points : tout d’abord, à la différence de la déontologie, l’éthique est par nature pluridisciplinaire. Elle suppose que des professionnels qui ont des habitudes, des cultures et parfois des valeurs différentes, parviennent – sur un cas qui leur pose question au plan éthique – à parler un langage commun et surtout à « entendre » des points de vue diamétralement opposés au leur. Dans un domaine comme celui de la gérontologie, où il existe encore des clivages et des hiérarchies entre les secteurs sanitaire et médico-social, cette éthique de la discussion peut, dans la pratique, s’avérer délicate à mettre en œuvre. En second lieu, on observe encore trop souvent ici une « déconnexion » entre l’éthique et le droit, comme si la délibération morale, qu’elle soit individuelle ou collective, pouvait se déployer dans l’ignorance de la loi. Cette tendance n’est pas propre à la gérontologie. On l’observe dans de nombreux secteurs. Mais elle est particulièrement délétère dans le champ gérontologique, en particulier parce que le droit – qui a connu d’importantes réformes ces dix dernières années - permettrait parfois de tempérer le paternalisme spontané de la réflexion éthique appliqué à l’aide et au soin de personnes âgées ».

L’Officiel des Aînés. 2012. 230 p. ISBN 979-10-91140-00-3. www.officiel-aines.fr/.

Alzheimer, éthique et société, coordonné par Fabrice Gzil et Emmanuel Hirsch (1)

« La vocation d’un Espace de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer n’est pas de trancher entre ces différentes conceptions, mais de les accueillir en son sein, pour permettre un débat véritablement pluraliste sur des questions qui nous concernent tous », écrivent les coordonnateurs de l’ouvrage, Fabrice Gzil, responsable du pôle Etudes et recherche à la Fondation Médéric Alzheimer, et Emmanuel Hirsch, directeur de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer et professeur à l’Université Paris-Sud. « C’est le premier objectif de cet ouvrage : donner à voir, par la confrontation des positions et des arguments, la diversité et la complexité des enjeux éthiques et des défis de société posés par la maladie d’Alzheimer, et nourrir ainsi le nécessaire débat démocratique qu’ils appellent. Un engagement individuel et collectif. Cependant, affirmer que la réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer suppose une posture de questionnement et un débat pluraliste plutôt que l’affirmation péremptoire de règles  jamais véritablement interrogées  ou discutées  n’implique pas d’abdiquer sur le plan des valeurs et de se réfugier dans un  relativisme prudent, où l’égoïsme, le calcul et les peurs tiendraient lieu de morale individuelle et collective. Le Plan Alzheimer 2008-2012 l’énonce clairement : « Dans la maladie d’Alzheimer, la réflexion est présente durant toute la maladie, du diagnostic à la fin de vie. L’accompagnement éthique, c’est affirmer la permanence de la personne humaine en toutes circonstances, même les plus dégradées. »

Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer, juillet 2012. www.espace-ethique-alzheimer.org/bibliotheque_rte/pdf/. Gzil F et Hirsch E (coord.). Alzheimer, éthique et société. 4 octobre 2012. 320 p. Toulouse : Erès. ISBN : 978-2-7492-3495-3. www.editions-eres.com/parutions/societe/eres-poche-espace-ethique/p3079-alzheimer-ethique-et-societe.htm

Alzheimer, éthique et société, coordonné par Fabrice Gzil et Emmanuel Hirsch (2)

Pour Fabrice Gzil et Emmanuel Hirsch, « trois convictions animent l’ensemble des actions menées par l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer et habitent depuis toujours la Fondation Médéric Alzheimer : « La première est que ce sont les personnes malades qui devraient être les principaux acteurs de leur histoire et de leur vie avec la maladie, et que celles-ci devraient être et rester – tout au long de la maladie – au cœur de leur accompagnement. La deuxième est que ceux qui sont en première ligne dans l’accompagnement des personnes malades — les proches, les professionnels et les bénévoles qui prennent soin d’eux au quotidien — doivent être reconnus et soutenus par la société, car ils font vivre cette exigence de solidarité sans laquelle notre société ne serait plus une société véritablement humaine. La troisième est que ce que l’on appelle la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées ne constituent pas seulement un défi pour la science et la médecine, mais que les conséquences multiples de ces affections appellent une approche globale et une mobilisation de tous les acteurs de la société. C’est le second objectif de cet ouvrage : donner à voir comment des personnes malades, leurs proches, des professionnels du secteur sanitaire et social, des acteurs du monde associatif,  des chercheurs, des intervenants bénévoles s’efforcent, en France et à l’étranger, de  faire vivre ces trois convictions, et de donner corps aux valeurs de non abandon, de solidarité et de dignité qui animent leur engagement au quotidien ». 

Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer, juillet 2012. www.espace-ethique-alzheimer.org/bibliotheque_rte/pdf/. Gzil F et Hirsch E (coord.). Alzheimer, éthique et société. 4 octobre 2012. 320 p. Toulouse : Erès. ISBN : 978-2-7492-3495-3. www.editions-eres.com/parutions/societe/eres-poche-espace-ethique/p3079-alzheimer-ethique-et-societe.htm

Déficiences sensorielles : guide pour l’adaptation des établissements médico-sociaux et sanitaires, de l’AGIRC-ARRCO

 « Au gré d’une réglementation de plus en plus drastique, centrée sur une approche hospitalière, on serait tenté d’oublier que ces lieux d’hébergement sont d’abord des lieux de vie ! Ainsi, l’énergie déployée pour prendre en charge les nombreuses pathologies ne pourrait-elle pas être partiellement réorientée au profit d’une qualité de vie pour bien vieillir en établissement ? » s’interrogent Jean-Claude Barboul, président de la commission de coordination de l’action sociale ARRCO et Philippe Fontaine, président de la commission sociale AGIRC. Souhaitant diffuser des « pratiques remarquables », les deux caisses de retraite complémentaire, en collaboration avec la Mutualité française Anjou-Mayenne, publient un guide consacré à l’adaptation des bâtis et des pratiques aux déficits sensoriels des résidents.

AGIRC-ARRCO-MFAM. Déficiences sensorielles : guide pour l’adaptation des établissements médico-sociaux et sanitaires. 2012. Le Mensuel des maisons de retraite, juin-juillet 2012. www.agevillagepro.com, 9 juillet 2012.

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