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Un cadre spécifique

Les interventions non médicamenteuses ont toujours été au cœur de l’accompagnement des personnes malades (les premières études sur la réminiscence datent de 1979 !). Elles se distinguent, de par leur cadre scientifique et rigoureux, des recommandations générales de santé publique, des activités socioculturelles et des médecines alternatives.

Alors qu’à l’heure actuelle aucun traitement curatif contre la maladie d’Alzheimer n’a vu le jour, les INM sont des interventions essentielles pour aider les personnes malades à mieux vivre avec la maladie et réduire et/ou compenser l’impact des troubles cognitifs dans leur quotidien.

Suite à la décision ministérielle de 2018 de ne plus rembourser les médicaments contre la maladie d’Alzheimer, les INM connaissent un essor et sont davantage mises en avant.

EN CHIFFRES

Les INM sont fortement ancrées sur le terrain comme le montre la dernière enquête nationale de l’Observatoire de la Fondation menée en 2019 auprès des dispositifs d’accueil et d’accompagnement. 97 % des EHPAD et 96 % des accueils de jour ayant répondu à l’enquête ont déclaré proposer une ou plusieurs INM pour les personnes malades, pour les aidants et pour le couple aidant-aidé.

Différentes dénominations… une même visée thérapeutique

Ces interventions se retrouvent sous différentes dénominations : interventions non médicamenteuses, thérapies non médicamenteuses, interventions non pharmacologiques, thérapies non pharmacologiques ou encore interventions psychosociales.

Quel que soit le terme utilisé, les INM concernent toutes les interventions proposées en individuel, en groupe ou avec les aidants.

Leur but est de maintenir et/ou d’améliorer le fonctionnement cognitif, psychologique, social et physique et plus globalement la qualité de vie des personnes malades. A noter que des effets positifs sont aussi observés sur le bien-être, le moral et la qualité de vie des aidants comme des professionnels.

Les interventions non médicamenteuses sont complémentaires des activités ludiques qui participent à la vie quotidienne des personnes malades et de leurs aidants. Elles reposent sur des bases théoriques solides dans leur conception et dans leur mise en œuvre. Leurs bénéfices peuvent s’observer sur du court terme voire immédiatement après chaque séance et/ou sur du long terme.

Elles ont des intentions :

Concrètement, les INM visent par exemple à maintenir et/ou améliorer la mémoire, le langage, la concentration, la capacité à réaliser les gestes du quotidien, le moral, l’estime de soi, les relations et interactions sociales et les capacités physiques telles que la marche et l’équilibre.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Il n’existait pas jusqu’en 2020 de définition générale d’une intervention non médicamenteuse. La Plateforme CEPS a travaillé sur le sujet pour définir une INM comme une « intervention psychologique, corporelle, nutritionnelle, numérique ou élémentaire sur une personne visant à prévenir, soigner ou guérir ». Elle est personnalisée, intégrée dans un parcours de vie et se matérialise sous la forme d’un protocole. En somme, une intervention non médicamenteuse est une intervention non pharmacologique ciblée et non invasive, fondée sur des données probantes.

un axe prioritaire à développer

La Fondation est convaincue du rôle central qu’occupe les interventions non médicamenteuses dans l’accompagnement des personnes malades. Elle en fait depuis plusieurs années une priorité d’action, au travers notamment des différents travaux menés dans le cadre de sa méthode Living Lab (horthitérapie, danse, etc.).

En 2021, la publication du guide pratique Interventions non médicamenteuses et maladie d’Alzheimer : comprendre, connaître, mettre en œuvre a contribué à positionner la Fondation comme l’un des acteurs référents sur le sujet. En 2022, la Fondation a lancé un appel à projets sur les INM. Elle souhaite promouvoir leur compréhension, leur mise en œuvre et leur évaluation pour favoriser leur ancrage sur le terrain.

Enfin, la Fondation travaille à la mise en œuvre, dès la rentrée prochaine, d’un diplôme universitaire en partenariat avec l’Université de Caen. Ce programme dispensera aux professionnels une formation théorique et pratique concernant les INM dans l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées.

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