Porteur du projet
Geneviève Coudin et l’unité de psychopathologie et neuropsychologie du vieillissement, sous la direction du Professeur Marie-Christine Gély-Nargeot, Université Paul Valéry Montpellier III
Etude soutenue en 2003
Problématique principale

Les réticences et le non-recours par les aidants familiaux aux services d’aides paraissent se développer à l’interface de deux logiques contradictoires : les services d’aide aux aidants répondent aux besoins d’aides tangibles mais ne tiennent pas compte du travail de soutien à l’image de soi de l’aidé accompli par l’aidant. 

Réponse développée par l'équipe

Après une revue de la littérature sur le sujet, une étude qualitative a été menée par entretiens ouverts auprès de 27 aidants familiaux sur une période de 6 mois.

Bénéfice / Impact

L’objectif essentiel était de comprendre les manifestations subjectives et comportementales du mésusage des offres de services. Il apparait que la réticence dépend d’abord du service. Ainsi, pour les offres d’aide au ménage et soin du corps, la culpabilité et la peur des intrus dominent. Pour l’accès à un accueil de jour, les réticences semblent différenciées selon le genre. Concernant les groupes de parole, la méconnaissance et l’ambivalence en font un outil peu utilisé tandis que pour la prise en charge psychologique individuelle, c’est plutôt la rareté qui en limite l’utilisation. Pour les services de répit, la réticence est en lien avec les doutes concernant les moyens matériels et l’impact potentiel sur la personne malade. Concernant l’entrée en établissement, souvent associée à la mort du proche, elle est repoussée dans une large majorité.

Retour haut de page