© iStock/FredFroese

Art-thérapie, danse, stimulation multi-sensorielle, thérapie par la réminiscence…

Fréquence et intensité de l’aide apportée à la personne qu’ils accompagnent, répétition des tâches quotidiennes, charge mentale ressentie… le quotidien des aidantes et des aidants est lourd ; plus encore lorsqu’ils travaillent et s’occupent d’un proche vivant avec la maladie d’Alzheimer.

Épuisement, altération de la relation avec leur proche, difficultés à gérer les nuits… On imagine difficilement ce qu’implique le soutien d’une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer. Pour aider et soulager ces aidants, des solutions d’accompagnement et des dispositifs dédiés existent. Ce qui est moins connu, en revanche, ce sont les interventions non médicamenteuses qui ne sont pas uniquement dédiées aux personnes malades. Elles sont aussi très bénéfiques pour améliorer la qualité de vie des aidants et renforcer leur relation avec la personne aidée.

Hélène Jacquemont, présidente de la Fondation Médéric Alzheimer

 

Aidants d’un proche vivant avec la maladie d’Alzheimer : un constat toujours amer d’une qualité de vie dégradée

Pour mémoire, selon le 3e baromètre de la Fondation Médéric Alzheimer en partenariat avec Malakoff Humanis « Perte d'autonomie, maladie d'Alzheimer, Aidance » parmi les 33 % d’aidants français accompagnant un proche atteint de troubles cognitifs, plus d’un aidant sur deux travaille tout en s’occupant d’un ou plusieurs proches malades. Beaucoup n’osent pas le signaler à leur hiérarchie.

Les chiffres témoignent d’une pression permanente pesant sur le mental des aidants et d’une santé et d’une qualité de vie dégradées.

Qu’il s’agisse de la fréquence, du nombre de tâches ou de la charge mentale ressentie, tous les indicateurs confirment l’intensité de l’aide apportée par les aidants.

Interventions non médicamenteuses : une autre forme de répit pour les aidants

Si les dispositifs d’aide aux aidants existent en nombre, ils restent encore relativement méconnus (2 Français sur 3 ne savent pas que l’APA par exemple peut permettre de rémunérer un proche aidant). Le recours aux interventions non médicamenteuses mérite lui aussi d’être valorisé.

Il s’agit d’une autre forme d’accompagnement bénéfique en termes de mieux-être physique et psychologique, mais malheureusement encore trop méconnu de la part des aidants. L’ensemble des acteurs de la sphère Alzheimer, y compris les médias, doivent œuvrer dans le sens d’une meilleure notoriété de ces activités qui relèvent d’un cadre scientifique rigoureux et établi et dont les effets positifs concernent aussi bien la qualité de vie des personnes malades que la qualité de vie, le bien-être et le moral des aidants.

Christine Tabuenca, directrice générale de la Fondation Médéric Alzheimer

 

Des fiches pratiques grand public pour mieux connaître et choisir l’INM de son choix

La Fondation propose 10 fiches pratiques grand public, conçues par et pour les personnes malades et les aidants, présentant les interventions non médicamenteuses.

Ces fiches favorisent une meilleure connaissance et compréhension des interventions qui peuvent être proposées pendant leur parcours de soin et d’accompagnement.

D’une manière générale, les INM proposées aux aidants familiaux visent à améliorer leur moral, leur bien-être et leur qualité de vie. Quand les aidants participent aux INM proposées aux personnes malades, cela favorise et maintient les liens entre la personne malade et l’aidant.

Ces fiches ont été éditées lors de la publication du guide pratique Interventions non médicamenteuses et maladie d’Alzheimer dédié aux professionnels.

Retour haut de page