Articles reçus du 01 septembre 2020 au 30 septembre 2020
Numéro 174

Le groupe associatif Orchidées a créé Ama Vitae, un projet d'habitats partagés et inclusifs accueillant des personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer. Deux premières maisons de 8 personnes chacune doivent ouvrir en juin 2021 à Villeneuve d'Ascq (Nord). Ama Vitae s'appuie sur l'approche québécoise Carpe Diem, une façon de considérer différemment les personnes touchées par la maladie, qui se fonde sur leurs capacités et leur potentiel, indique Arnaud Rousseaux, directeur général du groupe Orchidées. Au sein des maisons Ama Vitae, les locataires pourront sortir tous les jours, faire la cuisine, s'occuper de leur logement, du linge : des activités de la vie quotidienne qui reposent sur la mémoire procédurale. Ce droit à une vie la plus normale possible comprend aussi une part de risque mais ce risque est accepté et fait partie intégrante de ces accompagnements adaptés. Des montres de géolocalisation, financées par la Fondation du Nord, seront proposées aux résidents. Arnaud Rousseaux souhaite que cette initiative ait un impact sur l'environnement proche, les voisins, les commerces, afin de créer un quartier Alzheimer-friendly (bienveillant envers les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer). Le groupe prévoit aussi d'ouvrir les portes de ses habitats adaptés à des jeunes en service civique, qui pourraient venir compléter le projet d'accompagnement. Des professionnels seront présents 24 h/24. La mutualisation de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) permet de rémunérer un intervenant polyvalent. Sept professionnels accompagneront les huit habitants. « Ils pourront avoir des formations initiales mais ils vont surtout devoir être formés et porteurs de notre approche à nous », détaille Arnaud Rousseaux. Avant d'intégrer les maisons, deux mois de formation leur seront dispensées. Des services de soins infirmiers ou des professionnels libéraux pourront également intervenir. La démarche Ama Vitae va aussi changer la façon de travailler des professionnels. Arnaud Rousseaux estime que ce type de projet est assez facile à réaliser. Il ne demande pas un énorme investissement immobilier et ne nécessite pas d'autorisation administrative. Un modèle qui convient aussi à des zones rurales, estime le directeur général du groupe. Seuls 700 m2 et 18 mois de travaux sont nécessaires pour un habitat qui permet de créer 12 ou 14 emplois sur la commune.

Hospimédia, 18 septembre 2020.

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