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Comment prévenir la maladie ?

La prévention s’intéresse aux facteurs favorisant la survenue de la maladie. 

Sept facteurs de risque évitables sont identifiés :

  1. le diabète
  2. l’hypertension artérielle
  3. l’obésité
  4. l’inactivité physique
  5. la dépression
  6. la consommation de tabac
  7. le faible niveau d’éducation

30 % du risque de survenue de la maladie sont attribués à la combinaison de ces sept facteurs. Il faut noter que ces facteurs sont potentiellement modifiables, ce qui ouvre la perspective de la prévention.

Une attention particulière doit être portée au bon fonctionnement de l’appareil cardio-vasculaire : le dépistage et le traitement de l’hypertension artérielle, le traitement des maladies cardiaques… C’est essentiel car « ce qui est bon pour le cœur est bon pour le cerveau »

Quelles réponses à donner à la maladie ?

Il n’existe pas à ce jour de traitement médicamenteux de la maladie qui permette la guérison. Les projections à partir des essais thérapeutiques en cours n’envisagent pas un traitement curatif avant 2030.

Les traitements médicamenteux commercialisés avec la mention « maladie d’Alzheimer » sont présentés comme ayant une incidence favorable sur l’évolution de certains signes cliniques de la maladie. Leur efficacité réelle est discutée, car variables selon les personnes, mais aussi en raison d’effets secondaires indésirables. Ces quatre molécules ne sont plus remboursées par l’assurance maladie en France de puis le 1er août 2018.

En revanche, il convient d’insister sur l’impact positif des interventions dites « non médicamenteuses » (orthophonie, stimulation cognitive, activités physiques, corporelles, manuelles créatives, musicales, sociales, etc.). De plus en plus d’études montrent leur utilité et insistent sur leur impact positif. Elles sont utilisées par les équipes spécialisées Alzheimer, mais aussi accessibles dans les accueils de jour, en EHPAD ou développées par des associations.

Enfin, il faut souligner l’importance de la compensation des troubles sensoriels (en particulier la vision et l’audition) : leur impact sur la sociabilité d’une personne est évident. Leur correction doit permettre le maintien de la personne malade dans un réseau relationnel stimulant et éviter les complications : retrait de la vie sociale, dépression, chutes, etc.

De même une attention particulière doit être portée à l’état bucco-dentaire, afin de permettre une alimentation facilitée et une prévention de la dénutrition.

Sur prescription médicale, les équipes spécialisées Alzheimer (ESA), composées d'une infirmière, d'un ergothérapeute et d'assistantes de soins en gérontologie, interviennent, au début de la maladie, au domicile, pour améliorer la qualité de vie des personnes malades et celle de leur entourage.

Affection longue durée (ALD)

La maladie d'Alzheimer est reconnue comme une affection de longue durée (ALD 15 : maladie d’Alzheimer et autres démences). Le médecin traitant effectue la démarche de demande d’ALD auprès de l’assurance maladie.

Le coût des soins et des traitements relevant du sanitaire est pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie sur la base du tarif de la Sécurité sociale.

L’accompagnement des personnes malades repose sur le suivi organisé par le médecin traitant, la mise en place d’aides à domicile et, bien souvent, sur la contribution de l’entourage familial. Il est nécessaire d’organiser un parcours de soins et d’accompagnement personnalisé.

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