Comment prévenir la maladie ?

Il existe des facteurs favorisant l’émergence de la maladie. 

SEPT FACTEURS DE RISQUE EVITABLES IDENTIFIÉS 

  • le diabète, 
  • l’hypertension artérielle, 
  • l’obésité, 
  • l’inactivité physique, 
  • la dépression, 
  • la consommation de tabac, 
  • le faible niveau d’éducation. 

On attribue 30 % du risque de survenue de la maladie à la combinaison de ces sept facteurs. Il faut noter que ces facteurs sont potentiellement modifiables, ce qui ouvre la perspective de la prévention. De fait, ce sujet suscite actuellement de nombreux travaux scientifiques.

Une attention particulière doit être portée au bon fonctionnement de l’appareil cardio-vasculaire : le dépistage et le traitement de l’hypertension artérielle, le traitement des maladies cardiaques…C’est essentiel car « Ce qui est bon pour le coeur est bon pour le cerveau ». 

Comment lutter contre la maladie ?

Il n’existe pas de traitement médicamenteux de la maladie à visée curative : la guérison n’est donc pas envisageable dans l’état actuel des connaissances.

Les traitements médicamenteux commercialisés avec la mention « maladie d’Alzheimer » sont présentés comme ayant une incidence favorable sur l’évolution de certains signes cliniques de la maladie. Leur efficacité réelle est discutée, car variables selon les personnes, mais aussi en raison d’effets secondaires indésirables.
Les autorités sanitaires viennent de procéder à une nouvelle évaluation de leur action. Ces médicaments ne seront plus remboursés par l'assurance malandie au 1er août 2018.

En revanche, il faut insister sur l’impact positif des interventions dites « non médicamenteuses » (orthophonie, stimulation cognitive, activités physiques, corporelles, manuelles créatives, musicales, sociales…). De plus en plus d’études montrent leur utilité et insistent sur leur impact positif. Elles sont accessibles notamment dans les accueils de jour ou développées par des associations.

Enfin, il faut souligner l’importance de la compensation des troubles des fonctions sensorielles (en particulier vision et audition) : leur impact sur la communication est évident. Leur correction doit permettre le maintien de la personne malade dans un réseau relationnel stimulant.

De même une attention particulière doit être portée à l’état bucco-dentaire, afin de permettre une alimentation facilitée et une prévention de la dénutrition.

Sur prescription médicale, les équipes spécialisées Alzheimer (ESA), composées d'une infirmière, d'un ergothérapeute et d'assistantes de soins en gérontologie, interviennent, au début de la maladie, au domicile, pour améliorer la qualité de vie des personnes malades et celle de leur entourage.

La maladie d'Alzheimer est reconnue comme une affection de longue durée (ALD-15). Le coût des soins et des traitements est pris en charge à 100 % sur la base du tarif de la Sécurité sociale par l'Assurance Maladie.
L’accompagnement des personnes malades repose sur le suivi organisé par le médecin traitant, la mise en place d’aides à domicile et, bien souvent, sur la contribution de l’entourage familial. 

 

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