Anne de Haas / iStock

À l’occasion de la remise du rapport de Dominique Libault à la ministre des Solidarités et de la Santé, la Fondation Médéric Alzheimer salue la démarche de concertation menée en amont et à laquelle elle a contribué, ainsi que les axes forts dégagés par le rapport. Ceux-ci font écho aux propositions formulées dans son livre-plaidoyer Alzheimer Ensemble, Trois chantiers pour 2030. Elle restera cependant vigilante aux réponses apportées aux personnes atteintes de troubles cognitifs liés au vieillissement, le phénomène Alzheimer n’étant pas totalement soluble dans la dépendance.

Le rapport Grand âge et autonomie porte l’ambition de rendre les carrières médico-sociales davantage attractives, ce dont la Fondation Médéric Alzheimer se réjouit. Il est en effet urgent d’apporter une réponse au mal-être de nombreux professionnels, en établissement et à domicile . Leurs métiers doivent être mieux reconnus, mieux valorisés, et des possibilités nouvelles d’évolutions doivent leur être proposées.  

Par ailleurs, la Fondation Médéric Alzheimer agit depuis de nombreuses années pour une société plus inclusive pour nos aînés. Cette dimension a été pleinement intégrée dans la synthèse de la mission Libault, et la Fondation s’en félicite.  Elle note avec satisfaction que certains de ses travaux sont mentionnés dans le rapport, preuve de l’expertise qu’elle a su développer sur la thématique de la perte d’autonomie.

Enfin, un dernier axe retient son attention, la prévention, qui fait partie intégrante des préconisations de Dominique Libault. On ne le dira jamais assez, ce qui est bon pour le cœur l’est également pour le cerveau. En cela la prévention constitue un élément clé de la lutte contre la perte d’autonomie.

Cependant, la Fondation estime qu’il serait dangereux de faire l'impasse sur les besoins particuliers des personnes ayant la maladie d’Alzheimer. La future loi devra impérativement trouver un juste équilibre entre les approches mutualisées et les réponses spécifiques que cette maladie exige. En effet, si certaines mesures destinées à un large public de personnes âgées dépendantes peuvent également être bénéfiques à une personne atteinte d’une maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, d’autres problématiques appellent des solutions différenciées s’agissant, en particulier, de leur perte de capacité à prendre des décisions autonomes ou des troubles psycho-comportementaux. Ces solutions appelleront des moyens financiers conséquents pour bâtir, comme s’y sont engagés la ministre des Solidarités et de la Santé et le Président de la République, une réponse durable à la hauteur des enjeux.

 

Retour haut de page