Porteur du projet
Emilie AVONDINO pour son travail de thèse en psychologie à l’Université de Lille 3 sous la direction du professeur Pascal Antoine
Bourse doctorale 2016
Problématique principale

L’absence de prise de conscience des déficits – appelée anosognosie –constitue l’un des facteurs retardant le diagnostic. Comment annoncer un diagnostic en rapport avec des troubles que la personne pense ne pas avoir ? Comment proposer une prise en charge thérapeutique ou rééducative ?

Réponse développée par l'équipe

La recherche consiste à étudier les différentes dimensions de l’anosognosie cognitive, puis de l’anosognosie affective et comportementale et enfin de la perte l’autonomie, et de déterminer pour les trois formes d’anosognosie leurs corrélats cliniques ainsi que leurs prédicteurs.
 

Méthode

La mesure d’anosognosie sera réalisée à partir d’une procédure de prédiction de performance nommée MISAwareness développée par Antoine et al. (2013).
La mesure d’anosognosie sera cette fois la comparaison entre l’évaluation auto-rapportée de la personne malade et celle de son proche-aidant sur
l’autonomie de la personne malade et ses affects.

Bénéfice / Impact

L’anosognosie est un phénomène multifactoriel, c’est-à-dire que les niveaux d’anosognosie sont hétérogènes selon les fonctions cognitives, les affects ou les sous-dimensions de l’autonomie, mais également au sein des fonctions elles-mêmes. La recherche visait à dégager les facteurs clefs responsables de l’anosognosie pour mieux la dépister dans la pratique clinique. Elle permettra de développer des outils cliniques, des pistes d’accompagnement du patient et des proches aux différentes étapes de la maladie. Cette étude contribue à la réflexion éthique sur le consentement éclairé, la perte d’autonomie comme l’arrêt de la conduite automobile ou l’entrée en institution, par exemple.

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