Qu’est-ce que le livre-PLAIDOYER représente pour vous ?

C’est d’abord une démarche qu’il faut saluer et qui traduit  le rôle d’animateur de la réflexion et l’expertise de la Fondation Médéric Alzheimer.

Dans son contenu, c’est un document important qui renouvelle la représentation du phénomène Alzheimer.

La CNSA ne peut par ailleurs qu’être d’accord avec une approche qui prend ses distances avec une vision exclusivement sanitaire et médicale de la maladie pour retenir le paradigme du handicap et de l’inclusion. Le plaidoyer de la Fondation souligne avec force que la société inclusive ne doit pas s’arrêter aux frontières de la perte d’autonomie cognitive. Transformer l’environnement pour rendre possible une plus large participation et limiter la perte d’autonomie surajoutée, associer les personnes concernées à la construction des réponses, y compris celles issues de la recherche, c’est une ambition forte que partage la CNSA. Au moment où la caisse prépare ses rencontres scientifiques dédiées aux Savoirs expérientiels, ce plaidoyer témoigne de façon essentielle de l’apport et de l’expertise possibles de ceux mêmes que menace la maladie d’Alzheimer.

L’insistance mise par ailleurs sur la prévention de la perte d’autonomie rejoint une autre préoccupation majeure de la Caisse. Enfin, le livre-plaidoyer insiste sur le besoin d’améliorer les réponses d’accompagnement et pour cela, de développer et de mieux utiliser la recherche. C’est une interpellation forte qui nous est faite en tant que financeur de la recherche et de l’innovation.

 

2/ Qu’est-ce que cette démarche peut apporter à la CNSA ?

Le livre-plaidoyer ouvre de nombreuses pistes d’actions. Il fait notamment des propositions très arrêtées concernant la structuration de la recherche et la mise en place d’outils pour mieux utiliser la recherche. Ces propositions sont autant de réponses possibles à des problématiques que nous avons bien identifiées : développer des capacités de recherche sur les « terrains » médico-sociaux, favoriser l’évaluation scientifique des actions, essaimer les pratiques probantes et efficientes. Parmi ces propositions, celle de mettre en œuvre un What works center nous semble particulièrement importante. Il devra s’agir d’un centre de ressources nécessairement partenarial, dont la CNSA pourrait être un partenaire actif.

 

3/ en quoi le livre-PLAIDOYER peut-il changer les choses ?

Nous serons attentifs à participer à toutes les discussions que va ouvrir sa parution. Sans attendre les décisions et arbitrages qui en découleront, nous serons mobilisés pour la concrétisation de certaines des orientations qui sont suggérées pour améliorer la recherche et son utilité. Nous mobiliserons pour cela notre Conseil Scientifique.

 

Anne Burstin

Directrice de la CNSA

Retour haut de page