Un commissaire pour la défense des seniors

Un commissariat aux personnes âgées sera prochainement créé au Pays de Galles. Le commissaire, en poste à partir de 2007, représentera environ cinq cent mille seniors. Il sera en charge des droits des personnes âgées et veillera à ce que ces dernières ne soient pas victimes de discrimination. 

BBC Newswww.bbc.co.uk, 22 mars 2005

Controverse autour des recommandations du NICE

La publication par le National Institute for Clinical Excellence (NICE) d’un rapport soulignant l’inefficacité d’un groupe de médicaments prescrits pour lutter contre les symptômes de la maladie d’Alzheimer (Donepezil, Rivastigmine et Galantamine) et préconisant leur retrait de la liste des produits disponibles au sein du NHS (National Health Service, système de santé britannique) a provoqué un véritable tollé au Royaume-Uni. Pour le NICE, certains traitements ou médicaments trop onéreux et pas assez efficaces ne devraient pas être prescrits aux personnes trop âgées. Nombreuses associations de patients, aidants et psychiatres ont fait connaître leur indignation à l’annonce de cette publication. Une manifestation réunissant cinq cents personnes a été organisée par la Société Alzheimer devant les portes du Parlement fin avril. Les manifestants réclamaient le maintien de ces médicaments dans la liste des produits disponibles dans les établissements du NHS. Le Royal College of Psychiatrists’ Faculty of Old Age Psychiatry a publiquement contredit les recommandations faites par le NICE. Les méthodes traditionnelles employées par le NICE pour mesurer la qualité de la vie des patients ne sont pas, aux dires du Royal College of Psychiatrists, applicables aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer. Selon l’association Age Concern, environ 80% des médecins généralistes britanniques estiment qu’il existe au sein du système de santé britannique une discrimination à l’encontre des personnes âgées. John Reid, le ministre de la santé, a demandé aux membres du NICE de revoir leurs recommandations. 

The Guardianwww.guardian.co.uk, 14 mars 2005,
The Independentwww.independent.co.uk, 6 mai 2005,
Medical News Todaywww.medicalnewstoday.com, 24 mars 2005

Nouveau métier: intermédiaire en soins aux proches

Un nouveau métier est né aux Pays-Bas : intermédiaire en soins aux proches. Plus de quatre millions de personnes soignent à titre volontaire un parent, un voisin ou un proche, souvent une personne âgée nécessiteuse. Environ 25% d’entre elles se déclarent trop fatiguées pour profiter de leur temps libre et 200 000 se disent surmenées. L’intermédiaire les guidera dans le règlement des questions pratiques et administratives et leur apportera ainsi un important soutien moral. Les Pays-Bas comptent pour l’heure trois intermédiaires en soin. Ce chiffre sera prochainement porté à quatorze. 

NRC, Rotterdam, www.nrc.nl, 23 mars 2005

Des consultants pour surveiller les médecins

Une société d’assistance aux premiers secours, Falck, va proposer aux patients affaiblis par leur état de santé de les aider pour leur hospitalisation. Le groupe Falck constate que les gens sérieusement malades peuvent manquer de discernement. La société va donc offrir un nouveau type de service dans les hôpitaux : des conseillers-experts aideront les patients à décider du traitement à choisir face à des alternatives, à trouver les meilleurs médecins, etc. Les consultants seront là depuis la pose du diagnostic jusqu’à la réadaptation et aux soins à domicile. Falck est en discussion sur ce projet avec l’une des grandes caisses de retraite danoises, qui couvre des centaines de milliers d’assurés.

Dagens Medicinwww.dagensmedicin.dk, 1er avril 2005

Respect de la parole ou de la vie ?

Le Bundestag (chambre des députés) veut statuer d’ici la fin de l’année sur les dispositions à prendre face à des patients ayant exprimé par écrit leur souhait de ne pas continuer à recevoir des soins ou des interventions au-delà d’une certaine limite. Selon des estimations, sept millions d’Allemands ont couché sur le papier leur vœu de ne pas subir de traitement supplémentaire s’ils sont trop malades pour pouvoir exprimer leur volonté. Mais ce sont jusqu’à présent toujours les médecins, la famille ou le juge des tutelles qui décident comment interpréter ces dernières volontés. Les politiques se déchirent sur le sujet. Le SPD (gauche) se déclare plutôt favorable au respect des vœux du patient, l’opposition chrétienne-démocrate (CDU/CSU) et les Verts préfèrent le respect de la vie. 

Focuswww.focus.de, 11 avril 2005

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